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29/09/2011

Les joies du service après-vente de la sncb.

Bien cool de devoir annuler un trajet. Déjà, vous avez bien la rage de ne pas partir mais en plus on vous annonce avec un grand sourire (pixelisé) que vous avez un temps limite d'annulation. Ho non? Alors c'est le stresse et la panique. Check le site, bien pourri au passage et là vous découvrez qu'il y a pleiiiin de façon d'annuler. Vous vous sentez soulagé et à mi-chemin vers la détente. Vous voulez faire ça au plus simple, via le service web où on vous annonce gaiment qu'il suffit de cliquer sur le dossier pour pouvoir l'annuler. LOL. Tout ce que vous pouvez voir sur le site de la sncb, c'est combien vous a couté le voyage et si vous l'avez payé. HAHAHAHA. Merci la sncb, j'étais pas au courant. ^^" Autre solution si vous ne voulez pas vous taper une gare internationale vers 5h du matin : appeler le service après vente. Bien entendu, entre parenthèses minuscules on vous prévient que c'est 30 cent la minute. Ben oui, faudrait pas abuser de leur service quand même, au prix où sont les billets. Gnii. Ensuite, c'est la guerre. Vous passez par toutes les langues possibles avant d'en arriver au français (et une minute de perdue, une !) vous tapez sur la bonne touche, on vous propose une tonne de service, même que ça met la blinde de temps pour écouter tout les intitulés (3 minutes de perdues) puis une fois dans la bonne option il y a encore un autre putain de menu qui te fait perdre encore plus de temps/argent. Gnii². Et finalement, paroles que vous buvez comme du petit lait "nous allons vous mettre en contact avec un agent". Waaaaah *.* j'atteins les hautes strates de la SNCB, le coeur de la ruche, une abeille parmi les fourmis. Heu.. bref. ça sonne. ça sonne. C'est l'heure de l'apéro, on bouffe une olive en pleurant sur la facture. C'est quand on s'y attend le moins que la bonne femme décroche et dit d'une voix très lente.. 

- service après-vente de la sncb-europe, bonjouuur.
- Bonjour, j'aimerais annuler mon aller-retour, comment je m'y prends?
- Donnez moi votre numéro de dossier.
- *******
- Bien, patientez.
- Encore?
- oui... Voilà.. C'est bien nouryaine Zumbra?
- Heu.. oui. Voilà, je voudrais annuler ça.
- Bien, vous avez les tickets en main là?
- Ben oui.
- Bien...
- Et donc?
- J'annule, j'annule.. *bruit de clavier*
- Et j'en fais quoi des billets?
- Vous les rendez.
- Oui, forcément, mais où?
- N'importe où.
- Soignies ça irait?
- Non.
- Heu.. Rixensart non plus?
- Une gare internationale.
- Mons !
- Oui. (je suis déçue, j'ai cru qu'elle allait dire bingo ><)
- Un délai précis pour les rendre?
- Pas vraiment.
- (là, tu mords tes lèvres jusqu'au sang et tu ajoutes, très exaspéré) obligatoirement avant l'heure d'embarquement?
- Non, vous avez deux mois pour récupérer votre argent.
- Ca va, ma mémoire tiendra le coup, merci-au'rvoir.

J'ai pas attendu la suite, ça coutait déjà bien trop cher à mon compte en banque. Voilà, c'était la dernière fois que je répondais aux demandes pressantes mais désorganisées de mes potes. A l'avenir, je veux un contrat qui stipule la présence obligatoire des deux partis le jour dudit voyage. Na.


Pour terminer en beauté.

31/08/2011

Lettre au père - Franz Kafka.

Ce petit ouvrage de très exactement 99 pages est une lettre que Kafka avait écrite à l'attention de son père mais qu'il ne trouva jamais le courage de lui envoyer. On ne peut que comprendre ce manque d'audace dés les premières lignes. En effet, qui aurait le cran d'étaler ainsi toute la complexité de ses rapports avec la personne qui l'a conçu? C'est un "récit" vraiment très poignant et difficile (pas difficile à lire mais plutôt à s'imaginer, enfin je me comprends). 
J'ai toujours vu Kafka comme un personnage complètement fou et solitaire, quelqu'un qui a ses lubies, ses "zines" et qui nous en fait part dans des histoires vraiment absurdes (La métamorphose et le Procès, pour ma part). Mais ici, j'ai eu le plaisir de le découvrir autrement. Ce n'est pas l'écrivain en marge de la société, abandonné de tous que je me figurais. C'était un homme assez bien entouré dont la famille était théoriquement (ou plutôt physiquement) unie. D'ailleurs il a presque eu une enfance ordinaire. Pourtant, il met le doigt sur quelque chose de particulier : on peut avoir manqué de rien et pourtant se sentir détruit. En expliquant les rapports qu'il entretenait avec son père, il nous rend compte de toute l'influence qu'une seule personne peut avoir sur une vie. D'ailleurs, cet ouvrage ne devrait pas être lu par les nouveaux papas car ils deviendraient à coup sur complètement fou et préféreraient s'enfuir plutôt que d'endosser une telle responsabilité. Il est plutôt à mettre entre les mains de tout ceux qui ne savent pas comment se comporter avec leur géniteur, peut-être comme exemple à ne pas suivre ou simplement pour se sentir moins seul dans leur désarroi. 
J'ai découvert un Kafka désespéré, paranoïaque, effrayé, toujours dans le doute et très peu sur de lui (ce qui a un coté très agaçant, je vous l'accorde). Quelqu'un dont le sentiment d'être un raté (sentiment largement entretenu par les propos de son paternel) a eu des répercutions tout au long de son existence et qui en a fait quelqu'un de malheureux jusqu'à la fin de ses jours (attention, ne pas prendre malheureux au pied de la lettre, il a eu de beaux jours aussi mais ne s'est jamais accompli comme il le désirait. Probablement par sa propre faute plus que celle de son père car au final, c'était de son propre ressort de vouloir s'en sortir au lieu de continuer à se morfondre. Mais bon.. Les gens et leur peur du changement..). Je ne passe pas en revue toute la lettre car il y a beaucoup de chose à dire et qu'il explique les implications de son éducation à bien des niveaux (mariage, religion, argent, choix du métier, etc) mais je le conseille vivement à ceux qui se sentent un peu paumé. Pour ma part, il m'a vraiment touchée.


Prochainement : Comment domestiquer son maître quand on est un chat (Monique Neubourg), Le livre coquin des filles (Candice Hill) ou Pourquoi j'ai mangé mon père (Roy Lewis). Je me tâte !