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04/11/2011

Benoîte Groult - Les trois quarts du temps.

Comment j'ai rencontré Benoîte Groult? Non, cher lecteur, je ne parle pas de rencontrer le boucher au coin de la rue mais plutôt de comment j'ai reconnu son enseigne. Ouais, pas très parlant comme exemple. C'est dans un documentaire sur le nazisme que je l'ai vue apparaître pour la première fois. Je n'ai toujours pas très bien compris ce qu'elle faisait dans un tel documentaire (mis à part le fait qu'elle ai vécu la guerre) mais j'ai trouvé que son mini discours avait un petit quelque chose d'attirant. En tout cas, j'ai levé le nez de mon bouquin pendant qu'elle parlait, grand signe d’intérêt de ma part. Et puis sa seconde apparition se fit sous forme d'un gros livre, dans les rayons de ma librairie Oxfam adorée. Et me voilà partie pour 542 pages, le genre de livre que j'aurais aimé traduire (et ce, de par mon métier, non par passion. Mais c'est du passé!) : les trois quarts du temps. Probablement pas son œuvre la plus connue mais tout à fait respectable.

"Romanesque traversée d'un destin semé d'impasses et d'illusions, mais aussi de passion et bonheurs: à travers les trois générations qu'elle évoque, de 1913 à nos jours, c'est tout le destin de la femme au xxe siècle que Benoîte Groult nous dévoile de façon magistrale." Ainsi est décrit le seul semblant de résumé sur le livre.

Mes extraits préférés (malheureusement je n'ai pas le temps de tous les recopier):

"Ses yeux s'écarquillèrent: ce corps d'homme déjà suffisamment inquiétant était affligé d'un appendice absolument extravaguant. Jeanne n'avait surement jamais vu ça! Le zigouigoui, comme son nom l'indiquait, le seul qu'elle connût d'ailleurs, ne pouvait être qu'une mignonne pendeloque et non ce machin oblong, rougeâtre et tuméfié, qui tenait debout tout seul et ne semblait pas faire partie du corps d'Adrien. Tous les hommes n'avaient pas ça, ça se saurait. Et puis comment le caseraient-ils dans un pantalon? Non, son mari avait une anomalie, comme Cyrano. Ou un abcès. Voilà. Ça ne pouvait être qu'un abcès le pauvre. Le jour de son mariage!"

"C'est ce qu'il y a de plus terrible dans la vie de famille: ne jamais pouvoir effacer son ardoise. On traine son enfance comme un boulet et les parents vous ligotent en vous rappelant sans cesse vos antécédents. La merveille avec toi, c'est que tu ne sais pas quelle petite fille j'ai été."


Je ne peux pas dire que je suis complètement dingue de ce livre, il est très long, parfois trop. Certains passages sont tirés en longueur par des descriptions bien souvent inutiles mais il a l'avantage de nous donner une bonne idée des personnages, on entre dans leur vie, leur intimité et on devine au fil des pages quels sont leur traits de caractère. Par contre, ce que j'ai vraiment adoré c'est la lente évolution d'une femme qui, visiblement, était née pour servir de soubrette et de racle merde aux hommes mais qui fini par prendre une certaine indépendance et "se venge de la vie". Par moment, j'avais vraiment envie de crier sur le livre "mais bon dieu, te laisse pas faire comme ça!". Et puis je me suis rendue compte que "quand on aime, on est toutes pareilles". Je ne sais pas si ces 542 pages ont changé ma façon d'être mais elles m'ont fait du bien.

20/10/2011

Les hommes sont intéressants.. de loin.

Ce soir, je me fais profondément chier. C'est pourquoi je m'apprête à écrire un de ces articles stupides qui me font passer le temps. Beaucoup voudront me remettre sur le droit chemin en me rappelant que je devrais plutôt travailler. Haha sérieusement. Vous êtes mignons.

