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14/08/2013

La Blessure - Anna Enquist

Hello vous!
(oui oui oui, tout le monde a déserté le blog depuis le temps que je ne poste plus mais j'avais des choses hautement plus essentielles à faire de ma vie. J'en suis désolée et impardonnable mais on ne choisi pas toujours son emploi du temps. Je ne promets donc pas de poster régulièrement, non non, c'est impossible, mais je tâcherai de moins fuir mon pc à l'avenir.)


Je viens de finir la série de nouvelles -compactées en roman- écrite par Anna Enquist. Je pense l'avoir acheté à la foire du livre de 2013 au stand Acte Sud que je chéris tout particulièrement et il m'avait surtout attirée pour son origine néerlandaise. En plus, le résumé me semblait intéressant :
Un homme incapable d'émotion et de souffrance, une adolescente amoureuse trop confiante, une toute jeune fille qui mange trop, un jeune pêcheur confronté à un naufrage... Les individus aux existences apparemment lisses et bien réglées que sont les personnages de ce recueil se débattent tous avec une angoisse secrète, un désir inavoué, un souvenir tenace, un traumatisme refoulé. 
Bref, des gens à problèmes. De fait, si le livre avait contenu une seule et même histoire pour tout ces personnages, je pense que je ne l'aurais pas lu. Le fait de les avoir distingués en 10 petites nouvelles est judicieux et permet d’échapper à l'ennui que pourrait procurer 267 pages de traumatismes.

Les nouvelles

La Traversée (de loin ma favorite): raconte comment un jeune pêcheur, accompagné de son père et son frère, se retrouve coincé sur un bloc de glace après une journée de travail. Le style d'écriture accompagne à merveille l'ambiance poisseuse et angoissée qui règne durant tout le récit.
Faim: Une jeune fille comme tant d'autre tombe amoureuse d'un jeune joueur de foot et ment à ses parents pour le voir jouer et passer du temps avec lui. (j'avoue, je n'ai pas vraiment accroché à cette histoire car j'ai du mal avec les adolescentes naïves)
Football grec: Une île est construite en bord de pays et abrite des familles de marin. Un jour, ils décident d'aménager une école pour les enfants où se déroulent aussi des activités sportives. Plus tard, après quelques entrainements au foot, un match avec une école du pays est organisé et le drame commence.
Guimauve: la petite Nora subit une situation difficile dans sa famille car son père est à l’hôpital et son frère est (me semble-t-il) handicapé. Elle tente de comprendre les évènements mais doit faire face au commencement de sa féminité.
"Où un seigneur se lave les mains": une écrivaine/architecte (difficile à cerner) doit présenter son livre dans sa ville natale, Delft. Suite à ça, elle se retrouve dans une soirée, passe la nuit avec un homme et, oh pourquoi pas, découvre un "nouveau" tableau de Vermeer. Normal quoi. Ensuite elle décide de contacter un conservateur pour lui demander quelques informations au sujet du tableau et ils se mettent ensemble à la recherche de l’œuvre (parce que, oui, saoule comme la Pologne, elle a oublié où elle avait passé la nuit).
La Blessure: Un jeune étudiant, joueur de football à ses heures perdues, se blesse gravement la jambe. Sa mère, angoissée à l'idée d'une opération, se débat dans un monde médical qu'elle ne connait pas. 
Cuisine découplée: un employé qui s'occupe des finances d'un hôpital psychiatrique se préoccupe fortement de la nouvelle gestion des cuisines. Pendant ce temps, sa famille glisse doucement vers la catastrophe.
L'Homme qui aimait les déceptions: durant une émission de radio tentant de cerner le lien entre l'art et le football, une dame fait la connaissance d'une célébrité du sport qui lui dit quelque chose d'étrange. Suite à leur conversation, elle change sa vision des choses et de sa vie... 
Finale: Un couple part faire du camping durant les vacances d'été. Tandis que la femme se préoccupe de sa relation et nourrit l'espoir d'avoir un enfant, le mari, lui, a l'air très intéressé par les enfants de leurs nouveaux amis...
Un port: Un jeune étudiant en médecine va faire de la voile avec son professeur et collègue qu'il admire énormément. 

Je n'en dirait pas plus sur la dernière nouvelle du livre car son histoire a un impact sur tout le reste. En effet, on y retrouve de nombreux personnages secondaires des autres nouvelles. Le jeune médecin n'est autre que le fils du héros de Cuisine découplée, son professeur est un des médecins présents dans La Blessure, etc. Une fin assez surprenante vu qu'elle donne, en quelque sorte, une suite aux autres nouvelles. 
Mais, après réflexion, je me rend compte que les 9 premiers récits peuvent être interprétés différemment. En effet, il peut aussi s'agir de neuf évènements créés par l'esprit du héros (le jeune médecin) qui cherche à vivre son traumatisme de façon plus romancée, de manière à pouvoir y survivre. Bref, matière à discussion...

Wiki de l'auteur : Anna Enquist


Si vous connaissez des livres dont le style se rapproche de celui-ci, je vous invite à me donner vite vite vite les références ! 

A bientôt!

13/10/2012

Un vendredi soir parmi d'autres..



Vendredi soir, bravant la maladie qui me grignote depuis une semaine, je me suis rendue à cette soirée organisée dans le cadre de la Fureur de Lire 2012 où le talentueux Maxime Georis était invité à jouer. Petite soirée intime avec gâteau au chocolat et gens intéressants...

Maxime Georis, courageux petit étudiant du conservatoire de Mons (en composition s'il vous plait) s'est investi dans un projet connu sous le nom de L'homme qui ne s'était pas méfié de lui, en compagnie de Philippe Cloes dont les textes m'épateront toujours. Ce duo mêle donc mélodie, mélodieux et textes brillamment écrits, pour le bonheur de tous. (blague à part, j'avais envie de dire "hey c'est festif!" mais je vais m'abstenir).
Durant cette soirée, leur performance s'est mélangée avec celle de Krzysztof Styczynski, poète français ayant déjà quelques publications à son actif et un groupe de rock dont les textes sont assez engagés -Un vivant un poete un mort un chien -  également fondateur d'une revue littéraire ( sans compter ses collaborations avec des groupes tels que Noir Désir). [ son myspace ]

Mais au lieu de vous raconter la soirée en long et en large de manière parfaitement inutile, je vous propose d'aller jeter un oeil sur leurs sites et prochains événements (en espérant que le gâteau au chocolat y soit aussi).

Prochaine apparition scénique de L'homme qui ne s'était pas méfié de lui : 26 octobre 2012 / 20h00: "Une soirée avec Philippe Cloes et Maxime Coton",  L'homme qui ne s'était pas méfié de lui et Canopée. Une soirée, deux projets à la Maison de la Poésie et de la langue française", 28 rue Fumal à 5000 Namur.
infos et réservations : 081/ 22 53 49 ou info@maisondelapoesie.be / www.mplf.be/

Pour un aperçu audio : http://philippecloes.wix.com/3#!entendre-le-duo (via le site de Philippe Cloes)
http://minusc.blogspot.be/ (via le site de Maxime Georis)

Leur page Facebook [ Ici ]

En espérant vous voir à Namur le 26 octobre !

19/04/2012

Parfum de glace ~ Yoko Ogawa

Mes agneaux, aujourd'hui je vais vous parler d'un livre que j'ai acheté à la foire du livre de Bruxelles et qui m'a beaucoup touchée, tout en me laissant sur le cul et sur ma faim.
Parfum de glace de Yoko Ogawa est un livre qui ne parle pas de Cornetto mais de suicide (comme ça c'est dit, on entame directement le lourd sujet, brisons la glace, blablablah). L'histoire se déroule au Japon où un créateur de parfum décide de mettre fin à ses jours, comme ça, sans donner de raison, sans laisser de lettre ou de quelconque message si ce n'est quelques phrases sans aucun sens sur une disquette. Sa compagne, quelque peu perplexe, décide de mener l'enquête sur la vie de l'homme qu'elle a tant aimé et qui était pourtant si secret. Elle apprend alors ce que son cher et tendre faisant de sa vie avant de la connaître, elle ira même jusqu'à Prague pour retrouver les traces qu'il aurait pu laisser derrière lui lors d'un concours de mathématique qu'il avait passé à 16ans. C'est une histoire remplie d'impressions, d'odeurs, d'images, de souvenirs et de paons. On y retrouve une mélancolie plutôt froide, on se sent tout aussi désarçonné que l'héroïne, dans l'incompréhension d'un tel acte.
Ce que j'ai préféré dans ce livre c'est la maitrise parfaite de l'auteur pour ce qui est de rendre une impression ou une sensation sans devoir écrire des pages entières de description. Le style est simple, net, tranchant, propre (ou un tas d'autres adjectifs du genre) ce qui donne une impression de "récit trop court" alors qu'il s'y passe énormément de choses. Pour ce qui est de la fin, c'est une fin comme tout les suicides, on a du mal à la comprendre, elle n'a pas vraiment de sens mais on est obligé de l'accepter et de passer à autre chose. 
Bon, c'est pas un livre à mettre entre les mains d'un émo ou d'une adolescente suicidaire, je vous le concède, mais pour le style incroyable de l'auteur, je le recommande.

