29/08/2012

Fantastic Mr. Fox

Mr Fox, renard et brillant voleur, décide de se ranger dans une vie tranquille avec un travail honnête lorsque sa dulcinée lui annonce qu'elle est enceinte. Ils forment une jolie petite famille et finissent par s'installer sous un énorme arbre en face de trois énormes fermes. Mais c'est mal connaitre notre cher Mr Fox que de croire qu'il va rester sage face à cette abondance de nourriture. Il décide de monter trois derniers vols dans ces fermes pour assurer une belle vie à sa famille. Évidemment, c'est le début des ennuis..

Voila, après ce court instant de bouse littéraire nous pouvons en venir au vif du sujet. Oui, monsieur/madame/escargot, je ne sais pas écrire un résumé digne de ce nom. Bref! C'est sous le sage conseil du frère de sang de Tiger que j'ai décidé de regarder ce film (que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam parce que, autant le dire, je suis prisonnière d'une fougère à 18 bras et l'internet - même si c'est vraiment chouette - bah je connais pas).
Oh et venez pas raler parce que je ne parle pas (encore) de mon week end à Paris, vous aurez tout les détails croustillants sous peu. Si, si, j'te jure. Avec une part de tourte en prime.
Pourquoi ce film est génial? Je vais la faire courte, super courte (parce que j'ai la flemme, quelque part). Avant tout, la base des bases (comme disait un illustre personnage de télé réalité), il a été réalisé par Wes Anderson. Et qui dirait non à notre brillantissime Wes? Sérieusement? Après The Royal Tenenbaums, The Life Aquatic with Steve Zissou et The Darjeeling Limited (pour ne citer qu'eux), il est impossible de passer à coté de Fantastic Mr Fox. Secondement (cool comme mot hein?) c'est un film d'animation vachement bien foutu. On est pas dans la vieille plasticine mal collée ni dans les morceaux de papiers qui ne tiennent pas la route, non Géralde, ici on a du classe, du chic, du hype! J'ai rarement vu quelque chose d'aussi mignon et détaillé. Troisitement, les personnages sont hyper attachants (comme dans la majorité de ses films, non?) et l'histoire n'est pas moche pour un sous.
Les plus portés sur les grands messages philosophiques y verront un hymne à la liberté, un cri contre le capitalisme ou que sais-je encore, faites donc la morale que vous voudrez et disputez vous pendant des heures. Moi je suis une idiote profonde qui ne voit que des renards tout roudoudoux et des animaux qu'on a envie de caliner des masses. Na !
Ps: les musiques sont vachement coolos, genre à la O'brothers.


14/08/2012

"Et tu sais ce qu'il a répondu ce goujat de bas étage?!"

Ha, les vacances! Un si vaste sujet qui, pourtant, peut se résumer à "Mes vacances? Oh j'ai pas fait grand' chose, j'ai voyagé un peu, j'ai vu des amis, ... Tu sais, tout ça..".
En attendant une vague d'inspiration, je vous laisse avec cette photo pleine de girlitude, de rositude, de titres angoissants et de cannettes tendance gay-has been, qui résume ma journée de ce mercredi 15 aout.
Ps: au milieu du magazine il y a une carte avec un dauphin et une grosse inscription "PUTE" dessus, j'ai trouvé ça plutôt cool.




Moi de mes vacances, je cuisine des choses un peu spéciales (ha, je ne vous ai pas parlé de mon projet de pâtes multicolores? Les colorants alimentaires c'est rigolo vous dis-je!) et je joue à des jeux un peu foufou avec Dr H.. Mais.. Mais pourquoi ne pas vous en parler? Oui, oui.. Bien, bien.. Vous aimez les jeux dont le but final n'a pas l'air trop lointain, trop complexe et qui n'implique pas de tuer 2552444 méchants après avoir parcouru quelques montagnes? KATAMARI EST UN JEU POUR VOUS! 