Ce soir, donc, je m'attaque à mon sujet préféré : les hommes. Oui, encore. Mais quel vaste sujet d'étude ! Enfin, quand je dis vaste, c'est probablement plus pour leur nombre (supérieur au nôtre) d'imbéciles que mes conquêtes. Désolée messieurs, mais vous avez (trop) souvent l'art de me saouler. Au lieu de pousser une gueulante de plus sur la toile, je compte simplement faire un échantillon des pires plans drague qu'on m'ait fait. Parfois, je me demande vraiment si vous n'êtes pas réellement persuadés qu'on doit vous adorer pour vous être donné la peine de nous draguer. J'en pleurerais si mes glandes lacrymales étaient aussi ironiques que moi. Aujourd'hui, par exemple, j'étais tranquillement assise dans le train quand trois adolescents (avec boutons et cheveux gras, oui, personne n'y échappe) sont venu s'asseoir pas loin. Rien de dérangeant jusqu'au moment où, lors d'une de leur disputes/bagarres (irais-je jusqu'à imaginer qu'ils tentaient d'attirer mon attention?), l'un d'eux vienne s'asseoir à coté de moi en beuglant comme un veau "j'm'assieds à coté de la d'moiselle parce qu'elle, elle est gentille au moins". Mon pauvre gars, si tu savais. Je lance un regard de chat sauvage vers la bande en question. Mon calvaire aurait pu s'arrêter à ce petit rondouillard, mais non, la vie serait tellement facile sinon ! Il a fallut subir leurs tentatives de.. de quoi, je ne sais pas. Je vais plutôt rendre à César ce qui appartient à César en citant les dires :

- Tain mec tu portes un serre-tête c'est vraiment la loose! (je me prosterne devant la pertinence de cette remarque).
- Ouais mais la demoiselle préfère les cheveux propres! Donc moi! (Probablement, mais je n'aime pas le blanc du jambon mon garçon).
- Nan parce que j'ai plus de style, moi. (Ma foi, quitte à choisir entre la peste et le choléra..)
- Hein ouais que j'suis mieux mamzelle?
- Je dois vraiment choisir? (usant et abusant de mon air gentiment gêné)
- Hahah ça veut tout dire mec!
- Ta gueule putain!

~bagarre~

En ce qui me concerne, je devais descendre à l'arrêt suivant, paix à mon âme et à mon incapacité, en ce jour froid mais ensoleillé, de révéler à ces gamins le fin fond de ma pensée. Pourtant il me semble que je devrais plus souvent utiliser la méthode d'Olga, ma foi très convaincante et radicale :

- Hé ma belle, t'as pas de l'argent pour mon parking?
- J'ai une tête à avoir une voiture?!

Propre, net, aucun saignement, le patient rentre chez lui avec une légère cicatrice à l'égo. C'est de l'art. Et pourtant, je n'arrive jamais à être assez froide car, il y a deux ans, alors que je prenais le train pour Bruxelles, un type me collait constamment dans la gare. Je pouvais changer de place autant de fois que je le voulais, il me suivant, restant debout comme un gendarme en alerte. Au bout d'un moment, je décide d'aller sur le quai en pensant (bien naïvement) qu'il allait comprendre et me laisser partir tranquillement. Ben non. Ce con m'a aussi suivie sur le quai. Puis une fois qu'il fut en position de me parler, probablement pressé par l’imminence de l'arrivée du train, le type s'empresse de clapoter sur son gsm et de me le tendre en me demandant (à toute vitesse) de lire.

"Vs etes joli. ne soyer pas mechante svp." 

Le silence fut, un ange passa (au moins trois fois, j'ai envie de dire) et je n'ai rien trouvé de mieux à dire que "je sais, merci". Il a continué à me suivre, je devenais folle et j'ai fini par croire que Dieu ou n'importe quelle force surnaturelle me punissait pour ma réponse. Quoi qu'il en soit, il ne m'a pas suivie jusqu'à Bruxelles, le monde est sauvé d'un homicide ferroviaire.