03/03/2012

Foire du livre de Bruxelles 2012



C'est le come back de mon coté rat de bibliothèque c'est pourquoi je me suis empressée d'aller à la foire du livre de Bruxelles ce jeudi! 
Alors la foire du livre c'est, comme d'habitude, plein de dédicaces, des prix, des stands incroyables, etc mais moi ce qui m'intéressait vraiment c'est le stand d'Acte Sud. J'aime beaucoup leurs livres, surtout les couvertures et puis ils ont un petit truc spécial que je ne saurais expliquer. J'ai été plutôt sage cette année car je n'ai dépensé "que" 50€ (il faut compter que certains ouvrages coutent une vingtaine d'euros aussi). J'avoue, j'ai aussi craqué pour deux livres d'enfants mais ça, c'est mon petit secret.

Dostoïevski - Le rêve d'un homme ridicule.
Lassé du monde, détourné du suicide par une rencontre fortuite, le héros de ce monologue imprécatoire plonge dans un profond sommeil. Son rêve le conduit vers un univers utopique, un double de la terre mais sans le péché originel, un monde où les hommes vivent bons, libres et heureux. Et c'est l'occasion pour Dostoïevski de laisser libre cours à sa veine mystique, investissant son héros, de retour dans le quotidien des hommes après avoir touché de près l'idée du bonheur, d'une mission évangélique.

Praline Gay-Para - Contes curieux des quatre coins du monde.
Si d'une tradition à l'autre on trouve fréquemment des variantes d'un même conte, il en est certains qui frappent par leur singularité. Pralin Gay-Para a réuni ici des récits du monde entier, qui tous suscitent la surprise - par leur liberté de ton, leur impertinence, leur humour ou leur exubérante imagination. Ce recueil apporte ainsi la preuve que les contes n'ont jamais fini de nous émouvoir, de nous étonner, et que, même s'ils proviennent de la nuit des temps, ils parlent encore de nous aujourd'hui.

Yoko Ogawa - Parfum de glace.
A la mort de son compagnon, Ryoko réalise qu'elle ne savait rien de lui. Le jeune homme s'est suicidé dans son laboratoire de parfumeur, où il créait des fragrances exceptionnelles en combinant son incomparable mémoire olfactive à ses capacités scientifiques. Sur les lieux du drame, Ryoko trouve une disquette contenant quelques phrases énigmatiques. Incapable de faire le deuil de cet homme étrange, elle part à la rencontre de son passé.

Stéphane Bourgoin - Le livre noir des serial killers / Dans la tête des tueurs en série.
Plongeon abyssal dans la tête de tueurs en série: Stéphane Bourgoin, qui a rencontré plusieurs dizaines de ces "monstres", relate en détail leur histoire, retrace leur profil psychologique et analyse leur personnalité. Au total, une étude approfondie de la vie de six serial killers: du Vampire de Düsseldorf à l'Ogre de Santa Cruz, en passant par le Cannibal de Milwaukee. Âmes sensibles s'abstenir!


Le dernier étant une véritable brique, je pense que j'aurais de quoi faire pour plusieurs mois! (oui parce que je bosse mes cours entre temps hein - et j'me fais harceler pour boire un verre - CALORIIIIIES BONJOUUUUR). Et vous sinon, coté lecture? Du neuf?



07/02/2012

Emma - Jane Austen

Ha la période de la Saint Valentin (période où j'espère toujours secrètement avoir une surprise), les histoires d'amour, le rouge, le rose, les petits cris hystérique de jeunes filles.. C'était le moment parfait pour lire un roman à l'eau de rose et comme j'étais dans ma période "amour impossible" (voir Dowton Abbey ) j'ai eu l'envie de lire du Jane Austen, Emma plus précisément.
Alors pourquoi ne pas lire Orgueil et Préjugés ou Raison et Sentiments ? J'en ai marre de juger un auteur via ses livres les plus connus. Forcement, s'ils sont si célèbres c'est qu'ils ne sont pas si mauvais donc impossible de se faire un avis plus ou moins objectif. (mais je l'avoue, j'ai quand même envie de lire Orgueil et Préjugés ^^).

Alors alors, que dire de plus passionnant que c'est rempli d'histoire d'amouuuuuuuuur ou j'ai cru lire un résumé des feux de l'amouuuuuur? Plus sérieusement, j'aurais peut être dû le lire en anglais parce que la traduction française ne m'a pas parue extraordinaire. On peut tout de même apprécier le fait que c'est écrit de manière très simple (donc assez accessible). On y parle beaucoup des classes sociales, pourtant il me semble que les personnages n'ont pas peur de fréquenter des gens d'une classe inférieure à la leur donc ça ne m'a pas vraiment dérangé durant le récit. Les personnages sont très caricaturés, parfois trop. Néanmoins j'ai su trouver des moments plutôt marrants et des dialogues qui tiennent la route, ce qui finalement ne m'a pas déçue. 
Donc rien d'époustouflant, d'extraordinaire ou d'incontournable mais tout de même agréable à lire.

Ps: j'ai vu le film, c'est bien pour le lol mais ça ne casse pas trois pattes à un canard.


18/12/2011

Livraddict & Seriebox

Grâce à Nadège, j'ai découvert Livraddict et Seriebox.

C'est en parcourant le blog de Nadège que j'ai découvert Livraddict, un site où l'on peut regrouper toutes nos lectures, partager nos critiques et faire de jolies découvertes via d'autres lecteurs. Outre un forum bien rempli (que j'ai vaguement parcouru par manque de temps), le site propose des fiches de lecture pour chaque livre noté avec des liens vers des critiques (blogspot et autres bidules), des récapitulatifs de nos lectures, le contenu de notre bibliothèque (pour autant qu'on se donne la peine de préciser ce qui s'y trouve). Bref, une façon de s'y retrouver (pratique pour les grands bordéliques dans mon genre) mais surtout pour partager nos petites découvertes. Je le conseille vivement à tout les amoureux de lecture car c'est l'occasion de faire quelques découvertes. En plus, il est possible d'entrer en partenariat avec des maisons d'édition pour lire leur dernières parutions (en contrepartie il faut faire une critique du livre, c'est plutôt sympa comme concept) -gratuitement-.

Et c'est justement en lisant le post d'un des modérateurs de Livraddict que j'ai découvert Seriebox, un endroit de la même trempe mais pour tout ce qui est série - film - anime, là aussi, j'y vois une belle occasion de découvrir des perles rares. Néanmoins, je trouve que Seriebox est moins facile d'utilisation que Livraddict et un peu moins joli. Enfin, ça vaut le coup d'y faire un tour !


04/11/2011

Benoîte Groult - Les trois quarts du temps.

Comment j'ai rencontré Benoîte Groult? Non, cher lecteur, je ne parle pas de rencontrer le boucher au coin de la rue mais plutôt de comment j'ai reconnu son enseigne. Ouais, pas très parlant comme exemple. C'est dans un documentaire sur le nazisme que je l'ai vue apparaître pour la première fois. Je n'ai toujours pas très bien compris ce qu'elle faisait dans un tel documentaire (mis à part le fait qu'elle ai vécu la guerre) mais j'ai trouvé que son mini discours avait un petit quelque chose d'attirant. En tout cas, j'ai levé le nez de mon bouquin pendant qu'elle parlait, grand signe d’intérêt de ma part. Et puis sa seconde apparition se fit sous forme d'un gros livre, dans les rayons de ma librairie Oxfam adorée. Et me voilà partie pour 542 pages, le genre de livre que j'aurais aimé traduire (et ce, de par mon métier, non par passion. Mais c'est du passé!) : les trois quarts du temps. Probablement pas son œuvre la plus connue mais tout à fait respectable.

