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03/03/2012

Foire du livre de Bruxelles 2012



C'est le come back de mon coté rat de bibliothèque c'est pourquoi je me suis empressée d'aller à la foire du livre de Bruxelles ce jeudi! 
Alors la foire du livre c'est, comme d'habitude, plein de dédicaces, des prix, des stands incroyables, etc mais moi ce qui m'intéressait vraiment c'est le stand d'Acte Sud. J'aime beaucoup leurs livres, surtout les couvertures et puis ils ont un petit truc spécial que je ne saurais expliquer. J'ai été plutôt sage cette année car je n'ai dépensé "que" 50€ (il faut compter que certains ouvrages coutent une vingtaine d'euros aussi). J'avoue, j'ai aussi craqué pour deux livres d'enfants mais ça, c'est mon petit secret.

Dostoïevski - Le rêve d'un homme ridicule.
Lassé du monde, détourné du suicide par une rencontre fortuite, le héros de ce monologue imprécatoire plonge dans un profond sommeil. Son rêve le conduit vers un univers utopique, un double de la terre mais sans le péché originel, un monde où les hommes vivent bons, libres et heureux. Et c'est l'occasion pour Dostoïevski de laisser libre cours à sa veine mystique, investissant son héros, de retour dans le quotidien des hommes après avoir touché de près l'idée du bonheur, d'une mission évangélique.

Praline Gay-Para - Contes curieux des quatre coins du monde.
Si d'une tradition à l'autre on trouve fréquemment des variantes d'un même conte, il en est certains qui frappent par leur singularité. Pralin Gay-Para a réuni ici des récits du monde entier, qui tous suscitent la surprise - par leur liberté de ton, leur impertinence, leur humour ou leur exubérante imagination. Ce recueil apporte ainsi la preuve que les contes n'ont jamais fini de nous émouvoir, de nous étonner, et que, même s'ils proviennent de la nuit des temps, ils parlent encore de nous aujourd'hui.

Yoko Ogawa - Parfum de glace.
A la mort de son compagnon, Ryoko réalise qu'elle ne savait rien de lui. Le jeune homme s'est suicidé dans son laboratoire de parfumeur, où il créait des fragrances exceptionnelles en combinant son incomparable mémoire olfactive à ses capacités scientifiques. Sur les lieux du drame, Ryoko trouve une disquette contenant quelques phrases énigmatiques. Incapable de faire le deuil de cet homme étrange, elle part à la rencontre de son passé.

Stéphane Bourgoin - Le livre noir des serial killers / Dans la tête des tueurs en série.
Plongeon abyssal dans la tête de tueurs en série: Stéphane Bourgoin, qui a rencontré plusieurs dizaines de ces "monstres", relate en détail leur histoire, retrace leur profil psychologique et analyse leur personnalité. Au total, une étude approfondie de la vie de six serial killers: du Vampire de Düsseldorf à l'Ogre de Santa Cruz, en passant par le Cannibal de Milwaukee. Âmes sensibles s'abstenir!


Le dernier étant une véritable brique, je pense que j'aurais de quoi faire pour plusieurs mois! (oui parce que je bosse mes cours entre temps hein - et j'me fais harceler pour boire un verre - CALORIIIIIES BONJOUUUUR). Et vous sinon, coté lecture? Du neuf?



18/12/2011

Livraddict & Seriebox

Grâce à Nadège, j'ai découvert Livraddict et Seriebox.

C'est en parcourant le blog de Nadège que j'ai découvert Livraddict, un site où l'on peut regrouper toutes nos lectures, partager nos critiques et faire de jolies découvertes via d'autres lecteurs. Outre un forum bien rempli (que j'ai vaguement parcouru par manque de temps), le site propose des fiches de lecture pour chaque livre noté avec des liens vers des critiques (blogspot et autres bidules), des récapitulatifs de nos lectures, le contenu de notre bibliothèque (pour autant qu'on se donne la peine de préciser ce qui s'y trouve). Bref, une façon de s'y retrouver (pratique pour les grands bordéliques dans mon genre) mais surtout pour partager nos petites découvertes. Je le conseille vivement à tout les amoureux de lecture car c'est l'occasion de faire quelques découvertes. En plus, il est possible d'entrer en partenariat avec des maisons d'édition pour lire leur dernières parutions (en contrepartie il faut faire une critique du livre, c'est plutôt sympa comme concept) -gratuitement-.