Le but de Katamari, mis à part faire des boules, est de... faire des boules. De préférence les plus grosses. Pour aider le peuple. Peuple lui même gouverné par un roi dont le menton me rappelle Bobobo et les vêtements d'une Lady Gaga russe. Bref, que du bonheur. Sur une musique cool et kitsh à la fois, vous poussez une petite balle sur des objets, en les amassant, pour faire un monstre ravageant les villes et.. non, reposez ce dvd de Godzilla, on parle de boules! Si le principe du jeu se rapproche un peu trop de la vie d'un bousier (lisez Scarabaeus laticollis), le jeu dans sa completité (ce mot n'existe pas, je vous dire "au complet", excusez ma follerie.. oh je m'égare à nouveau) est d'une fraicheur et d'un peps qui plairons à tous. (oui, même toi, avec tes faux muscles, qui joue à COD) (complément d'objet direct, LOL). Et puis, sans transition aucune, les musiques sont super joyeuses et motivantes (merci Doc!). Si vous n'êtes pas convaincu, hé bien, restez dans votre transat' à lire Femme d'Aujourd'hui ou FHM (non, je ne doute pas de vos bons gouts) qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse, bon dieu?

04/08/2012

Cocorosie & Rajasthan Roots @ M-Idzomer


Bonjoir vous/toi/eux,
comme tu le sais je suis une graaaaaaaande fan de Cocorosie et de leur douce musique façon patchwork de genre alors je ne pouvais résister au mystérieux sms qui me proposait d'aller les voir à Louvain. Je les ai aperçue il y a un an à l'occasion du Dour Festival mais l'ambiance boueuse a probablement joué sur mes nerfs et il me semble que ce concert est passé à une vitesse folle... Quoi qu'il en soit, je ne retiens que le fait qu'elles sont incroyablement talentueuses autant dans un studio-salle-de-bain qu'en concert dans un jardin. 
Pour petit rappel, Cocorosie est un groupe constitué de deux sœurettes américaines (Bianca et Sierra) dont la musique rassemble trop de choses pour être, à mon sens, classable. Je vous conseille plutôt d'aller écouter des morceaux comme Werewolf, By your Side ou encore Lemonade (même si ce n'est qu'un minuscule aperçu du vaste univers qu'elles nous offrent). 



Donc Emi et moi avons été jusqu'à Louvain (ma foi, fort jolie ville) où se déroulait le M-Idzomer. Mais c'est quoiiiii le M-Idzomer? me diras-tu, avec des yeux idiots. Hé bien, c'est un (genre de) festival qui se déroule dans un musée (le musée M, magnifique bâtiment très moderne) et qui propose concerts, théâtre, expositions et performances en tout genre. En terre flamande? Oui, oui, oui, hé bien remballe tes préjugés, nous avons été merveilleusement bien accueilli. 
Ce que j'aime dans ce festival c'est la diversité des genres qu'il propose, les groupes sont recherchés (ben oui, Cocorosie, quand même), les artistes font des performances régulièrement, notre tickets nous donne accès aux expositions du musée (oui, toutes!) et, dieu me tripote, la nourriture proposée (habituellement assez grasse et dégueulasse dans tout festoche qui se respecte) était délicieuse (et relativement saine). Ha bon? Ouiiii, un barbecue auquel je n'ai pas trop fait attention (si ce n'est le cochon entier qui grillait sur sa broche) et les plats indiens, les sandwichs originaux, la glace et les gaufres. Coté boisson, on allait entre le vin, les mojitos et la simple bière, il y en avait pour tout le monde.
Concernant le concert de nos belles dames, je pourrais le résumé avec le mot FANTABULOSE! Parce que c'était aussi fantastique que grandiose. Accompagnées du groupe Rajasthan roots qui ont clairement mis l'ambiance, les Coco nous ont servi leur plus beaux morceaux remixés à l'indienne. Gallows est devenue joyeuse et Werewolf complétement folle. La petite fille qui était à coté de moi m'a confirmé qu'il était parfaitement possible de danser sur leur chanson les plus mélancoliques. Bref, c'était un de mes plus beaux concerts!


17/07/2012

La (R)italie c'est fuuuuun.