Bref, je pourrais continuer longtemps, vous rappelez le nombre de fois où j'ai entendu "Hé mamzelle, j'habite à Bruxelles!" (et que j'ai eu envie de lacher "t'es sur? Ou t'habites à Tournai?" Jeu de mot pourri.), me plaindre de ceux qui envoient 94648 sms et qui, même sans réponse, continuent à insister, ceux qui voient bien que tu n'es pas intéressée mais qui persistent à croire qu'ils ont une chance, ceux qui se font des films énormes dés que tu leur dis deux mots ou, pire que tout, ceux qui s'offusquent et font un drame lorsque tu ne veux pas accepter leur rendez-vous ou leur tentative de "mise en couple". Non les garçons, je ne suis pas intéressée. Je ne le suis plus. Vous avez gagné, je me voue corps et âme à ma bibliothèque, à défaut d'avoir un dieu digne de ce nom. Bonne soirée à tous.


NB: Ma conscience me titille une fois de plus. Alors je mets un point d'honneur à ajouter ceci à l'article : Oui, des imbéciles il y en a beaucoup. Oui, ces imbéciles ont eu des enfants, notamment des femelles qui, du fait de l'imbécilité parentale-masculine, ont été affectées elles-mêmes du syndrome d'Imbécile (homme connu pour son incapacité à agir intelligemment et qui a trouvé, sans en avoir conscience, le mal du XXIe siècle, merci-bonsoir). Nous avons donc, dans notre gente, une légère marge de connerie aussi. Je l'admet. On peut lancer le banal "on est tous le con de quelqu'un" aussi si vous le souhaitez. Mais ce que je tenais vraiment à préciser, c'est l'infime pourcentage de non-pourceaux doté d'une intelligence et d'un jugement égale au nôtre, ce qui m'apporte un réconfort quant à l'idée d'un futur possible pour l'univers. Il y a des hommes bien, je l'accorde volontiers. Et je suis toujours prête à m'en faire de proches amis. :)

Je terminerai sur des paroles pleines de sens d'une chanson que je me suis passée en boucle durant la rédaction de ce post et qui semblent être la réponse à beaucoup de nos interrogations au sujet de la gente masculine :

"Why did my penis cross the road? To get to the other vagina"


Vidéo aidant à la méditation.

(Merci Moreas, tu ne m'as pas inspiré l'article mais tu as trouvé une jolie vidéo pour l'illustrer :P)

14/10/2011

Siddhartha de Hermann Hesse : un livre qui ferait du bien à certains.

Je me suis jetée sur ce livre quand j'ai su que Henry Miller le considérait comme une nouvelle bible. N'ayant jamais lu cette dernière, je ne pourrais pas vous donner mon point de vue sur la question mais une chose est certaine, Siddhartha est un récit fascinant. Classé dans les romans philosophiques, Siddhartha nous parle de l'amour, l'amour sous toutes ses formes. Le mieux est encore de citer quelques passages qui m'ont touchée.

"Dés cet instant, Siddhartha cessa de lutter contre le destin; il cessa de souffrir. Sur son visage fleurissait la sérénité du Savoir auquel nulle volonté ne s'oppose plus, du savoir qui connaît la perfection, qui s'accorde avec le fleuve des destinées accomplies, avec le fleuve de la vie, qui fait siennes les peines et les joies de tous, qui s'abandonne tout entier au courant et désormais fait partie de l'Unité, du Tout."

"C'est pourquoi j'ai l'impression que ce qui est, est bien; je vois la Mort comme la Vie, le péché comme la Sainteté, la prudence comme la Folie, et il doit en être ainsi de tout; je n'ai qu'à y consentir, qu'à le vouloir, qu'à l'accepter d'un cœur aimant. En agissant ainsi, je ne puis qu'y gagner sans risquer jamais de me nuire. J'ai appris à mes propres dépens qu'il me fallait pécher par luxure, par cupidité, par vanité, qu'il me fallait passer par le plus honteux des désespoirs pour réfréner mes aspirations et mes passions, pour aimer le monde, pour ne pas le confondre avec ce monde imaginaire désiré par moi et auquel je me comparais, ni avec le genre de perfection que mon esprit se représentait; j'ai appris à le prendre tel qu'il est est, à l'aimer et à en faire partie."