Et c'est justement en lisant le post d'un des modérateurs de Livraddict que j'ai découvert Seriebox, un endroit de la même trempe mais pour tout ce qui est série - film - anime, là aussi, j'y vois une belle occasion de découvrir des perles rares. Néanmoins, je trouve que Seriebox est moins facile d'utilisation que Livraddict et un peu moins joli. Enfin, ça vaut le coup d'y faire un tour !


04/11/2011

Benoîte Groult - Les trois quarts du temps.

Comment j'ai rencontré Benoîte Groult? Non, cher lecteur, je ne parle pas de rencontrer le boucher au coin de la rue mais plutôt de comment j'ai reconnu son enseigne. Ouais, pas très parlant comme exemple. C'est dans un documentaire sur le nazisme que je l'ai vue apparaître pour la première fois. Je n'ai toujours pas très bien compris ce qu'elle faisait dans un tel documentaire (mis à part le fait qu'elle ai vécu la guerre) mais j'ai trouvé que son mini discours avait un petit quelque chose d'attirant. En tout cas, j'ai levé le nez de mon bouquin pendant qu'elle parlait, grand signe d’intérêt de ma part. Et puis sa seconde apparition se fit sous forme d'un gros livre, dans les rayons de ma librairie Oxfam adorée. Et me voilà partie pour 542 pages, le genre de livre que j'aurais aimé traduire (et ce, de par mon métier, non par passion. Mais c'est du passé!) : les trois quarts du temps. Probablement pas son œuvre la plus connue mais tout à fait respectable.

"Romanesque traversée d'un destin semé d'impasses et d'illusions, mais aussi de passion et bonheurs: à travers les trois générations qu'elle évoque, de 1913 à nos jours, c'est tout le destin de la femme au xxe siècle que Benoîte Groult nous dévoile de façon magistrale." Ainsi est décrit le seul semblant de résumé sur le livre.

Mes extraits préférés (malheureusement je n'ai pas le temps de tous les recopier):

"Ses yeux s'écarquillèrent: ce corps d'homme déjà suffisamment inquiétant était affligé d'un appendice absolument extravaguant. Jeanne n'avait surement jamais vu ça! Le zigouigoui, comme son nom l'indiquait, le seul qu'elle connût d'ailleurs, ne pouvait être qu'une mignonne pendeloque et non ce machin oblong, rougeâtre et tuméfié, qui tenait debout tout seul et ne semblait pas faire partie du corps d'Adrien. Tous les hommes n'avaient pas ça, ça se saurait. Et puis comment le caseraient-ils dans un pantalon? Non, son mari avait une anomalie, comme Cyrano. Ou un abcès. Voilà. Ça ne pouvait être qu'un abcès le pauvre. Le jour de son mariage!"

"C'est ce qu'il y a de plus terrible dans la vie de famille: ne jamais pouvoir effacer son ardoise. On traine son enfance comme un boulet et les parents vous ligotent en vous rappelant sans cesse vos antécédents. La merveille avec toi, c'est que tu ne sais pas quelle petite fille j'ai été."


Je ne peux pas dire que je suis complètement dingue de ce livre, il est très long, parfois trop. Certains passages sont tirés en longueur par des descriptions bien souvent inutiles mais il a l'avantage de nous donner une bonne idée des personnages, on entre dans leur vie, leur intimité et on devine au fil des pages quels sont leur traits de caractère. Par contre, ce que j'ai vraiment adoré c'est la lente évolution d'une femme qui, visiblement, était née pour servir de soubrette et de racle merde aux hommes mais qui fini par prendre une certaine indépendance et "se venge de la vie". Par moment, j'avais vraiment envie de crier sur le livre "mais bon dieu, te laisse pas faire comme ça!". Et puis je me suis rendue compte que "quand on aime, on est toutes pareilles". Je ne sais pas si ces 542 pages ont changé ma façon d'être mais elles m'ont fait du bien.

01/11/2011

Faites vous-mêmes votre malheur de Paul Watzlawick.