Hello! 
Je prends le temps de poster un petit billet entre deux plantages de connexion pour papoter un peu à propos de ce joli pays qu'est l'Italie. ... Bon, j'avoue, je cherche juste à occuper ma matinée. A mon arrivée ici, j'avais l'impression de revoir le sud de la France, un endroit ensoleillé, des cigales et des vieux grincheux dans leur transat'. Et puis, à force de visites et de contacts avec les gens, je me suis aperçue que l'Italie (oserais-je dire "contrairement à la France"?) est un endroit où la majorité des gens sont GENTILS et ACCUEILLANTS. Je ne dis pas qu'on est jamais tombé sur quelqu'un d'un peu froid ou antipathique, non, mais la majorité des personnes avec qui on a eu des contacts se sont révélés vraiment bienveillants, relax, gentils, compatissants, etc.. Sans parler du mythe surfait de l'Italien dragueur. Je me suis baladée maintes fois en short tout mini riquiqui ou en robe style mega bombe et je n'ai jamais eu droit au gars super lourd. Un sourire ou un compliment en passant mais pas les habituels "hey poupée hey HEY HEY HEY REGARDE HEY POUPÉE!" que je peux croiser dans mon plat pays. Maintenant, leur méthode de drague est probablement plus subtile que la notre, va savoir... Question nourriture par contre, je reste encore un peu sceptique. Lorsque je fais mes courses au supermarché, je tombe sur des atrocités du style : un pot de cerises confites... assaisonnées à la moutarde. Je vous raconte pas l'épreuve que ça a été pour terminer la  glace que j'avais décorée avec quelques unes de ces cerises. Mais quand je me rend au restaurant, je reste sur le cul pendant trois heures, mon estomac en plein orgasme et mes papilles qui prient le seigneur de ne plus jamais manger autre chose que ça. Par contre, oui, des pâtes, ici on en a de toutes les sortes. C'est cool, ça me change de mes macaronis. Et le meilleur pour la fin, les vins. Pas une seule goute de dégueulasse sur toute la semaine, au contraire. Du rêve, les enfants, du vrai rêve comme on en fait plus. Et mieux que tout, impossible d'être saoule. (Je ne sais pas par quelle magie d'ailleurs). Alors que reprocher à l'Italie si ce n'est les 36 à 38 degrés que je dois parfois supporter en journée? Simplement le fait qu'elle soit si éloignée de la Belgique :'(
Sur ce, je m'en vais patauger dans ma piscine, boire un verre, découvrir des paysages magnifiques et.. D'accord, d'accord, j'arrête, pas frapper!

Ps: je parlerai peut être plus tard des endroits que j'ai visité mais je dois faire le tri dans mes photos T_T

29/06/2012

Une surprise plutôt agréable..


Ohhh oui, je me suis éclipsée un certain temps pour passer ce qu'on appelle des examens (que j'ai brillamment réussi, si vous voulez tout savoir \o/) et je ne postais plus que de vagues bribes de pensées mais c'est bel et bien supprimé! GRAND MÉNAGE D’ÉTÉ ICI !
Bref, j'ai regardé Snow White and the Huntsman dernièrement et oui, cher lecteur, je peux te dire que j'ai été agréablement surprise. Mais pourquoi donc? Me crieras-tu en te tenant la tête. Hé bien petit, il avait l'air de n'avoir rien pour lui ce petit filmounet. D'abord, les affiches. Franchement, quand on me dit Blanche Neige, je pense à la jolie petite demoiselle innocente, aux papillons, aux animaux de la forêt, aux gentils nains, etc etc etc. Là, on voit une espèce de donzelle qui tire la tronche dans une armure. Sérieusement, c'est autant flippant qu'intriguant. Et à choisir entre les deux, j'ai d'abord opté pour le flippant.
Ensuite, la bande annonce est un peu molle du zizi. Elle me rappelle toutes les autres bandes annonces de film avec quelques chevaliers et un brin d'action. C'est du déjà vu et ça ne m'émoustille pas des masses. Bon, vous allez me prendre pour une frigide peut être mais voila, j'ai besoin d'un petit plus.
Et finalement, je résumerai mon dernier contre-argument en deux mots, dans la toute grande simplicité de ce que ça représente de mauvais dans un film: Kristen Stewart.