"Romanesque traversée d'un destin semé d'impasses et d'illusions, mais aussi de passion et bonheurs: à travers les trois générations qu'elle évoque, de 1913 à nos jours, c'est tout le destin de la femme au xxe siècle que Benoîte Groult nous dévoile de façon magistrale." Ainsi est décrit le seul semblant de résumé sur le livre.

Mes extraits préférés (malheureusement je n'ai pas le temps de tous les recopier):

"Ses yeux s'écarquillèrent: ce corps d'homme déjà suffisamment inquiétant était affligé d'un appendice absolument extravaguant. Jeanne n'avait surement jamais vu ça! Le zigouigoui, comme son nom l'indiquait, le seul qu'elle connût d'ailleurs, ne pouvait être qu'une mignonne pendeloque et non ce machin oblong, rougeâtre et tuméfié, qui tenait debout tout seul et ne semblait pas faire partie du corps d'Adrien. Tous les hommes n'avaient pas ça, ça se saurait. Et puis comment le caseraient-ils dans un pantalon? Non, son mari avait une anomalie, comme Cyrano. Ou un abcès. Voilà. Ça ne pouvait être qu'un abcès le pauvre. Le jour de son mariage!"

"C'est ce qu'il y a de plus terrible dans la vie de famille: ne jamais pouvoir effacer son ardoise. On traine son enfance comme un boulet et les parents vous ligotent en vous rappelant sans cesse vos antécédents. La merveille avec toi, c'est que tu ne sais pas quelle petite fille j'ai été."


Je ne peux pas dire que je suis complètement dingue de ce livre, il est très long, parfois trop. Certains passages sont tirés en longueur par des descriptions bien souvent inutiles mais il a l'avantage de nous donner une bonne idée des personnages, on entre dans leur vie, leur intimité et on devine au fil des pages quels sont leur traits de caractère. Par contre, ce que j'ai vraiment adoré c'est la lente évolution d'une femme qui, visiblement, était née pour servir de soubrette et de racle merde aux hommes mais qui fini par prendre une certaine indépendance et "se venge de la vie". Par moment, j'avais vraiment envie de crier sur le livre "mais bon dieu, te laisse pas faire comme ça!". Et puis je me suis rendue compte que "quand on aime, on est toutes pareilles". Je ne sais pas si ces 542 pages ont changé ma façon d'être mais elles m'ont fait du bien.

01/11/2011

Faites vous-mêmes votre malheur de Paul Watzlawick.

 Paul Watzlawick, membre fondateur de l'école de Palo Alto, est né en Autriche en 1921. Il est docteur en philosophie et a exercé la psychanalyse à Zurich. Vous situez le personnage et tout le monde est content ! Bref, Olga m'a gentiment prêté ce petit livre que j'ai trouvé plutôt agréable à lire. Mais comment prouver son efficacité sans en citer quelques passages? En effet, le titre n'est pas vendeur et c'est bien pour ça que je me rabats sur ces extraits. Bonne lecture !

"On est désormais suffisamment entrainé, et manifestement assez talentueux, pour passer du corps au monde extérieur. On commencera par les feux réglant la circulation. On aura sans doute déjà remarqué leur tendance à demeurer au vert tant qu'on en est éloigné, pour passer brusquement à l'orange puis au rouge à l'instant même ou l'on s'en approche. Si l'on parvient à résister à la voix de la raison, qui souffle qu'en moyenne on doit rencontrer autant de feu verts que de rouges, on est sur la bonne voie. Il ne reste plus, sans trop savoir comment, qu'à s'arranger désormais pour additionner tous les nouveaux feux rouges à ceux qui ont déjà contraint à s'arrêter dans le passé, tandis que les feux verts cesseront tout bonnement d'impressionner la conscience. Très vite, un soupçon prendra corps dans l'esprit: on se heurte à des pouvoirs hostiles et inconnus dont les manigances , loin d'être limitées au territoire de la ville, voire de la région dont on est originaire, ont la faculté de suivre partout leur victimes, fût-ce à Oslo ou Los Angeles. Ceux d'entre les lecteurs qui ne conduisent pas pourront découvrir que leur file d'attente à la poste ou à la banque est toujours celle qui avance le plus lentement ou que leur avion décolle toujours de la porte d'embarquement la plus éloignée du comptoir d'enregistrement. "

[ Dans le livre, extrait de George Orwell - Revenge is Sour ]
"Il serait absurde de reprocher à un juif, autrichien ou allemand, de vouloir se venger des nazis. Dieu sait ce que les griefs de cet homme-là en particulier pouvaient être, quels comptes il avait à régler; très vraisemblablement, sa famille entière avait été assassinée; et, d'ailleurs, un coup de pied décoché en passant à un prisonnier (le nazis) est vraiment bien minuscule comparé aux atrocités du régime hitlérien. Mais ce que cette scène, comme bien des choses vues en Allemagne, m'a permis de comprendre, c'est que la notion même de vengeance et de punition n'est qu'une rêverie puérile. A proprement parler, la vengeance n'existe pas. La vengeance est un acte que l'on brûle de commettre alors que l'on est impuissant et parce que l'on est impuissant: dés que le sentiment d'impuissance disparaît, le désir de vengeance s'évapore avec lui."

"Comme nous l'avons vu dans l'introduction, il est à tout le moins difficile, sinon impossible, de définir le bonheur et la satisfaction en termes positifs. Mais voilà qui ne devrait pas dissuader les parangons de vertu de leur attribuer un caractère négatif. Comme le lecteur le sait probablement déjà, la devise officieuse du puritanisme est: "fais ce que tu voudras, à condition de n'en tirer aucun plaisir." Et il existe effectivement des gens qui jugent indécent de prendre plaisir à quoi que ce soit dans un monde tel que celui où nous vivons aujourd'hui. Et, certes, il devient difficile de jouir ne serait-ce que d'un verre d'eau à l'instant où l'on sait qu'un demi-million de civils innocents sont en train de mourir de soif dans la moitié occidentale de Beyrouth. Mais, à supposer même que le bonheur mondial soit pour demain, les pessimistes calvinistes auraient encore des raisons d’espérer. Ils pourraient toujours avoir recours à la recette de Laing en reprochant à leurs interlocuteurs innocemment heureux: "comment oses-tu t'amuser alors que le Christ est mort sur la croix pour ton salut? Tu crois qu'il s'amusait, lui?" Le reste n'est plus que silence gêné."

~ Ça m'a donné envie de lire un autre de ses livre : Comment réussir à échouer (on me reconnait bien là). Et aussi Est-ce que tu m'aimes? *vraiment de Ronald Laing.

20/10/2011

Les hommes sont intéressants.. de loin.

Ce soir, je me fais profondément chier. C'est pourquoi je m'apprête à écrire un de ces articles stupides qui me font passer le temps. Beaucoup voudront me remettre sur le droit chemin en me rappelant que je devrais plutôt travailler. Haha sérieusement. Vous êtes mignons.

Ce soir, donc, je m'attaque à mon sujet préféré : les hommes. Oui, encore. Mais quel vaste sujet d'étude ! Enfin, quand je dis vaste, c'est probablement plus pour leur nombre (supérieur au nôtre) d'imbéciles que mes conquêtes. Désolée messieurs, mais vous avez (trop) souvent l'art de me saouler. Au lieu de pousser une gueulante de plus sur la toile, je compte simplement faire un échantillon des pires plans drague qu'on m'ait fait. Parfois, je me demande vraiment si vous n'êtes pas réellement persuadés qu'on doit vous adorer pour vous être donné la peine de nous draguer. J'en pleurerais si mes glandes lacrymales étaient aussi ironiques que moi. Aujourd'hui, par exemple, j'étais tranquillement assise dans le train quand trois adolescents (avec boutons et cheveux gras, oui, personne n'y échappe) sont venu s'asseoir pas loin. Rien de dérangeant jusqu'au moment où, lors d'une de leur disputes/bagarres (irais-je jusqu'à imaginer qu'ils tentaient d'attirer mon attention?), l'un d'eux vienne s'asseoir à coté de moi en beuglant comme un veau "j'm'assieds à coté de la d'moiselle parce qu'elle, elle est gentille au moins". Mon pauvre gars, si tu savais. Je lance un regard de chat sauvage vers la bande en question. Mon calvaire aurait pu s'arrêter à ce petit rondouillard, mais non, la vie serait tellement facile sinon ! Il a fallut subir leurs tentatives de.. de quoi, je ne sais pas. Je vais plutôt rendre à César ce qui appartient à César en citant les dires :

- Tain mec tu portes un serre-tête c'est vraiment la loose! (je me prosterne devant la pertinence de cette remarque).
- Ouais mais la demoiselle préfère les cheveux propres! Donc moi! (Probablement, mais je n'aime pas le blanc du jambon mon garçon).
- Nan parce que j'ai plus de style, moi. (Ma foi, quitte à choisir entre la peste et le choléra..)
- Hein ouais que j'suis mieux mamzelle?
- Je dois vraiment choisir? (usant et abusant de mon air gentiment gêné)
- Hahah ça veut tout dire mec!
- Ta gueule putain!