 Paul Watzlawick, membre fondateur de l'école de Palo Alto, est né en Autriche en 1921. Il est docteur en philosophie et a exercé la psychanalyse à Zurich. Vous situez le personnage et tout le monde est content ! Bref, Olga m'a gentiment prêté ce petit livre que j'ai trouvé plutôt agréable à lire. Mais comment prouver son efficacité sans en citer quelques passages? En effet, le titre n'est pas vendeur et c'est bien pour ça que je me rabats sur ces extraits. Bonne lecture !

"On est désormais suffisamment entrainé, et manifestement assez talentueux, pour passer du corps au monde extérieur. On commencera par les feux réglant la circulation. On aura sans doute déjà remarqué leur tendance à demeurer au vert tant qu'on en est éloigné, pour passer brusquement à l'orange puis au rouge à l'instant même ou l'on s'en approche. Si l'on parvient à résister à la voix de la raison, qui souffle qu'en moyenne on doit rencontrer autant de feu verts que de rouges, on est sur la bonne voie. Il ne reste plus, sans trop savoir comment, qu'à s'arranger désormais pour additionner tous les nouveaux feux rouges à ceux qui ont déjà contraint à s'arrêter dans le passé, tandis que les feux verts cesseront tout bonnement d'impressionner la conscience. Très vite, un soupçon prendra corps dans l'esprit: on se heurte à des pouvoirs hostiles et inconnus dont les manigances , loin d'être limitées au territoire de la ville, voire de la région dont on est originaire, ont la faculté de suivre partout leur victimes, fût-ce à Oslo ou Los Angeles. Ceux d'entre les lecteurs qui ne conduisent pas pourront découvrir que leur file d'attente à la poste ou à la banque est toujours celle qui avance le plus lentement ou que leur avion décolle toujours de la porte d'embarquement la plus éloignée du comptoir d'enregistrement. "

[ Dans le livre, extrait de George Orwell - Revenge is Sour ]
"Il serait absurde de reprocher à un juif, autrichien ou allemand, de vouloir se venger des nazis. Dieu sait ce que les griefs de cet homme-là en particulier pouvaient être, quels comptes il avait à régler; très vraisemblablement, sa famille entière avait été assassinée; et, d'ailleurs, un coup de pied décoché en passant à un prisonnier (le nazis) est vraiment bien minuscule comparé aux atrocités du régime hitlérien. Mais ce que cette scène, comme bien des choses vues en Allemagne, m'a permis de comprendre, c'est que la notion même de vengeance et de punition n'est qu'une rêverie puérile. A proprement parler, la vengeance n'existe pas. La vengeance est un acte que l'on brûle de commettre alors que l'on est impuissant et parce que l'on est impuissant: dés que le sentiment d'impuissance disparaît, le désir de vengeance s'évapore avec lui."

"Comme nous l'avons vu dans l'introduction, il est à tout le moins difficile, sinon impossible, de définir le bonheur et la satisfaction en termes positifs. Mais voilà qui ne devrait pas dissuader les parangons de vertu de leur attribuer un caractère négatif. Comme le lecteur le sait probablement déjà, la devise officieuse du puritanisme est: "fais ce que tu voudras, à condition de n'en tirer aucun plaisir." Et il existe effectivement des gens qui jugent indécent de prendre plaisir à quoi que ce soit dans un monde tel que celui où nous vivons aujourd'hui. Et, certes, il devient difficile de jouir ne serait-ce que d'un verre d'eau à l'instant où l'on sait qu'un demi-million de civils innocents sont en train de mourir de soif dans la moitié occidentale de Beyrouth. Mais, à supposer même que le bonheur mondial soit pour demain, les pessimistes calvinistes auraient encore des raisons d’espérer. Ils pourraient toujours avoir recours à la recette de Laing en reprochant à leurs interlocuteurs innocemment heureux: "comment oses-tu t'amuser alors que le Christ est mort sur la croix pour ton salut? Tu crois qu'il s'amusait, lui?" Le reste n'est plus que silence gêné."

~ Ça m'a donné envie de lire un autre de ses livre : Comment réussir à échouer (on me reconnait bien là). Et aussi Est-ce que tu m'aimes? *vraiment de Ronald Laing.

14/10/2011

Siddhartha de Hermann Hesse : un livre qui ferait du bien à certains.

Je me suis jetée sur ce livre quand j'ai su que Henry Miller le considérait comme une nouvelle bible. N'ayant jamais lu cette dernière, je ne pourrais pas vous donner mon point de vue sur la question mais une chose est certaine, Siddhartha est un récit fascinant. Classé dans les romans philosophiques, Siddhartha nous parle de l'amour, l'amour sous toutes ses formes. Le mieux est encore de citer quelques passages qui m'ont touchée.