Pourtant, après avoir écouté ma curiosité (oui madame, moi madame je ne juge pas avec quelques impressions, je suis assez intelligente pour découvrir un peu plus. C'est CA être intelligent.) et un petit peu ma sœur aussi, j'ai posé mon délicat fessier durant deux heures pour regarder le film.
Ma foi, même si les réalisateurs s'écartent énormément du conte de base, on retrouve les moments clés de Blanche Neige (le concept de la guerre des belles, la pomme, les nains, la forêt, etc). C'était déjà ça. Et puis cette fois, l’héroïne est beaucoup moins coconne que dans le conte, elle se bat, elle emmerde son monde, elle grogne (et je pense même qu'elle pue des fois), ce qui me botte pas mal comme concept. L'univers est relativement bien construit, les images sont pretty-pretty tout plein, j'ai vu quelques plans vraiment sympa (oui, des fois, ça me frappe), je n'ai pas vraiment fait attention à l'ambiance musicale mais si elle ne m'a pas perturbée c'est qu'elle devait être potable, il y a du sang, des boyaux, de la cruauté, une belle garce et une belle sauvageonne. Oui, c'était assez bien dans l'ensemble et ça nous change de notre petite vision habituelle de la gentille Blanche Fesse que l'Homme (dont personne ne sait d'où il sort dans la version Disney) vient sauver avec ses bisous tout baveux. Ici, les femmes ont le pouvoir et elles comptent bien se battre pour le garder.
Le(s) seul(s) hic dans tout ce bazar fantabuleux, c'est : si vous avez vu Princess Mononoke, vous allez hurler au plagiat en voyant le majestueux grand cerf blanc de la forêt. Vraiment. VRAIMENT ò_ó
Mais LA véritable question est : d'où sortent-ils un mirroir assez CON pour penser que Kristen Stewart est plus belle que Charlize Theron?!!? SEIGNEUR MES YEUX!

Conclusion, c'est un film qui vaut la peine d'être vu. Et si vous n'êtes toujours pas convaincu, sachez qu'il faut attendre deux heures de film pour voir Kristen Stewart ... SOURIRE. (si, si, j'te jure, avec des vrais morceaux de dents).



"Viens voir ce fiiiiiiilm"








17/05/2012

Car le doux son de ces roses ne se parfume que contre tes lèvres.

07/05/2012

"youpiiiiii, hihihihuhuhuhihihihi, mmmmhhh"

Un jour je vous montrerai l'incroyable tableau que moi et mon dragon magique sommes en train de réaliser. Non, en fait, ce sera un triptyque multidimensionnel à induction magicosmique. Bref, il y aura quelques couleurs. Au début on a beaucoup travaillé sur les couleurs de base alors maintenant on fait des mélanges. Quand je vous parle du dragon magique, c'est bien de celui qui vit dans ma tête dont je parle. On est bien d'accord. En fait, à la base des bases, je devais écouter ma dose quotidienne de Cocorosie, histoire d'alimenter ce qui se passe dans ma tête et voilà, c'est devenu un article sur mon blog, parce que j'allais pas rester couchée sur mon lit à regarder le plafond (ça je le fais pas trop plus trop maintenant). Je guéri les amis! J'avais l'impression d'écouter la radio mais c'était ma voix ou plutôt leur chanson dans ma tête. Que voulez-vous, je perds l'esprit. 
Bon alors, c'est l'histoire d'un panda bleu qui vivait dans le soleil. En l’occurrence, le soleil était fait d'eau, ce qui explique pourquoi le panda arrivait à vivre dans cet endroit (non, ne me demandez pas si les pandas savent nager, ça n'a aucune espèce d'importance). Un beau jour, car il arrivasse qu'il fasse beau sur cette boule d'eau, le panda aperçu, tout au loin vers les planètes, une mer verte. Alors, priant de toutes ses forces les dieux-qui-n'existaient-pas-vraiment, il pu se transformer en tigre rouge. Une fois qu'il fut tigre-rougifié, il pu s'envoler jusqu'à la petite planète multicolore. Là bas, les vagues sont tellement hautes et tellement violentes qu'elles dépassent les nuages et les coupent, de temps à autres, en une multitude d'autres petits nuages. Dans le passé, elles étaient si féroces qu'elles parvenaient à trancher les rochers mais depuis quelques milliers d'années, elles étaient devenues plus mélancoliques et se contentaient des nuages. Le tigre rouge survolait ces jolis paysages et s'amusaient à plonger ses griffes dans l'écume couleur avocat pour se rafraichir.
Après plusieurs jours de vol, il vit une île qui ne flottait pas dans les airs mais qui sortait de la mer. Sur cette île, il y avait des tours plutôt lugubres avec de petites fenêtres rondes d'où coulaient des arc-en-ciel. Et puis devant, sur le pont qui faisait face à la mer, il y avait deux petits personnages vêtus de rouge.

J'ai soif.

A plus !

27/04/2012

A coups de grand F bleu.