~bagarre~

En ce qui me concerne, je devais descendre à l'arrêt suivant, paix à mon âme et à mon incapacité, en ce jour froid mais ensoleillé, de révéler à ces gamins le fin fond de ma pensée. Pourtant il me semble que je devrais plus souvent utiliser la méthode d'Olga, ma foi très convaincante et radicale :

- Hé ma belle, t'as pas de l'argent pour mon parking?
- J'ai une tête à avoir une voiture?!

Propre, net, aucun saignement, le patient rentre chez lui avec une légère cicatrice à l'égo. C'est de l'art. Et pourtant, je n'arrive jamais à être assez froide car, il y a deux ans, alors que je prenais le train pour Bruxelles, un type me collait constamment dans la gare. Je pouvais changer de place autant de fois que je le voulais, il me suivant, restant debout comme un gendarme en alerte. Au bout d'un moment, je décide d'aller sur le quai en pensant (bien naïvement) qu'il allait comprendre et me laisser partir tranquillement. Ben non. Ce con m'a aussi suivie sur le quai. Puis une fois qu'il fut en position de me parler, probablement pressé par l’imminence de l'arrivée du train, le type s'empresse de clapoter sur son gsm et de me le tendre en me demandant (à toute vitesse) de lire.

"Vs etes joli. ne soyer pas mechante svp." 

Le silence fut, un ange passa (au moins trois fois, j'ai envie de dire) et je n'ai rien trouvé de mieux à dire que "je sais, merci". Il a continué à me suivre, je devenais folle et j'ai fini par croire que Dieu ou n'importe quelle force surnaturelle me punissait pour ma réponse. Quoi qu'il en soit, il ne m'a pas suivie jusqu'à Bruxelles, le monde est sauvé d'un homicide ferroviaire.

Bref, je pourrais continuer longtemps, vous rappelez le nombre de fois où j'ai entendu "Hé mamzelle, j'habite à Bruxelles!" (et que j'ai eu envie de lacher "t'es sur? Ou t'habites à Tournai?" Jeu de mot pourri.), me plaindre de ceux qui envoient 94648 sms et qui, même sans réponse, continuent à insister, ceux qui voient bien que tu n'es pas intéressée mais qui persistent à croire qu'ils ont une chance, ceux qui se font des films énormes dés que tu leur dis deux mots ou, pire que tout, ceux qui s'offusquent et font un drame lorsque tu ne veux pas accepter leur rendez-vous ou leur tentative de "mise en couple". Non les garçons, je ne suis pas intéressée. Je ne le suis plus. Vous avez gagné, je me voue corps et âme à ma bibliothèque, à défaut d'avoir un dieu digne de ce nom. Bonne soirée à tous.


NB: Ma conscience me titille une fois de plus. Alors je mets un point d'honneur à ajouter ceci à l'article : Oui, des imbéciles il y en a beaucoup. Oui, ces imbéciles ont eu des enfants, notamment des femelles qui, du fait de l'imbécilité parentale-masculine, ont été affectées elles-mêmes du syndrome d'Imbécile (homme connu pour son incapacité à agir intelligemment et qui a trouvé, sans en avoir conscience, le mal du XXIe siècle, merci-bonsoir). Nous avons donc, dans notre gente, une légère marge de connerie aussi. Je l'admet. On peut lancer le banal "on est tous le con de quelqu'un" aussi si vous le souhaitez. Mais ce que je tenais vraiment à préciser, c'est l'infime pourcentage de non-pourceaux doté d'une intelligence et d'un jugement égale au nôtre, ce qui m'apporte un réconfort quant à l'idée d'un futur possible pour l'univers. Il y a des hommes bien, je l'accorde volontiers. Et je suis toujours prête à m'en faire de proches amis. :)

Je terminerai sur des paroles pleines de sens d'une chanson que je me suis passée en boucle durant la rédaction de ce post et qui semblent être la réponse à beaucoup de nos interrogations au sujet de la gente masculine :

"Why did my penis cross the road? To get to the other vagina"


Vidéo aidant à la méditation.

(Merci Moreas, tu ne m'as pas inspiré l'article mais tu as trouvé une jolie vidéo pour l'illustrer :P)

14/10/2011

Siddhartha de Hermann Hesse : un livre qui ferait du bien à certains.

Je me suis jetée sur ce livre quand j'ai su que Henry Miller le considérait comme une nouvelle bible. N'ayant jamais lu cette dernière, je ne pourrais pas vous donner mon point de vue sur la question mais une chose est certaine, Siddhartha est un récit fascinant. Classé dans les romans philosophiques, Siddhartha nous parle de l'amour, l'amour sous toutes ses formes. Le mieux est encore de citer quelques passages qui m'ont touchée.

"Dés cet instant, Siddhartha cessa de lutter contre le destin; il cessa de souffrir. Sur son visage fleurissait la sérénité du Savoir auquel nulle volonté ne s'oppose plus, du savoir qui connaît la perfection, qui s'accorde avec le fleuve des destinées accomplies, avec le fleuve de la vie, qui fait siennes les peines et les joies de tous, qui s'abandonne tout entier au courant et désormais fait partie de l'Unité, du Tout."

"C'est pourquoi j'ai l'impression que ce qui est, est bien; je vois la Mort comme la Vie, le péché comme la Sainteté, la prudence comme la Folie, et il doit en être ainsi de tout; je n'ai qu'à y consentir, qu'à le vouloir, qu'à l'accepter d'un cœur aimant. En agissant ainsi, je ne puis qu'y gagner sans risquer jamais de me nuire. J'ai appris à mes propres dépens qu'il me fallait pécher par luxure, par cupidité, par vanité, qu'il me fallait passer par le plus honteux des désespoirs pour réfréner mes aspirations et mes passions, pour aimer le monde, pour ne pas le confondre avec ce monde imaginaire désiré par moi et auquel je me comparais, ni avec le genre de perfection que mon esprit se représentait; j'ai appris à le prendre tel qu'il est est, à l'aimer et à en faire partie."

En l'ayant fini, j'ai eu envie de le mettre entre les mains de certains, surtout ceux qui se permettent de mépriser les gens pour leur différences, ceux qui sont profondément persuadé de leur supériorité ou encore ceux qui sont incapables d'aimer mais aussi à ceux que j'apprécie, les personnes qui savent, tout simplement. (non, il me manque pas de mot à cette phrase :D)



02/10/2011

Henry Miller - Mon vélo et autres amis.

Oxfam solidarité - Rue de la clef 37 à Mons
D'accoooord, d'accord, une fois de plus je me refuse à vos bons conseils en ne lisant que les petites œuvres passe-partout de Miller. Juste avant la rentrée, j'avais un petit coup de déprime et dans ces cas-là, il n'y a rien de mieux à faire pour moi que de me plonger dans un livre. Comme j'étais une fois de plus à court d'argent, je suis allée à la librairie Oxfam de Mons [plus d'infos] où je peux vraiment trouver tout et n'importe quoi pour quelques euros. Alors comme d'habitude, j'ai foncé vers la lettre B de Bukowski, meilleur remède contre le coup de mou. Malheureusement, personne n'a eu la bonté de léguer ses chefs-d’œuvres au magasin donc j'ai bien dû errer entre les rayons pendant vingt minutes quand mes yeux se sont posé sur quelques livres de Miller. J'avais le choix entre Tropique du Cancer et Mon vélo et autres amis. On m'a tellement recommandé Tropique du Cancer que j'ai peur d'en être déçue, alors pour l'instant je me concentre sur le reste de son œuvre, histoire de mieux connaitre la bête. He. Alors je me jette sur Mon vélo et autres amis. Bizarrement, le libraire me semble hyper sympathique en voyant ce que j’achète. On commence à discuter et je découvre un homme plein de bon sens dont les paroles ont su me remettre d'aplomb. Il y a des rencontres qui font du bien, celle-ci en est une. Je me demande si ce n'est pas ce livre qui me porte chance.