En l'ayant fini, j'ai eu envie de le mettre entre les mains de certains, surtout ceux qui se permettent de mépriser les gens pour leur différences, ceux qui sont profondément persuadé de leur supériorité ou encore ceux qui sont incapables d'aimer mais aussi à ceux que j'apprécie, les personnes qui savent, tout simplement. (non, il me manque pas de mot à cette phrase :D)



02/10/2011

Henry Miller - Mon vélo et autres amis.

Oxfam solidarité - Rue de la clef 37 à Mons
D'accoooord, d'accord, une fois de plus je me refuse à vos bons conseils en ne lisant que les petites œuvres passe-partout de Miller. Juste avant la rentrée, j'avais un petit coup de déprime et dans ces cas-là, il n'y a rien de mieux à faire pour moi que de me plonger dans un livre. Comme j'étais une fois de plus à court d'argent, je suis allée à la librairie Oxfam de Mons [plus d'infos] où je peux vraiment trouver tout et n'importe quoi pour quelques euros. Alors comme d'habitude, j'ai foncé vers la lettre B de Bukowski, meilleur remède contre le coup de mou. Malheureusement, personne n'a eu la bonté de léguer ses chefs-d’œuvres au magasin donc j'ai bien dû errer entre les rayons pendant vingt minutes quand mes yeux se sont posé sur quelques livres de Miller. J'avais le choix entre Tropique du Cancer et Mon vélo et autres amis. On m'a tellement recommandé Tropique du Cancer que j'ai peur d'en être déçue, alors pour l'instant je me concentre sur le reste de son œuvre, histoire de mieux connaitre la bête. He. Alors je me jette sur Mon vélo et autres amis. Bizarrement, le libraire me semble hyper sympathique en voyant ce que j’achète. On commence à discuter et je découvre un homme plein de bon sens dont les paroles ont su me remettre d'aplomb. Il y a des rencontres qui font du bien, celle-ci en est une. Je me demande si ce n'est pas ce livre qui me porte chance.

Quand j'ai commencé la lecture, j'étais en brouille avec une amie. Pas de quoi tuer un chat, évidemment mais je me voyais mal lui pardonner son manque total d’intérêt pour les autres et sa vision à sens unique de l'amitié. Au fil des pages, Henry nous dresse le portrait de ses amis proches mais aussi de personnes qu'il a côtoyé de façon très éphémère, des rencontres comme j'en ai faite à la librairie. A chaque personnage, je découvrais qu'on pouvait apprécier énormément ses amis tout en se rendant compte de leur défauts (aussi énormes soient-ils) et pourtant les accepter tels qu'ils sont. Ça m'a fait réfléchir un moment, j'ai pensé à reprendre contact avec mon amie mais je voulais finir le livre avant. Heureusement que je n'ai pas empoigné mon téléphone plus tôt. En effet, après une dizaine de pages, je me rendais compte d'un deuxième fait important : ses amis ont été présents pour lui. Et il l'explique de façon merveilleuse. J'ai aussi essayé de dresser un portrait de mon amie, elle avait beaucoup de défauts c'est vrai mais elle pouvait avoir aussi de grandes qualités. Toutefois, il manquait l'ingrédient de base de toute relation : la présence. A mon grand désarroi, je ne retrouve que trop peu d'instant où elle fut réellement à mon écoute et c'est probablement pour ça que je ne souhaite pas revenir vers elle. Au fond, je suis heureuse pour elle et ne lui souhaite que du bien car c'était une belle rencontre. Je préfère laisser tomber l'affaire et de me concentrer sur les personnes que je peux considérer comme des amis.
En un sens, ce livre est un petit tournant dans ma vie. J'essaie d'être là pour les autres avant qu'ils ne doivent être là pour moi tout en sachant qu'ils le seront, j'essaie d'être une amie comme ce livre me l'a appris et je le conseille à tout ceux qui n'ont pas encore compris le vrai sens de l'amitié.

Henry Miller est capable d'écrire de très belles choses à propos des personnes qui lui sont chères. Ce livre est un petit bijou, quelque chose d'intime, de personnel et profondément chaleureux. J'ai apprécié chacun des portraits, chaque petite histoire ou voyage et je pense garder ce livre précieusement toute ma vie comme le souvenir d'une belle rencontre.

06/08/2011

Women de Charles Bukowski.