"Dés cet instant, Siddhartha cessa de lutter contre le destin; il cessa de souffrir. Sur son visage fleurissait la sérénité du Savoir auquel nulle volonté ne s'oppose plus, du savoir qui connaît la perfection, qui s'accorde avec le fleuve des destinées accomplies, avec le fleuve de la vie, qui fait siennes les peines et les joies de tous, qui s'abandonne tout entier au courant et désormais fait partie de l'Unité, du Tout."

"C'est pourquoi j'ai l'impression que ce qui est, est bien; je vois la Mort comme la Vie, le péché comme la Sainteté, la prudence comme la Folie, et il doit en être ainsi de tout; je n'ai qu'à y consentir, qu'à le vouloir, qu'à l'accepter d'un cœur aimant. En agissant ainsi, je ne puis qu'y gagner sans risquer jamais de me nuire. J'ai appris à mes propres dépens qu'il me fallait pécher par luxure, par cupidité, par vanité, qu'il me fallait passer par le plus honteux des désespoirs pour réfréner mes aspirations et mes passions, pour aimer le monde, pour ne pas le confondre avec ce monde imaginaire désiré par moi et auquel je me comparais, ni avec le genre de perfection que mon esprit se représentait; j'ai appris à le prendre tel qu'il est est, à l'aimer et à en faire partie."

En l'ayant fini, j'ai eu envie de le mettre entre les mains de certains, surtout ceux qui se permettent de mépriser les gens pour leur différences, ceux qui sont profondément persuadé de leur supériorité ou encore ceux qui sont incapables d'aimer mais aussi à ceux que j'apprécie, les personnes qui savent, tout simplement. (non, il me manque pas de mot à cette phrase :D)



02/10/2011

Henry Miller - Mon vélo et autres amis.

Oxfam solidarité - Rue de la clef 37 à Mons
D'accoooord, d'accord, une fois de plus je me refuse à vos bons conseils en ne lisant que les petites œuvres passe-partout de Miller. Juste avant la rentrée, j'avais un petit coup de déprime et dans ces cas-là, il n'y a rien de mieux à faire pour moi que de me plonger dans un livre. Comme j'étais une fois de plus à court d'argent, je suis allée à la librairie Oxfam de Mons [plus d'infos] où je peux vraiment trouver tout et n'importe quoi pour quelques euros. Alors comme d'habitude, j'ai foncé vers la lettre B de Bukowski, meilleur remède contre le coup de mou. Malheureusement, personne n'a eu la bonté de léguer ses chefs-d’œuvres au magasin donc j'ai bien dû errer entre les rayons pendant vingt minutes quand mes yeux se sont posé sur quelques livres de Miller. J'avais le choix entre Tropique du Cancer et Mon vélo et autres amis. On m'a tellement recommandé Tropique du Cancer que j'ai peur d'en être déçue, alors pour l'instant je me concentre sur le reste de son œuvre, histoire de mieux connaitre la bête. He. Alors je me jette sur Mon vélo et autres amis. Bizarrement, le libraire me semble hyper sympathique en voyant ce que j’achète. On commence à discuter et je découvre un homme plein de bon sens dont les paroles ont su me remettre d'aplomb. Il y a des rencontres qui font du bien, celle-ci en est une. Je me demande si ce n'est pas ce livre qui me porte chance.