Quand j'ai commencé la lecture, j'étais en brouille avec une amie. Pas de quoi tuer un chat, évidemment mais je me voyais mal lui pardonner son manque total d’intérêt pour les autres et sa vision à sens unique de l'amitié. Au fil des pages, Henry nous dresse le portrait de ses amis proches mais aussi de personnes qu'il a côtoyé de façon très éphémère, des rencontres comme j'en ai faite à la librairie. A chaque personnage, je découvrais qu'on pouvait apprécier énormément ses amis tout en se rendant compte de leur défauts (aussi énormes soient-ils) et pourtant les accepter tels qu'ils sont. Ça m'a fait réfléchir un moment, j'ai pensé à reprendre contact avec mon amie mais je voulais finir le livre avant. Heureusement que je n'ai pas empoigné mon téléphone plus tôt. En effet, après une dizaine de pages, je me rendais compte d'un deuxième fait important : ses amis ont été présents pour lui. Et il l'explique de façon merveilleuse. J'ai aussi essayé de dresser un portrait de mon amie, elle avait beaucoup de défauts c'est vrai mais elle pouvait avoir aussi de grandes qualités. Toutefois, il manquait l'ingrédient de base de toute relation : la présence. A mon grand désarroi, je ne retrouve que trop peu d'instant où elle fut réellement à mon écoute et c'est probablement pour ça que je ne souhaite pas revenir vers elle. Au fond, je suis heureuse pour elle et ne lui souhaite que du bien car c'était une belle rencontre. Je préfère laisser tomber l'affaire et de me concentrer sur les personnes que je peux considérer comme des amis.
En un sens, ce livre est un petit tournant dans ma vie. J'essaie d'être là pour les autres avant qu'ils ne doivent être là pour moi tout en sachant qu'ils le seront, j'essaie d'être une amie comme ce livre me l'a appris et je le conseille à tout ceux qui n'ont pas encore compris le vrai sens de l'amitié.

Henry Miller est capable d'écrire de très belles choses à propos des personnes qui lui sont chères. Ce livre est un petit bijou, quelque chose d'intime, de personnel et profondément chaleureux. J'ai apprécié chacun des portraits, chaque petite histoire ou voyage et je pense garder ce livre précieusement toute ma vie comme le souvenir d'une belle rencontre.

26/09/2011

Se mettre à la cuisine, partie 2.

Et cette fois je me suis aidée d'un vrai livre de cuisine, parce que les sites c'est bien mais parfois on y trouve des recettes.. de merde. Heureusement pour moi, mes parents sont accro aux recettes en tout genre, d'où ce petit bijou pour les babines qu'est le Larousse du chocolat !

Le livre est bien foutu dans l'ensemble et les préparations que nous avons testées ont toujours été une réussite. C'est peut être parce que nous choisissons les plus simples en général, ma sœur et moi ! ^^ Petit reproche par contre : le manque cruel de photo à coté des recettes, c'est vrai quoi, moi j'aime bien savoir à quoi va ressembler mon chef-d’œuvre et dans quoi j'investis mes tablettes de choco. u_u

Ne voulant pas refaire un énième gâteau Suzy (pour la petite histoire, le gâteau Suzy est devenu la préparation traditionnelle pour se remettre d'une rupture et croyez-moi, elle fonctionne à merveille. On dit merci à ma sœur pour cette trouvaille!) j'ai décidé de m'attaquer aux Brownies. Dans le livre ils ne proposaient que noix de pécan ou pistaches. J'en avais pas. Alors j'ai pris des noix (parce que ça, j'en ai une brouette remplie!) et j'ai remplacé, le tout à la même dose.

Pour environ 8 personnes pas trop gourmandes (sachant que ça se garde très bien au frigo):

- 140g de chocolat noir (dans l'idéal du 60% mais il n'est jamais interdit de varier).
- 120g de farine.
- 120g de noix en tout genre.
- 220g de beurre mou.
- 250g de sucre en poudre.
- 4 oeufs.


D'abord on préchauffe le four à environ 170°C.
On hache le chocolat grossièrement, mais c'est pas obligatoire, avant de le faire fondre dans une casserole au bain-marie (pour les débutants de chez débutants : deux casseroles, dans la plus grande vous mettez de l'eau puis vous y plongez la plus petite et c'est dans celle-là que va fondre le chocolat).
Ensuite, on met le beurre dans un plat où on va le rendre homogène avec un batteur (ou avec vos mains, si vous êtes fou), une fois fait on y ajoute le chocolat fondu, le sucre et les œufs. On mélange bien pour qu'il n'y ai aucun grumeaux (ça fait des trous dégueu dans les brownies sinon u_u). 
Après on ajoute farine et noix et on mélange bien. La pâte est alors épaisse mais reste plus ou moins liquide, c'est pas une pâte à pain quoi ! Donc pas de panique si ça coule un peu. Quand vous êtes satisfait par l’espèce de diarrhée produite, vous mettez ça dans un plat-plat (lolilol) et vous faites cuir pendant 20 à 25 minutes. Vers la fin de la cuisson, vérifiez que c'est bien ferme à l'intérieur avec une tige que vous allez planter dans le plat. Si la tige ressort pleine de chocolat fondu : c'est mauvais, il faut continuer à cuir. Si elle ressort avec quelques miettes : c'est ok! Ensuite vous laissez refroidir un peu, vous démoulez (re-lolilol) et dans l'idéal vous laissez reposer le tout une petite heure au frigo, ça donnera un bel aspect à vos brownies. 

Pour ma part, le résultat est étrange car je n'ai pas de plat à brownies. J'ai donc dû utiliser un moule à cake et ça mit le double du temps à cuir (obvious?). C'est la photo du lendemain, quand tout le monde s'est jeté dessus et que j'ai dû couper vite fait, mal fait. Soyez indulgents, ils sont tout de même délicieux :3

15/09/2011

Ghost Dog : la voie du samouraï.

Parce qu'après un article pourri sur la drague, je me devais de remonter un peu le niveau (heu?) en parlant d'un film que j'adore et qui ne manque pas de me faire chialer dans mes moments les plus sensibles. Je suis passionnée de tout ce qui concerne les samouraï, notamment leur philosophie (si on peut appeler ça ainsi) en grande partie grâce à ce film. C'est en le regardant pour la deuxième fois que je l'ai compris pleinement (ça, quand on joue au gameboy devant la télé, on risque pas de comprendre grand' chose!) et que j'ai été touchée par les nombreuses citations du Hagakure (sorte de guide/mode d'emploi spirituel pour guerrier).

Ghost Dog a été réalisé par Jim Jarmusch (qui a aussi réalisé Dead Man, un très beau film) et est sorti au cinéma en 1999. Pour résumer l'histoire rapidement : Ghost Dog, un tueur à gage du New-Jersey est employé par la mafia italienne du coin. S'inspirant du Hagakure, il vit reclus avec des pigeons (le petit wtf du film) et considère le parrain comme son maître (ce dernier lui a sauvé la vie quand il était gosse). Un jour, la fille du parrain est témoin d'un des meurtres de Ghost Dog, c'est pourquoi notre cher rital décide de se débarrasser de son fidèle serviteur. C'est très vague comme résumé mais si vous vouliez une histoire, il fallait télécharger le film au lieu de lire mon article.

Le personnage principal est interprété par le magnifique et spectaculaire Forest Whitaker, non pas celui qui doit courir mais celui qui a joué dans des films comme Platoon, Panic room et le Dernier roi d'Ecosse (pour n'en citer que trois parmi les 55 dans lesquels il apparait o_o). C'est un de mes acteurs favoris, il y en a beaucoup je sais mais celui-ci est vraiment un gros coup de cœur !

Pas au gout de tout le monde, les musiques du film ont pourtant rencontré un franc succès. J'aime avec modération. :)

Autre point fort du film (encore une fois) c'est le Hagakure. Je n'avais pas lu le livre, d'ailleurs j'ignorais qu'il existait vraiment mais en creusant un peu j'ai réussi à le trouver dans une édition spéciale Ghost Dog (Editeur Guy Trédaniel) avec Forest Whitaker en couverture et des images d'estampes à l’intérieur. Tout à fait différent que celui présenté dans le film, donc. Selon ma chère et tendre Wikipédia, il s'agit d'une compilation de pensée de Tsunetomo Yamamoto (plus connu en tant que Jōchō Yamamoto comme écrit sur le livre), pourtant, après première lecture, je me rend compte qu'il s'agit plutôt d'une compilation de pensées ET d'anecdotes tout à fait extérieures à l'écrivain (du style "un tel a dit que.."). C'est très facile à lire, on peut appliquer certains de ses "conseils" à la vie de tout les jours et permet d'affronter le quotidien avec plus de sérénité. Je le conseille vivement à tout les fanatiques de bonnes paroles (voire bonne résolutions).