Dans l'univers du grand F bleu, tout est fade, c'est pourquoi les gens y passent leur temps à se manger entre eux. Et dans la mêlée, j'ai vu deux grands yeux bleus chaleureux. Oh que c'était joli. 
C'était peut être à l'entrée d'un pub, au détour d'une rue, sous la pluie, dans une gare ou un train. Peut être qu'il y avait des ninjas, des pirates et des licornes à lasers. La vraie véritable histoire se déroule dans un regard et une suite de sons électroniques que peu de gens aiment. C'est tout simple mais tout flou. Disons simplement que nous avons perdu la mémoire.
Et si je ne sais plus quoi dire en ce moment pour vous amuser, c'est parce que je n'ai plus qu'une chose en tête: une maison au bord d'une rivière, quelques chats, des balançoires et une cabane. Des étoiles la nuit et un beau soleil le jour. Ou peut être est-ce une yourte? Un tipi? Un tas de couverture? J'ai tant de choses en tête qui se résument à une seule chose... 
Chaque matin quand je rejoins mes belettes, je me demande ce que je fais là parce que bon, les belettes c'est pas très gentil, on est d'accord et moi je m'ennuie. J'ai trouvé des jeux intéressants entre temps mais j'ai jamais aimé parler de brouette. Donc j'aspire toujours à rejoindre le loup à plume de paon parce qu'on se comprend bien. C'est mon ami imaginaire. A mon âge c'est ridicule. Mais je l'aime beaucoup. On galope dans les prairies, on regarde les étoiles en mangeant du chocolat et ça nous rend fou. Ensuite on fait de la musique avec des plumes qui se transforment en poussières à travers la lumière. On tend les bras vers le ciel pour attraper des nappes volantes. Et la vie est plus douce depuis que j'ai cette part de moi-même à mes cotés.  
Je dois avoir perdu la raison, quelque part.
Espérons que ce moment de grâce ne soit pas éphémère.
Alors, pour ne pas vous laisser en plan, je vais jeter une vidéo avec de la bonne musique (que vous devrez écouter religieusement) parce que je l'écoute très souvent ces derniers temps (mais ça c'est la faute de cette loque géante qui passe son temps à se coincer dans mes poches). Souriez !


19/04/2012

Parfum de glace ~ Yoko Ogawa

Mes agneaux, aujourd'hui je vais vous parler d'un livre que j'ai acheté à la foire du livre de Bruxelles et qui m'a beaucoup touchée, tout en me laissant sur le cul et sur ma faim.
Parfum de glace de Yoko Ogawa est un livre qui ne parle pas de Cornetto mais de suicide (comme ça c'est dit, on entame directement le lourd sujet, brisons la glace, blablablah). L'histoire se déroule au Japon où un créateur de parfum décide de mettre fin à ses jours, comme ça, sans donner de raison, sans laisser de lettre ou de quelconque message si ce n'est quelques phrases sans aucun sens sur une disquette. Sa compagne, quelque peu perplexe, décide de mener l'enquête sur la vie de l'homme qu'elle a tant aimé et qui était pourtant si secret. Elle apprend alors ce que son cher et tendre faisant de sa vie avant de la connaître, elle ira même jusqu'à Prague pour retrouver les traces qu'il aurait pu laisser derrière lui lors d'un concours de mathématique qu'il avait passé à 16ans. C'est une histoire remplie d'impressions, d'odeurs, d'images, de souvenirs et de paons. On y retrouve une mélancolie plutôt froide, on se sent tout aussi désarçonné que l'héroïne, dans l'incompréhension d'un tel acte.
Ce que j'ai préféré dans ce livre c'est la maitrise parfaite de l'auteur pour ce qui est de rendre une impression ou une sensation sans devoir écrire des pages entières de description. Le style est simple, net, tranchant, propre (ou un tas d'autres adjectifs du genre) ce qui donne une impression de "récit trop court" alors qu'il s'y passe énormément de choses. Pour ce qui est de la fin, c'est une fin comme tout les suicides, on a du mal à la comprendre, elle n'a pas vraiment de sens mais on est obligé de l'accepter et de passer à autre chose. 
Bon, c'est pas un livre à mettre entre les mains d'un émo ou d'une adolescente suicidaire, je vous le concède, mais pour le style incroyable de l'auteur, je le recommande.