Je vais peut être surprendre, moi, la grande fan de Bukowski mais j'ai tout simplement détesté. Enfin, "détester", le mot est fort. Disons que je n'ai pas aimé et je me suis surprise à m'ennuyer voire même me perdre. "Pourquoi Nurihan, pourquoi tant de haine pour un livre rempli de femmes sous toutes leurs formes?" Heu.. Justement ! 
D'abord, l'édition Le Livre de Poche, on oublie. C'est tout simplement merdique. Je ne suis jamais vraiment exigeante, si au détour d'une page je trouve une petite faute. Ça arrive, n'est ce pas? Puis je ne suis pas spécialement fortiche en orthographe donc je suis forcée d'être indulgente. Pourtant ici, j'avais l'impression de lire le récit d'un Kev657 de Netlog. Sérieusement !  
"je me suis leve", "nous avons parle", ... C'est pas sérieux. 

J'ai aussi tiqué sur les erreurs flagrantes du traducteur. Même sans avoir lu la version originale, tu sais très bien que quand ils parlent de fumer un joint et que tu te surprends à lire qu'ils y mettent de la "merde", il y a comme une couille dans le pâté. Ensuite, tu comprends vite que 1) par merde il voulait dire shit 2) le traducteur doit soit être trop vieux jeu pour comprendre la chose, soit être un intello qui ne sort jamais de ses livres. Mais vu les remarques précédentes, je me pose des questions sur l'intelligence de cette personne. A moins que Systranet ou n'importe quel site de traduction y soit pour quelque chose... 
 Vive la qualité. Heureusement, je ne l'ai pas payé.
J'en viens au plus croustillant, l'histoire en elle-même. J'adore cet auteur, c'est vrai, il a le don de me faire rire et me rappelle mes états d'âme quand j'ai trop bu. J'aime cette façon très crue de décrire les choses, son absurdité générale et l'ambiance de ses livres. Jusque là je n'avais lu que des recueils de ses nouvelles, d'ailleurs je me demande si un seul de ses livres ressemble vraiment à une histoire suivie. Bref, c'est pas la question, ici il ne parle que de ses aventures. 382 pages de sexe, de femmes, de cris, de pleurs, de ruptures, de saloperies. 
Les 200 premières pages glissent comme dans du beurre mais je dois vous avouer qu'au bout de la cinquième conquête, je me sentais complétement paumée. Dee Dee, Sara, Lydia, Mercedes, Joanna, Tammie, Katharine,.. Qui est qui? A qui est cette chatte? Il est où là? A qui appartient la paire de fesses dont il parle?  

BON DIEU MAIS JE NE VOIS PLUS RIEN AVEC TOUTES CES PAIRES DE NICHONS, DE BRAS, DE JAMBES, DE FESSES, DE LÈVRES EN TOUT GENRE ! 

On se lasse vite de "Je la rencontre, on rigole, elle me plait, je la saute, elle devient folle, je me barre, je reviens, je la saute, elle se casse, j'en rencontre une autre". Toutes ces femmes ont beau être tres différentes les unes des autres, on en revient toujours au même point, à la même histoire, au même type complètement seul qui ne fait rien de sa vie. J'ai trouvé ça vraiment triste et ça m'a déçue. Je préfère largement quand il cogite un peu plus, ça le rend tellement sympathique. Ici, vous n'aurez que le récit d'un pénis affamé et qui n'envoie la purée qu'une fois sur six. Déception.

 Voilà, si vous devez lire un de ses livres, ne choisissez pas celui là. 

Maintenant, je suis sensée m'attaquer à un film tiré d'un de ses livres. Mais c'est plus fort que moi, je n'y arrive pas. J'ai pas spécialement envie de le regarder seule. Je devrais faire honneur à ce cadeau, je le ferai, j'attends juste le bon moment et peut être la bonne personne. En plus je n'ai plus de popcorn au sel. C'est fâcheux.