Sinon, pour rester dans le tout samouraï, j'ai beaucoup aimé le Traité des cinq roues de Miyamoto Musashi qui suit le même concept que le Hagakure mais qui est plus structuré et complet. Il concerne plutôt les techniques de guerre et de combat mais peut s’avérer utile en affaire (voire dans vos disputes, qui sait).



Si vous connaissez des films ou des livres de ce genre, je suis plus qu’intéressée :)

31/08/2011

Lettre au père - Franz Kafka.

Ce petit ouvrage de très exactement 99 pages est une lettre que Kafka avait écrite à l'attention de son père mais qu'il ne trouva jamais le courage de lui envoyer. On ne peut que comprendre ce manque d'audace dés les premières lignes. En effet, qui aurait le cran d'étaler ainsi toute la complexité de ses rapports avec la personne qui l'a conçu? C'est un "récit" vraiment très poignant et difficile (pas difficile à lire mais plutôt à s'imaginer, enfin je me comprends). 
J'ai toujours vu Kafka comme un personnage complètement fou et solitaire, quelqu'un qui a ses lubies, ses "zines" et qui nous en fait part dans des histoires vraiment absurdes (La métamorphose et le Procès, pour ma part). Mais ici, j'ai eu le plaisir de le découvrir autrement. Ce n'est pas l'écrivain en marge de la société, abandonné de tous que je me figurais. C'était un homme assez bien entouré dont la famille était théoriquement (ou plutôt physiquement) unie. D'ailleurs il a presque eu une enfance ordinaire. Pourtant, il met le doigt sur quelque chose de particulier : on peut avoir manqué de rien et pourtant se sentir détruit. En expliquant les rapports qu'il entretenait avec son père, il nous rend compte de toute l'influence qu'une seule personne peut avoir sur une vie. D'ailleurs, cet ouvrage ne devrait pas être lu par les nouveaux papas car ils deviendraient à coup sur complètement fou et préféreraient s'enfuir plutôt que d'endosser une telle responsabilité. Il est plutôt à mettre entre les mains de tout ceux qui ne savent pas comment se comporter avec leur géniteur, peut-être comme exemple à ne pas suivre ou simplement pour se sentir moins seul dans leur désarroi. 
J'ai découvert un Kafka désespéré, paranoïaque, effrayé, toujours dans le doute et très peu sur de lui (ce qui a un coté très agaçant, je vous l'accorde). Quelqu'un dont le sentiment d'être un raté (sentiment largement entretenu par les propos de son paternel) a eu des répercutions tout au long de son existence et qui en a fait quelqu'un de malheureux jusqu'à la fin de ses jours (attention, ne pas prendre malheureux au pied de la lettre, il a eu de beaux jours aussi mais ne s'est jamais accompli comme il le désirait. Probablement par sa propre faute plus que celle de son père car au final, c'était de son propre ressort de vouloir s'en sortir au lieu de continuer à se morfondre. Mais bon.. Les gens et leur peur du changement..). Je ne passe pas en revue toute la lettre car il y a beaucoup de chose à dire et qu'il explique les implications de son éducation à bien des niveaux (mariage, religion, argent, choix du métier, etc) mais je le conseille vivement à ceux qui se sentent un peu paumé. Pour ma part, il m'a vraiment touchée.


Prochainement : Comment domestiquer son maître quand on est un chat (Monique Neubourg), Le livre coquin des filles (Candice Hill) ou Pourquoi j'ai mangé mon père (Roy Lewis). Je me tâte ! 

16/08/2011

Scum Manifesto de Valerie Solanas (et du temps à perdre entre deux cours).

Je farfouillais dans le tiroir de ma table de nuit en quête d'allumettes quand je suis retombée sur une pile de lettres entassées dans un livre. Après m'être coincée le bras dans ce fichu meuble (je vous laisse le soin de m'imaginer à quatre pattes, le bras plongé dans ce bazar, en train de jurer comme un poissonnier) j'ai enfin su extirper le bouquin de tout ce bordel. Oh, surprise, un cadeau d'un ami ! [fine tartine de souvenirs] Certainement offert dans le but de me prévenir que tout les hommes sont des connards (mais ça mon cher, je le savais déjà). J'ai apprécié la lecture et je l'apprécie encore plus à présent.
Bon, pour ceux qui ne connaissent pas cette tendre Valérie, je vous laisse voyager sur wikipédia ou n'importe quel autre site qui vous dira qu'elle " est née le 9 avril 1936 à Ventnor City  (New Jersey, États-Unis), décédée le 26 avril 1988 à San Francisco (Californie), est une féministe américaine, connue pour son pamphlet SCUM Manifesto. Elle s'illustra également en essayant de tuer l'artiste américain Andy Warhol." Vous situez le personnage? Bien. 

Scum manifesto est un pamphlet féministe (non, c'est vrai?) qui a pour but de pousser les plus naïfs esprits à la révolution contre le sexe masculin (et la société en générale hein, autant tout faire d'un coup). Je le conseille vivement à toutes celles qui : ont dû subir les états d'esprits les plus lourds d'un paternel à la dérive, qui ont dû subir les petits copains imbéciles, qui ont été cocu (j'allais ajouter "sans raison valable" mais ne trouvant pas de raison valable je préfère m'abstenir), qui ont été battues, qui se font régulièrement draguer par la lie du sexe opposé, bref pour toutes celles qui ont eu l'intelligence de se rendre compte qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre et que la phrase toute faite de "tous des connards sauf papa" ne peut exister car les papas sont aussi des connards à leur façon (aime-moi papaaaaaa).
Alors pour ce qui est de son analyse, ma foi, trèèèès pointue du statut biologique de l'homme, je n'ai pas du tout accroché. Enfin, ça m'a fait rire mais comme il en faut très peu pour me décrocher un sursaut de joie, ce n'est pas forcément glorieux.
« Le mâle est un accident biologique ; le gène Y (mâle) n'est qu'un gène X (femelle) incomplet, une série incomplète de chromosomes. En d'autres termes, l'homme est une femme manquée, une fausse couche ambulante, un avorton congénital. Être homme c'est avoir quelque chose en moins, c'est avoir une sensibilité limitée. La virilité est une déficience organique, et les hommes sont des êtres affectivement infirmes. »

Oui, Valérie, je me suis fait la même remarque lors de mon cours de biologie en cinquième année ("hé mais en fait il vous manque une branche") mais Freud n'est pas de cet avis (voir le complexe d'Oedipe sur l'enfant de sexe féminin et son sentiment d'être incomplète), quant à moi, je ne pense pas que la probable infériorité de nos compagnons ait un quelconque rapport avec ce manquement.
Ensuite, ses considérations sont notre société me laissaient un peu partagée. Oui, elle a raison sur beaucoup de points mais c'est bien là le discours général d'une féministe. Alors je me suis un peu endormie sur cette partie comme devant un film que j'ai vu trois fois, 'voyez? Mais on apprécie toujours le spectacle de Don Quichotte devant son moulin. Au moins, elle s'est exprimée.

Moi ce que j'ai vraiment aimé c'est la solution qu'elle propose : 
« Les hommes irrationnels, les malades, ceux qui essaient de nier leur sous-humanité, en voyant les SCUM arriver sur eux comme une lame de fond, hurleront de terreur et s'agripperont aux Gros Lolos tremblotants de Grosse Mamma, mais les lolos ne les protégeront plus contre SCUM et Grosse Mamma s'accrochera à Gros Père qui sera recroquevillé dans un coin et chiera dans son slip dynam. Les hommes rationnels, eux, ne se débattront pas, ils ne lanceront pas de ruades, ne provoqueront pas de brouhaha pénible, ils resteront sagement assis, détendus, ils profiteront du spectacle et se laisseront dériver jusqu'à leur destin fatal. »

D'accord, c'est radical mais quand vous ne pouvez plus sortir de chez vous sans être soumise au jugement du pénis de nos congénères, vous vous laissez facilement aller à des envies meurtrières.  Bien sûr, elle ne parle pas de ça à la base mais c'est mon sentiment. Certains individus devraient être soit éduqués différemment, soit mis au bûcher pour absence totale d'esprit. 
Néanmoins, à quoi passerions-nous notre temps sans les hommes? De qui se plaindre? Qui engueuler? A qui demander d'aller chercher des fraises à 4h du matin parce que c'est romantique? (non, ça ne l'est pas mais on en est pas à ce débat). Et puis, admettez-le, il vous arrive aussi d'être profondément connes, mesdemoiselles. Je me retourne un peu contre les femmes et je me rends compte que Valérie en fait de même dans son pamphlet. Elle a raison en partie quand elle explique que la production de coconnes résulte d'un schème familiale stupide. On en revient donc au "papa, aime-moi" et au "ma fille, je ne suis pas fier de toi". (d'ailleurs, qui le serait?). Bref, j'aimerai me répandre sur le sujet comme une grosse baleine pendant des heures mais je n'en ai pas le temps. Je le conseille vivement aux filles de ma trempe (s'il en existe d'autres - mesdames, je vous plains) et aux personnes qui sauront le lire avec le recul nécessaire. Humour les amis, humour !