Quand j'ai commencé la lecture, j'étais en brouille avec une amie. Pas de quoi tuer un chat, évidemment mais je me voyais mal lui pardonner son manque total d’intérêt pour les autres et sa vision à sens unique de l'amitié. Au fil des pages, Henry nous dresse le portrait de ses amis proches mais aussi de personnes qu'il a côtoyé de façon très éphémère, des rencontres comme j'en ai faite à la librairie. A chaque personnage, je découvrais qu'on pouvait apprécier énormément ses amis tout en se rendant compte de leur défauts (aussi énormes soient-ils) et pourtant les accepter tels qu'ils sont. Ça m'a fait réfléchir un moment, j'ai pensé à reprendre contact avec mon amie mais je voulais finir le livre avant. Heureusement que je n'ai pas empoigné mon téléphone plus tôt. En effet, après une dizaine de pages, je me rendais compte d'un deuxième fait important : ses amis ont été présents pour lui. Et il l'explique de façon merveilleuse. J'ai aussi essayé de dresser un portrait de mon amie, elle avait beaucoup de défauts c'est vrai mais elle pouvait avoir aussi de grandes qualités. Toutefois, il manquait l'ingrédient de base de toute relation : la présence. A mon grand désarroi, je ne retrouve que trop peu d'instant où elle fut réellement à mon écoute et c'est probablement pour ça que je ne souhaite pas revenir vers elle. Au fond, je suis heureuse pour elle et ne lui souhaite que du bien car c'était une belle rencontre. Je préfère laisser tomber l'affaire et de me concentrer sur les personnes que je peux considérer comme des amis.
En un sens, ce livre est un petit tournant dans ma vie. J'essaie d'être là pour les autres avant qu'ils ne doivent être là pour moi tout en sachant qu'ils le seront, j'essaie d'être une amie comme ce livre me l'a appris et je le conseille à tout ceux qui n'ont pas encore compris le vrai sens de l'amitié.

Henry Miller est capable d'écrire de très belles choses à propos des personnes qui lui sont chères. Ce livre est un petit bijou, quelque chose d'intime, de personnel et profondément chaleureux. J'ai apprécié chacun des portraits, chaque petite histoire ou voyage et je pense garder ce livre précieusement toute ma vie comme le souvenir d'une belle rencontre.

06/08/2011

Women de Charles Bukowski.


Je vais peut être surprendre, moi, la grande fan de Bukowski mais j'ai tout simplement détesté. Enfin, "détester", le mot est fort. Disons que je n'ai pas aimé et je me suis surprise à m'ennuyer voire même me perdre. "Pourquoi Nurihan, pourquoi tant de haine pour un livre rempli de femmes sous toutes leurs formes?" Heu.. Justement ! 
D'abord, l'édition Le Livre de Poche, on oublie. C'est tout simplement merdique. Je ne suis jamais vraiment exigeante, si au détour d'une page je trouve une petite faute. Ça arrive, n'est ce pas? Puis je ne suis pas spécialement fortiche en orthographe donc je suis forcée d'être indulgente. Pourtant ici, j'avais l'impression de lire le récit d'un Kev657 de Netlog. Sérieusement !  
"je me suis leve", "nous avons parle", ... C'est pas sérieux. 

J'ai aussi tiqué sur les erreurs flagrantes du traducteur. Même sans avoir lu la version originale, tu sais très bien que quand ils parlent de fumer un joint et que tu te surprends à lire qu'ils y mettent de la "merde", il y a comme une couille dans le pâté. Ensuite, tu comprends vite que 1) par merde il voulait dire shit 2) le traducteur doit soit être trop vieux jeu pour comprendre la chose, soit être un intello qui ne sort jamais de ses livres. Mais vu les remarques précédentes, je me pose des questions sur l'intelligence de cette personne. A moins que Systranet ou n'importe quel site de traduction y soit pour quelque chose... 
 Vive la qualité. Heureusement, je ne l'ai pas payé.
J'en viens au plus croustillant, l'histoire en elle-même. J'adore cet auteur, c'est vrai, il a le don de me faire rire et me rappelle mes états d'âme quand j'ai trop bu. J'aime cette façon très crue de décrire les choses, son absurdité générale et l'ambiance de ses livres. Jusque là je n'avais lu que des recueils de ses nouvelles, d'ailleurs je me demande si un seul de ses livres ressemble vraiment à une histoire suivie. Bref, c'est pas la question, ici il ne parle que de ses aventures. 382 pages de sexe, de femmes, de cris, de pleurs, de ruptures, de saloperies. 
Les 200 premières pages glissent comme dans du beurre mais je dois vous avouer qu'au bout de la cinquième conquête, je me sentais complétement paumée. Dee Dee, Sara, Lydia, Mercedes, Joanna, Tammie, Katharine,.. Qui est qui? A qui est cette chatte? Il est où là? A qui appartient la paire de fesses dont il parle?  

BON DIEU MAIS JE NE VOIS PLUS RIEN AVEC TOUTES CES PAIRES DE NICHONS, DE BRAS, DE JAMBES, DE FESSES, DE LÈVRES EN TOUT GENRE ! 