Sur ce, je retourne à mon syllabus de biologie et je vous supplie de m'emmerder le plus possible, ça me fait toujours chaud au cœur et je suis d'humeur rigolote ce soir. :)

27/04/2011

Le Diable Amoureux - Cazotte [Extrait]





Le feu de ses regards si touchants, si doux, est un cruel poison. Cette bouche, si bien formée, si colorée, si fraiche, et en apparence si naïve, ne s'ouvre que pour des impostures. Ce cœur, si c'en était un, ne s'échaufferait que pour une trahison.

Le Diable amoureux

12/04/2011

Eternal Sunshine of the Soptless Mind et divaguations sentimentales.

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You may not be her first, her last, or her only. She loved before she may love again. But if she loves you now, what else matters? She's not perfect - you aren't either, and the two of you may never be perfect together but if she can make you laugh, cause you to think twice, and admit to being human and making mistakes, hold onto her and give her the most you can.

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L'amour déçu pardonne. 
L'orgueil humilié ne pardonne pas.

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Je voulais parler d'un de mes films préféré. Je pense que c'est le moment idéal pour en parler d'ailleurs. Je suis toujours aussi étonnée de voir qu'il est quand même connu.. 

Eternal Sunshine of the Spotless Mind

On aurait du mal à le croire mais c'est un film américain (si, si, ils font de bonnes choses faut pas croire) réalisé par un français, mon cher et tendre Michel Gondry aussi connu pour la science des rêves et soyez sympas rembobinez - bon, j'avoue il est surtout connu pour avoir réalisé des clip pour les plus grands artistes ^^ - ici -. Bref, il s'agit de toute façon de son meilleur film. 

Synopsis (merchi wikipédia, je suis nulle pour raconter des histoires correctement) : 

Timide, émotionnellement renfermé sur lui-même, Joel Barrish rencontre par hasard un jour Clémentine Kruczynski, une jeune femme extravertie et pétillante de vie, dans le Long Island Railroad à destination de Montauk. Ils sont inexplicablement attirés l'un par l'autre, malgré leurs personnalités radicalement différentes. Mais Joel (Jim Carrey) tombe de haut quand il découvre que sa compagne, Clémentine (Kate Winslet), a effacé de sa mémoire leur relation tumultueuse. Désespéré, il prend contact avec l'inventeur du procédé, le Dr. Howard Mierzwiak (Tom Wilkinson), pour subir le même traitement. Mais tandis que ses souvenirs s'évanouissent, Joel se rend soudain compte qu'il aime toujours Clémentine. Voyant les bons moments de sa vie avec Clémentine depuis les débuts, il se bat pour préserver au moins une petite partie de ses souvenirs, et son amour pour elle. Mais en dépit de ses efforts, tous disparaissent. Le dernier souvenir est celui de Clémentine lui disant : « Rendez-vous à Montauk »...

- sortez les mouchoirs - 

Impossible de passer à coté quand on a vécu une belle histoire avec quelqu'un qui, au final, nous laisse un gout amer. Bien sur, nous on a pas de quoi se faire effacer la mémoire et j'ai envie de dire que ça facilite les choses. Parce que, soyons honnête, si on avait ce pouvoir, on ferait les mêmes erreurs en continu. Bien que pour certain (et j'en fais partie) les leçons ont du mal à rentrer ^^" Tout est une question de temps en somme !
Revenons au sujet critique : notre film chéri.
Au premier coup d’œil, on peut être étonné de retrouver Jim Carrey dans un rôle si tristoune mais j'avoue, je m'incline, je me roule par terre : il est parfait dedans. Pas trop mou, pas trop con, pas trop gogole, non, un type comme tant d'autres qui ne sait pas s'y prendre avec les filles. Et Kate Winslet, toujours aussi sublime joue les garces comme nous savons toutes l'être. Tres réaliste jusque là. 
Il fallait donc que Gondry rajoute du spectaculaire (de quoi je m'étonne? Regardez ses clip bon dieu !) d'où le fameux "tiens, tu m'as fait du mal, je t'efface" (ce type là venait de créer Facebook sans le savoir :D). L'idée est plutôt intéressante voire même séduisante mais ce n'est pas ce qui m'a vraiment attirée dans l'histoire. Je remarque, ou plutôt, ça m'a permis de remarquer combien nous sommes figé sur nos mauvaises expériences. On a tellement tendance à faire des mauvaises choses quelque chose de traumatisant que nous restons focalisés dessus comme des moules sur un rocher confortable. C'est vrai, c'est plus simple de retenir ce qui nous déplait et de ne pas pardonner. Et Gondry pointe brillamment du doigt cette tendance. 
Les choses sont présentées de façon à nous montrer combien nous pouvons nous concentrer sur des choses idiotes et futiles. Et comme le disait Anna Gavalda (j'ai été fan, un moment..) "ce qui empêche les gens de vivre ensemble c'est leur connerie." Sage parole que voila, n'est ce pas? 
Après avoir vu ce film, on a qu'une envie : retourner dans les bras de la personne qu'on aime et lui faire comprendre qu'on a été cooooooooon. Mais ce n'est peut être pas la meilleure leçon à tirer du film. Si on réfléchis plus loin, Joel et Clémentine ont perdu la mémoire, reviennent au début. C'est une seconde chance, en effet mais il peut aussi s'agir d'un second enfer...