J'aime : les petites phrases choc mais merveilleuses du genre « Les hommes sont des Midas d'un genre spécial : tout ce qu'ils touchent se change en merde. »

J'aime pas : cette femme est folle.  


Bonne lecture.  :') 
 

15/08/2011

Lire aux cabinets de Henry Miller.

Je ne sais plus exactement ce qui m'a poussé vers ce livre (comme première raison valable, je ne vois que son horrible couverture rose qui vous donne la nausée après 2 secondes de contemplation), probablement le fait qu'un ami m'avait dit du bien de ce cher Henry et puis j'avais plus gros à lire donc je me suis dit que ce livre serait comme une praline avant le gâteau au chocolat (non, je ne suis pas en forme ce soir)

L'histoire en elle-même.. Il n'y en a pas. C'est juste un recueil de pensées sur le fait d'aller aux chiottes. Rien de bien passionnant ni de révélateur, ce livre ne changera pas votre vie, vous n'y serrez pas pendu corps et âme mais il aura la capacité de vous décrocher deux ou trois sourires. En effet, notre cher Henry se perd dans ses considérations les plus profondes sur le fait de faire la commission. Toutefois, si vous êtes inquiets sur le fait qu'on puisse rédiger 57 pages de "pourquoi, comment, que lire aux cabinets", sachez qu'à la page 53 il change vaguement de sujet (oui, c'est certes très court mais on appréciera le geste). Le livre reste quand même agréable à lire mais ce qui m'a dérangé (oh si peu!) c'est que j'avais l'impression de lire du Nothomb au masculin. Ne criez pas au sacrilège, c'est le seul de ses ouvrages que j'ai lu. Je ne peux donc parler que de celui-là. 

Bouquin pas indispensable mais tout de même amusant qui conviendrait parfaitement à ceux qui aiment lire sur les toilettes.

06/08/2011

Women de Charles Bukowski.


Je vais peut être surprendre, moi, la grande fan de Bukowski mais j'ai tout simplement détesté. Enfin, "détester", le mot est fort. Disons que je n'ai pas aimé et je me suis surprise à m'ennuyer voire même me perdre. "Pourquoi Nurihan, pourquoi tant de haine pour un livre rempli de femmes sous toutes leurs formes?" Heu.. Justement ! 
D'abord, l'édition Le Livre de Poche, on oublie. C'est tout simplement merdique. Je ne suis jamais vraiment exigeante, si au détour d'une page je trouve une petite faute. Ça arrive, n'est ce pas? Puis je ne suis pas spécialement fortiche en orthographe donc je suis forcée d'être indulgente. Pourtant ici, j'avais l'impression de lire le récit d'un Kev657 de Netlog. Sérieusement !  
"je me suis leve", "nous avons parle", ... C'est pas sérieux. 

J'ai aussi tiqué sur les erreurs flagrantes du traducteur. Même sans avoir lu la version originale, tu sais très bien que quand ils parlent de fumer un joint et que tu te surprends à lire qu'ils y mettent de la "merde", il y a comme une couille dans le pâté. Ensuite, tu comprends vite que 1) par merde il voulait dire shit 2) le traducteur doit soit être trop vieux jeu pour comprendre la chose, soit être un intello qui ne sort jamais de ses livres. Mais vu les remarques précédentes, je me pose des questions sur l'intelligence de cette personne. A moins que Systranet ou n'importe quel site de traduction y soit pour quelque chose... 
 Vive la qualité. Heureusement, je ne l'ai pas payé.
J'en viens au plus croustillant, l'histoire en elle-même. J'adore cet auteur, c'est vrai, il a le don de me faire rire et me rappelle mes états d'âme quand j'ai trop bu. J'aime cette façon très crue de décrire les choses, son absurdité générale et l'ambiance de ses livres. Jusque là je n'avais lu que des recueils de ses nouvelles, d'ailleurs je me demande si un seul de ses livres ressemble vraiment à une histoire suivie. Bref, c'est pas la question, ici il ne parle que de ses aventures. 382 pages de sexe, de femmes, de cris, de pleurs, de ruptures, de saloperies. 
Les 200 premières pages glissent comme dans du beurre mais je dois vous avouer qu'au bout de la cinquième conquête, je me sentais complétement paumée. Dee Dee, Sara, Lydia, Mercedes, Joanna, Tammie, Katharine,.. Qui est qui? A qui est cette chatte? Il est où là? A qui appartient la paire de fesses dont il parle?  

BON DIEU MAIS JE NE VOIS PLUS RIEN AVEC TOUTES CES PAIRES DE NICHONS, DE BRAS, DE JAMBES, DE FESSES, DE LÈVRES EN TOUT GENRE ! 

On se lasse vite de "Je la rencontre, on rigole, elle me plait, je la saute, elle devient folle, je me barre, je reviens, je la saute, elle se casse, j'en rencontre une autre". Toutes ces femmes ont beau être tres différentes les unes des autres, on en revient toujours au même point, à la même histoire, au même type complètement seul qui ne fait rien de sa vie. J'ai trouvé ça vraiment triste et ça m'a déçue. Je préfère largement quand il cogite un peu plus, ça le rend tellement sympathique. Ici, vous n'aurez que le récit d'un pénis affamé et qui n'envoie la purée qu'une fois sur six. Déception.

 Voilà, si vous devez lire un de ses livres, ne choisissez pas celui là. 

Maintenant, je suis sensée m'attaquer à un film tiré d'un de ses livres. Mais c'est plus fort que moi, je n'y arrive pas. J'ai pas spécialement envie de le regarder seule. Je devrais faire honneur à ce cadeau, je le ferai, j'attends juste le bon moment et peut être la bonne personne. En plus je n'ai plus de popcorn au sel. C'est fâcheux.

Sur ce, je retourne à mon syllabus de biologie et je vous supplie de m'emmerder le plus possible, ça me fait toujours chaud au cœur et je suis d'humeur rigolote ce soir. :)

06/07/2011

Torturez l'artiste de Joey Goebel.

Un petit effort durant les vacances :

Écrire un truc avec un minimum de sens. (j'entends d'ici les "j'rigole" du genre Borat). Comme je l'ai fini il y a quelques semaines et que certaines choses me restent encore en tête, je vais en parler (oui j'en viens au fait, merci ta gueule). Je ne sais pas par où commencer. Ça m'emmerde déjà ! J'prefere dire n'importe quoi.
C'est un livre gentiment prêté par Corentin (je vais devoir te le rendre d'ailleurs, sorry pour le retard, j'étais prise entre deux bières) qu'on avait compris, j'ai mis du temps à lire. Je m'attendais à une jolie histoire légèrement marrante avec une happy end. Ben non. Merde, j'étais déprimée. Enfin quoi, je vous parle déjà de la fin !
Donc ! Petit résumé sauce Nurihan du livre : l'Amérique fait de la merde niveau culturel (comment prendre un concept vieux comme le monde pour commencer une histoire \o/) et un type super riche (je ne sais plus qui ni pourquoi) décide de fonder une entreprise (ou quelque chose dans le genre) qui forme des artistes à être "bons". Pour les pousser à être les meilleurs et à créer quelque chose de "bon", elle engage des manager (ou presque..) qui vont passer leur temps à ruiner la vie de leur artiste. Le personnage principal se charge du petit Vincent, tue son chien (PAUVRE CHIEN), s'arrange pour qu'il n'ait pas d'amis (PAUVRES AMIS), fait en sorte que toutes ses copines finissent par le larguer de manière horrible (HEU.. VIE NORMALE) et autres petites saloperies dans le genre. Je n'en dit pas plus car j'ai déjà raconté la majeure partie du livre. 
Finalement, c'est pas si mal. Je me suis attachée au personnage de l'artiste (tout le monde s'y attache à ce petit con suicidaire - oups ! ) et je n'ai pas su m'empêcher d'être triste pour lui. Le début est plutôt "normal" et j'ai nettement préféré la fin où on voit enfin ce que l'artiste écrit (parce que oui, pendant tout le livre on vous dit que c'est génial ce qu'il fait mais vous ne lisez RIEN de lui.). Ça m'a fait rire en tout cas. 
Chouette livre pour passer le temps et merci à Corentin ! :)