On se lasse vite de "Je la rencontre, on rigole, elle me plait, je la saute, elle devient folle, je me barre, je reviens, je la saute, elle se casse, j'en rencontre une autre". Toutes ces femmes ont beau être tres différentes les unes des autres, on en revient toujours au même point, à la même histoire, au même type complètement seul qui ne fait rien de sa vie. J'ai trouvé ça vraiment triste et ça m'a déçue. Je préfère largement quand il cogite un peu plus, ça le rend tellement sympathique. Ici, vous n'aurez que le récit d'un pénis affamé et qui n'envoie la purée qu'une fois sur six. Déception.

 Voilà, si vous devez lire un de ses livres, ne choisissez pas celui là. 

Maintenant, je suis sensée m'attaquer à un film tiré d'un de ses livres. Mais c'est plus fort que moi, je n'y arrive pas. J'ai pas spécialement envie de le regarder seule. Je devrais faire honneur à ce cadeau, je le ferai, j'attends juste le bon moment et peut être la bonne personne. En plus je n'ai plus de popcorn au sel. C'est fâcheux.

Sur ce, je retourne à mon syllabus de biologie et je vous supplie de m'emmerder le plus possible, ça me fait toujours chaud au cœur et je suis d'humeur rigolote ce soir. :)

06/07/2011

Torturez l'artiste de Joey Goebel.

Un petit effort durant les vacances :

Écrire un truc avec un minimum de sens. (j'entends d'ici les "j'rigole" du genre Borat). Comme je l'ai fini il y a quelques semaines et que certaines choses me restent encore en tête, je vais en parler (oui j'en viens au fait, merci ta gueule). Je ne sais pas par où commencer. Ça m'emmerde déjà ! J'prefere dire n'importe quoi.
C'est un livre gentiment prêté par Corentin (je vais devoir te le rendre d'ailleurs, sorry pour le retard, j'étais prise entre deux bières) qu'on avait compris, j'ai mis du temps à lire. Je m'attendais à une jolie histoire légèrement marrante avec une happy end. Ben non. Merde, j'étais déprimée. Enfin quoi, je vous parle déjà de la fin !
Donc ! Petit résumé sauce Nurihan du livre : l'Amérique fait de la merde niveau culturel (comment prendre un concept vieux comme le monde pour commencer une histoire \o/) et un type super riche (je ne sais plus qui ni pourquoi) décide de fonder une entreprise (ou quelque chose dans le genre) qui forme des artistes à être "bons". Pour les pousser à être les meilleurs et à créer quelque chose de "bon", elle engage des manager (ou presque..) qui vont passer leur temps à ruiner la vie de leur artiste. Le personnage principal se charge du petit Vincent, tue son chien (PAUVRE CHIEN), s'arrange pour qu'il n'ait pas d'amis (PAUVRES AMIS), fait en sorte que toutes ses copines finissent par le larguer de manière horrible (HEU.. VIE NORMALE) et autres petites saloperies dans le genre. Je n'en dit pas plus car j'ai déjà raconté la majeure partie du livre. 
Finalement, c'est pas si mal. Je me suis attachée au personnage de l'artiste (tout le monde s'y attache à ce petit con suicidaire - oups ! ) et je n'ai pas su m'empêcher d'être triste pour lui. Le début est plutôt "normal" et j'ai nettement préféré la fin où on voit enfin ce que l'artiste écrit (parce que oui, pendant tout le livre on vous dit que c'est génial ce qu'il fait mais vous ne lisez RIEN de lui.). Ça m'a fait rire en tout cas. 
Chouette livre pour passer le temps et merci à Corentin ! :)


Je viens de m'étouffer avec ma chique en lisant ça (trouvé ici) :

" Lire Guillaume Musso est-il aussi honteux? Est-on vraiment obligé d'opposer systématiquement la culture populaire et celle de l'élite ? Merde. Guillaume Musso écrit de manière simple. Ses histoires se lisent rapidement, et on n'a pas besoin de relire trois fois la même page pour être sûr d'avoir saisi le propos. Les personnages n'ont sans doute pas la psychologie de ceux de grands auteurs intellos, les histoires sont parfois cousues de fil blanc... Et alors ? Est-ce qu'on peut pas se régaler avec une pizza ? Faut-il forcément dîner dans un étoilé pour avoir l'impression d'avoir fait un bon repas ? Parfois, une cuisine simple et modeste, fut-elle un peu lourde sur l'estomac, réjouit tout autant les papilles. Désolée pour cette métaphore culinaire, sans doute due à la reprise récente de mon régime...
Guillaume Musso, c'est ça. Un plat de macaronis and cheese. On ne pourrait pas se contenter de manger uniquement des macaronis and cheese, tous les jours. Mais ça cale bien et on se régale .  "


Bon déjà, si elle est au régime on se doute bien qu'elle n'est pas très exigeante sur ce qu'elle bouffe et qu'en plus de ça, elle en bouffe des tonnes. 