Moi j'apprécie le moment où, dans ses souvenirs, Joel arrive enfin à s'exprimer librement face à la Clémentine de son esprit. Il se rend compte qu'il aurait dû se confier plus souvent à elle, être moins renfermé, etc et je pense que c'est ce qu'il a de plus touchant dans le film : il se rend compte qu'il avait une belle relation, qu'il a su être heureux et qu'il aurait suffit de peu pour qu'ils continuent à l'être. La remise en question paie toujours... 

Fini avec le fond, j'avais forcement beaucoup à dire ! ^^'

Pour la forme, le film a un très bon rythme. On ne s'attarde pas dans des scènes interminables sur la relation de deux personnes (d'ailleurs on a droit à d'autres histoires dans une même histoire..) les seules scènes plus ou moins "longues" sont soit rigolotes par leur absurdité soit adorablement romantiques. Et bien souvent on se retrouve dans les personnages (ha oui, moi aussi je panique pour ce genre de choses ou mais oui, j'me fais souvent cette réflexion! ). 

La plus belle scène du film? J'en ai trois
1. Joel & Clémentine sur le lac gelé. 
2. Joel & Clémentine psychique (appelons la comme ça xD)  dans un lit.. sur la plage.
3. Joel & Clémentine psychique dans leur salon, cherchant une solution pour échapper à l'effaceur de mémoire quand soudain.. la pluie tombe à l’intérieur de leur maison ^^

C'est surréaliste, mignon, bien fait et poétique. 


Ma phrase fétiche ? Beaucoup de gens adorent la phrases de Joel à Clémentine quand ils sont sur le lac gelé ("Je peux mourir maintenant Clem’. Je connais le bonheur. Je n'avais encore jamais éprouvé ça. Je suis tout à fait là où j'ai envie d'être." ---> nunuche à souhait :O J'aime pas la guimauve... ) mais moi c'est la citation du poeme d'Alexander Pope : "Vous, qui dans les langueurs d'un esprit monastique, ignorez de l'amour l'empire tyrannique, que vos coeurs sont heureux puisqu'ils sont insensibles, que vos jours sont sereins, toutes vos nuits paisibles." 
J'avais d'ailleurs retrouvé le poème en question mais.. il est dix fois trop long et en vieil anglais. Pas top comme lecture de vacance ! ^^" 

Je voulais aussi ajouter que les musiques du film sont pas mal non plus, on retiens la participation de Beck (everybody's gotta learn sometime) qui est le thème principal il me semble ou du moins la musique du générique. Pour le reste, j'ai bien aimé les compositions de Jon Brion (compositeur remarquable, je vois) sans oublier la fameuse chanson "Mr Blue Sky" qui n'apparait malheureusement que dans la bande annonce mais qui me fait toujours autant rire (si, vous l'avez tous entendu dans cette pub pour internet ou téléphone xD).

Enfin si comme moi vous n'aimez pas trop les films romantichetiche, vous feriez quand même mieux de le regarder, ça change un peu la façon de voir les choses et c'est devenu un petit classique à ne pas manquer :)