Je viens de m'étouffer avec ma chique en lisant ça (trouvé ici) :

" Lire Guillaume Musso est-il aussi honteux? Est-on vraiment obligé d'opposer systématiquement la culture populaire et celle de l'élite ? Merde. Guillaume Musso écrit de manière simple. Ses histoires se lisent rapidement, et on n'a pas besoin de relire trois fois la même page pour être sûr d'avoir saisi le propos. Les personnages n'ont sans doute pas la psychologie de ceux de grands auteurs intellos, les histoires sont parfois cousues de fil blanc... Et alors ? Est-ce qu'on peut pas se régaler avec une pizza ? Faut-il forcément dîner dans un étoilé pour avoir l'impression d'avoir fait un bon repas ? Parfois, une cuisine simple et modeste, fut-elle un peu lourde sur l'estomac, réjouit tout autant les papilles. Désolée pour cette métaphore culinaire, sans doute due à la reprise récente de mon régime...
Guillaume Musso, c'est ça. Un plat de macaronis and cheese. On ne pourrait pas se contenter de manger uniquement des macaronis and cheese, tous les jours. Mais ça cale bien et on se régale .  "


Bon déjà, si elle est au régime on se doute bien qu'elle n'est pas très exigeante sur ce qu'elle bouffe et qu'en plus de ça, elle en bouffe des tonnes. 

"Est-on vraiment obligé d'opposer systématiquement la culture populaire et celle de l'élite ? "
Ben écoute, si tu veux mettre sur un pied d'égalité Musso et Zola, libre à toi mais je pense que c'est justement pour cette légère différence de qualité qu'on les oppose. Enfin je sais pas mais il y a un monde entre se vautrer dans la boue avec la grâce d'un suidé (en en tirant toutefois beaucoup de plaisir, je te l'accorde) et péter dans de la soie avec une coupette de champagne.

"Guillaume Musso écrit de manière simple. "
Effectivement. On ne peut faire plus simple. Mais à ce compte là, moi aussi je fais de la littérature prête à porter. Enfin, il faut aimer (et surtout supporter) lire une suite sans fin (quoi que non, heureusement, il y a une fin) de slogan publicitaires, de phrases toutes faites et de copier/coller des pires dialogues d'Amour, gloire et beauté. Mais merde ! En fait ce type est un génie ! Il arrive à faire un livre rien qu'en zappant devant la télé pendant deux jours ! C'est fantastique. Fallait y penser. J'avoue. Chapeau l'artiste. Je reviens, je vais vomir. 


"Ses histoires se lisent rapidement, et on n'a pas besoin de relire trois fois la même page pour être sûr d'avoir saisi le propos. "

Hum. Qu'elles se lisent rapidement, on s'en fou un peu non? Quoi que, le plaisir n'est-il pas de faire durer les bonnes choses? Ha oui, pardon. Qui a besoin de relire une page trois fois de suite pour la comprendre? A part pour les récits fantastiques de Meyer, je ne vois pas. Non, plus sérieusement, je vois juste que le début de la phrase justifie la seconde. Si on prenait le temps de lire correctement (à vitesse normale) ses histoires seraient plus longues (et encore plus chiantes) et on se rendrait compte à quel point elles sont merdiques. Voilà pourquoi ça plait tant : les gens qui n'ont pas l'habitude de lire (ou qui n'aiment pas vraiment ça) lisent très vite, sans prendre la peine de tout comprendre et bon, une fois l'effort fini, on se dit qu'on a pas fait tout ça pour de la merde donc on dit que c'est bien. Le livre est bien. "Oh et puis merde de toute façon j'ai rien compris". Ben oui.


"Les personnages n'ont sans doute pas la psychologie de ceux de grands auteurs intellos, les histoires sont parfois cousues de fil blanc... "

Les grands auteurs intellos. D'où vient ce mythe qui fait croire que parce qu'on est grand (reconnu, pardon), parce qu'on écrit bien ou parce qu'on est écrivain on est forcement intello?  Ils avaient juste le truc mais ça ne les rend pas spécialement intelligent. A moins qu'intello ai un sens qui m'échappe.. Bref.
Les histoires sont parfois cousues de fil blanc. LOL. Parfois? Si je veux jouer le jeu, je peux aussi me coucher sur la route, allumer des feux partout, poser 67 panneaux lumineux autour de moi, faire des tranchées et là encore, je n'atteindrai pas le niveaux de Musso question suspense. Mais bon, faut ce qui faut pour que les petites gens comprennent ce qu'il se passe (le tout en lisant très vite).



"Et alors ? Est-ce qu'on peut pas se régaler avec une pizza ? Faut-il forcément dîner dans un étoilé pour avoir l'impression d'avoir fait un bon repas ? "

Ha si, on peut, j'en sais quelque chose. Aller, pour ta jolie comparaison à la cuisine, je serai gentille. Pour moi, un repas est bon quand il a été bien préparé (ben quoi? C'est pas logique?). Pour reprendre l'option cuisine, je dirais que Musso c'est comme la cuisine au wok. Il jette tout ce qu'il trouve (et lui parait bon) dans le même plat et le fait cuir. Tout le monde sait le faire mais pour le réussir c'est tout autre chose. Enfin quoi, si je met tout ce que j'aime bouffer dans une casserole on obtiendrai du lait, du chocolat, du saucisson, du camembert, de la choucroute, des petits pois carotte avec de la mayonnaise, des sushis et de la soupe. Et vous trouverez ça bon peut être? (D'accord, les patates froides et le chocolat, c'était pas mal). Et tout dans le même plat, ça n'a aucune saveur. Et pour l'anecdote, on peut manger très mal dans un cinq étoiles (la paella de l'horreur).


"Parfois, une cuisine simple et modeste, fut-elle un peu lourde sur l'estomac, réjouit tout autant les papilles. "

Quand mon estomac est lourd, j'en oublie vite mes papilles. C'est peut être pas le lot de tout le monde mais j'en reviens au fait qu'un bon plat comme un bon livre se doit d'être préparé correctement (même si ça prend du temps).

"Guillaume Musso, c'est ça. Un plat de macaronis and cheese. On ne pourrait pas se contenter de manger uniquement des macaronis and cheese, tous les jours. Mais ça cale bien et on se régale. "

Vous savez donc tous que Musso est un plat de macaronis. Nous sommes heureux de l'apprendre. J'en remet une couche ou bien j'arrête? En fait, cet article commence à me déprimer mais je vais quand même vider mon sac. Tes macaronis-fromage, tu les prépares toi même? Si oui, tu peux dire que tu t'es régalé avec mais tu ne peux pas les comparer à Musso parce que lui ne prépare rien, il pioche dans ce qu'il trouve. Hop hop hop, c'est comme acheter du préparé, c'est pas spécialement bon. Alors si c'est juste bouffer pour bouffer que tu veux (d'où ton régime probablement) comme lire pour le principe de lire, d'accord, éclate toi. Mais viens pas dire que Musso c'est acceptable. Sinon, manger sa propre merde, ça cale bien aussi.




Voilà Musso, toi et moi c'est impossible.

09/05/2011

Hagakure.


J'avais envie d'en relire certains passages. Ce livre est toujours là quand je suis dans le doute. C'est un de mes bouquins les plus précieux, non pas qu'il coutait cher mais il vaut bien toutes les lumières du monde.


La première parole prononcée par un Samouraï, en quelque circonstance que ce soit, est extrêmement importante. Il révèle par cette seule parole toute sa valeur. En temps de paix, le langage signe la valeur. Mais, de même, par temps de trouble et de destruction, la grande bravoure peut se révéler par un seul mot. On peut dire alors que ce mot unique est la fleur de l'âme.

Possibilité d'en trouver une partie ici.

27/04/2011

Le Diable Amoureux - Cazotte [Extrait]





Le feu de ses regards si touchants, si doux, est un cruel poison. Cette bouche, si bien formée, si colorée, si fraiche, et en apparence si naïve, ne s'ouvre que pour des impostures. Ce cœur, si c'en était un, ne s'échaufferait que pour une trahison.

Le Diable amoureux