"Est-on vraiment obligé d'opposer systématiquement la culture populaire et celle de l'élite ? "
Ben écoute, si tu veux mettre sur un pied d'égalité Musso et Zola, libre à toi mais je pense que c'est justement pour cette légère différence de qualité qu'on les oppose. Enfin je sais pas mais il y a un monde entre se vautrer dans la boue avec la grâce d'un suidé (en en tirant toutefois beaucoup de plaisir, je te l'accorde) et péter dans de la soie avec une coupette de champagne.

"Guillaume Musso écrit de manière simple. "
Effectivement. On ne peut faire plus simple. Mais à ce compte là, moi aussi je fais de la littérature prête à porter. Enfin, il faut aimer (et surtout supporter) lire une suite sans fin (quoi que non, heureusement, il y a une fin) de slogan publicitaires, de phrases toutes faites et de copier/coller des pires dialogues d'Amour, gloire et beauté. Mais merde ! En fait ce type est un génie ! Il arrive à faire un livre rien qu'en zappant devant la télé pendant deux jours ! C'est fantastique. Fallait y penser. J'avoue. Chapeau l'artiste. Je reviens, je vais vomir. 


"Ses histoires se lisent rapidement, et on n'a pas besoin de relire trois fois la même page pour être sûr d'avoir saisi le propos. "

Hum. Qu'elles se lisent rapidement, on s'en fou un peu non? Quoi que, le plaisir n'est-il pas de faire durer les bonnes choses? Ha oui, pardon. Qui a besoin de relire une page trois fois de suite pour la comprendre? A part pour les récits fantastiques de Meyer, je ne vois pas. Non, plus sérieusement, je vois juste que le début de la phrase justifie la seconde. Si on prenait le temps de lire correctement (à vitesse normale) ses histoires seraient plus longues (et encore plus chiantes) et on se rendrait compte à quel point elles sont merdiques. Voilà pourquoi ça plait tant : les gens qui n'ont pas l'habitude de lire (ou qui n'aiment pas vraiment ça) lisent très vite, sans prendre la peine de tout comprendre et bon, une fois l'effort fini, on se dit qu'on a pas fait tout ça pour de la merde donc on dit que c'est bien. Le livre est bien. "Oh et puis merde de toute façon j'ai rien compris". Ben oui.


"Les personnages n'ont sans doute pas la psychologie de ceux de grands auteurs intellos, les histoires sont parfois cousues de fil blanc... "

Les grands auteurs intellos. D'où vient ce mythe qui fait croire que parce qu'on est grand (reconnu, pardon), parce qu'on écrit bien ou parce qu'on est écrivain on est forcement intello?  Ils avaient juste le truc mais ça ne les rend pas spécialement intelligent. A moins qu'intello ai un sens qui m'échappe.. Bref.
Les histoires sont parfois cousues de fil blanc. LOL. Parfois? Si je veux jouer le jeu, je peux aussi me coucher sur la route, allumer des feux partout, poser 67 panneaux lumineux autour de moi, faire des tranchées et là encore, je n'atteindrai pas le niveaux de Musso question suspense. Mais bon, faut ce qui faut pour que les petites gens comprennent ce qu'il se passe (le tout en lisant très vite).



"Et alors ? Est-ce qu'on peut pas se régaler avec une pizza ? Faut-il forcément dîner dans un étoilé pour avoir l'impression d'avoir fait un bon repas ? "

Ha si, on peut, j'en sais quelque chose. Aller, pour ta jolie comparaison à la cuisine, je serai gentille. Pour moi, un repas est bon quand il a été bien préparé (ben quoi? C'est pas logique?). Pour reprendre l'option cuisine, je dirais que Musso c'est comme la cuisine au wok. Il jette tout ce qu'il trouve (et lui parait bon) dans le même plat et le fait cuir. Tout le monde sait le faire mais pour le réussir c'est tout autre chose. Enfin quoi, si je met tout ce que j'aime bouffer dans une casserole on obtiendrai du lait, du chocolat, du saucisson, du camembert, de la choucroute, des petits pois carotte avec de la mayonnaise, des sushis et de la soupe. Et vous trouverez ça bon peut être? (D'accord, les patates froides et le chocolat, c'était pas mal). Et tout dans le même plat, ça n'a aucune saveur. Et pour l'anecdote, on peut manger très mal dans un cinq étoiles (la paella de l'horreur).


"Parfois, une cuisine simple et modeste, fut-elle un peu lourde sur l'estomac, réjouit tout autant les papilles. "

Quand mon estomac est lourd, j'en oublie vite mes papilles. C'est peut être pas le lot de tout le monde mais j'en reviens au fait qu'un bon plat comme un bon livre se doit d'être préparé correctement (même si ça prend du temps).

"Guillaume Musso, c'est ça. Un plat de macaronis and cheese. On ne pourrait pas se contenter de manger uniquement des macaronis and cheese, tous les jours. Mais ça cale bien et on se régale. "

Vous savez donc tous que Musso est un plat de macaronis. Nous sommes heureux de l'apprendre. J'en remet une couche ou bien j'arrête? En fait, cet article commence à me déprimer mais je vais quand même vider mon sac. Tes macaronis-fromage, tu les prépares toi même? Si oui, tu peux dire que tu t'es régalé avec mais tu ne peux pas les comparer à Musso parce que lui ne prépare rien, il pioche dans ce qu'il trouve. Hop hop hop, c'est comme acheter du préparé, c'est pas spécialement bon. Alors si c'est juste bouffer pour bouffer que tu veux (d'où ton régime probablement) comme lire pour le principe de lire, d'accord, éclate toi. Mais viens pas dire que Musso c'est acceptable. Sinon, manger sa propre merde, ça cale bien aussi.




Voilà Musso, toi et moi c'est impossible.

09/05/2011

Hagakure.


J'avais envie d'en relire certains passages. Ce livre est toujours là quand je suis dans le doute. C'est un de mes bouquins les plus précieux, non pas qu'il coutait cher mais il vaut bien toutes les lumières du monde.


La première parole prononcée par un Samouraï, en quelque circonstance que ce soit, est extrêmement importante. Il révèle par cette seule parole toute sa valeur. En temps de paix, le langage signe la valeur. Mais, de même, par temps de trouble et de destruction, la grande bravoure peut se révéler par un seul mot. On peut dire alors que ce mot unique est la fleur de l'âme.

Possibilité d'en trouver une partie ici.

27/04/2011

Le Diable Amoureux - Cazotte [Extrait]





Le feu de ses regards si touchants, si doux, est un cruel poison. Cette bouche, si bien formée, si colorée, si fraiche, et en apparence si naïve, ne s'ouvre que pour des impostures. Ce cœur, si c'en était un, ne s'échaufferait que pour une trahison.

Le Diable amoureux

14/03/2011

Le Traité des cinq Roues de Musashi Miyamoto.



J'ai dévoré ce livre! Le style est vraiment très simple (par moment on peut même croire qu'il s'agit du langage d'un enfant) mais je suppose que c'est la traduction qui donne ce rendu ou simplement le fait qu'il se voulait ouvert à tout public. Il s'agit en grande partie d'un ouvrage destiné à la quête de la Voie, du maniement des armes et de diverses stratégies d'attaque / de guerre. Néanmoins, j'ai trouvé dans chacune de ses démonstrations une métaphore applicable aux situations du quotidien. Je pense que c'est, en partie, la volonté de l'auteur. C'est un peu comme un dictionnaire : on peut l'utiliser de plusieurs manières, pour trouver la signification d'un mot ou juste vérifier son orthographe par exemple. Les personnes assez intelligentes et ouvertes d'esprit y trouveront une pléiade de conseils et stratégie applicables en tout temps, un recueil de méthodes simples pour obtenir quelque chose de "l'ennemi". Je pense sincèrement à acheter d'autres ouvrages liés à cet auteur et je conseille les curieux d'en faire autant car il en vaut la peine :)