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24/01/2012

Downton Abbey (ma sauce anglaise du moment)


Ça faisait bien longtemps que j'avais abandonné les séries romantico-dramatique au profit des américaineries rigolotes mais en tombant sur celle-ci, c'est tout l'univers d’orgueil et préjugé (pour ne citer qu'un des plus célèbre Jane Austin) qui m'est retombé sur la tête. L'époque est différente, certes, mais l'ambiance reste la même! 

Downton Abbey est une série britannique de 2010, réalisée par Julian Fellowes (j'aimerai vous citer tout ce qu'il a fait mais pour être plus accessible je dirai simplement qu'il a joué dans Demain ne meurt jamais. Ça vous revient? Non? Tant pis..) et contant l'histoire d'une famille d'aristocrates anglais et de leur domestiques dans les années 1910-19120. D'accord, ça fait très bon genre comme résumé mais pour une histoire qui, au départ, pourrait paraître chiante, c'est plein de rebondissements et d'histoires entremêlées. Si bien que le dernier épisode m'a retourné la tête et que je meurs d'impatience d'arriver en septembre pour enfin voir la saison 3. 

Pour faire plus long, la famille Crawley (habitants de Downton Abbey) se compose des parents et de leur trois filles. Du fait de leur sexe, ces dernières ne peuvent prétendre hériter du domaine (et du titre) et la plus âgée d'entre elles se voit contrainte d'épouser son cousin le plus proche pour bénéficier de ce statut. Seulement, le cousin en question vient de périr dans le naufrage du Titanic (ben bravo mec...) donc il faut trouver le cousin suivant (toujours le plus proche) qui n'est autre que Matthew Crawley (ha Matthew.. le beau Matthew) un simple avocat vivant avec sa mère. Les présentations faites, Mary Crawley (la plus âgées des soeurs / elle ressemble étrangement à la mienne!) prend Matthew en grippe qui, quant à lui, découvre un style de vie nouveau, avec des règles très strictes qui régissent la vie entre aristocrates et serviteurs.

Je le conseille vivement à tout(es) les fans du style "histoire d'amour style vieux british", les romans à l'eau de rose ou simplement l'ambiance  qu'on pouvait ressentir dans Orgueuil et préjugé (ouais ouais, je sais que je reviens toujours avec ça mais c'est tellement frappant!). Et puis, pour ceux qui prendront vraiment la peine de regarder : les couleurs, regardez les couleurs, qu'elles sont ahurissantes (what?). Si je devais donner une note à cette série (ce que je déteste faire en générale) je lui donnerai un neuf sans hésiter. Maintenant, il ne me reste plus qu'à me lamenter jusqu'en septembre pour pouvoir voir la suite !


Ps: c'est un peu spécial de parler d'une série que je regarde en streaming alors que Megaupload vient de fermer. Même s'il y a un tas d'autres sites d'hébergement/téléchargement/streaming, je trouve aussi que c'est une "sorte" d'atteinte à la liberté d'expression, que les maisons de production se font déjà assez d'argent et qu'un Yacht en plus ou en moins ne devrait pas faire autant de différence dans l'océan. Je trouve que les actions venant d'Anonymous sont plus ou moins justifiées (pour ce qui est des "attaques" qu'ils ont clairement revendiquées et non celles de deux ou trois gamins qui s'amusent) néanmoins je ne peux prétendre faire partie d'une "légion" pour laquelle je ne saurais rien apporter de plus que quelques mots sur le web. N'étant pas une hackeuse et ne descendant pas dans les rues avec un masque, je ne serais pas assez imbécile pour faire "comme si". D'ailleurs, je trouve particulièrement idiot de c/c "we are Anonymous. We are Legion. We do not forgive. We do not forget. Expect us." quand on ne fait rien d'autre que rester assis derrière son pc. Mais ça ne reste que mon point de vue..

04/11/2011

Benoîte Groult - Les trois quarts du temps.

Comment j'ai rencontré Benoîte Groult? Non, cher lecteur, je ne parle pas de rencontrer le boucher au coin de la rue mais plutôt de comment j'ai reconnu son enseigne. Ouais, pas très parlant comme exemple. C'est dans un documentaire sur le nazisme que je l'ai vue apparaître pour la première fois. Je n'ai toujours pas très bien compris ce qu'elle faisait dans un tel documentaire (mis à part le fait qu'elle ai vécu la guerre) mais j'ai trouvé que son mini discours avait un petit quelque chose d'attirant. En tout cas, j'ai levé le nez de mon bouquin pendant qu'elle parlait, grand signe d’intérêt de ma part. Et puis sa seconde apparition se fit sous forme d'un gros livre, dans les rayons de ma librairie Oxfam adorée. Et me voilà partie pour 542 pages, le genre de livre que j'aurais aimé traduire (et ce, de par mon métier, non par passion. Mais c'est du passé!) : les trois quarts du temps. Probablement pas son œuvre la plus connue mais tout à fait respectable.

"Romanesque traversée d'un destin semé d'impasses et d'illusions, mais aussi de passion et bonheurs: à travers les trois générations qu'elle évoque, de 1913 à nos jours, c'est tout le destin de la femme au xxe siècle que Benoîte Groult nous dévoile de façon magistrale." Ainsi est décrit le seul semblant de résumé sur le livre.

Mes extraits préférés (malheureusement je n'ai pas le temps de tous les recopier):

"Ses yeux s'écarquillèrent: ce corps d'homme déjà suffisamment inquiétant était affligé d'un appendice absolument extravaguant. Jeanne n'avait surement jamais vu ça! Le zigouigoui, comme son nom l'indiquait, le seul qu'elle connût d'ailleurs, ne pouvait être qu'une mignonne pendeloque et non ce machin oblong, rougeâtre et tuméfié, qui tenait debout tout seul et ne semblait pas faire partie du corps d'Adrien. Tous les hommes n'avaient pas ça, ça se saurait. Et puis comment le caseraient-ils dans un pantalon? Non, son mari avait une anomalie, comme Cyrano. Ou un abcès. Voilà. Ça ne pouvait être qu'un abcès le pauvre. Le jour de son mariage!"

"C'est ce qu'il y a de plus terrible dans la vie de famille: ne jamais pouvoir effacer son ardoise. On traine son enfance comme un boulet et les parents vous ligotent en vous rappelant sans cesse vos antécédents. La merveille avec toi, c'est que tu ne sais pas quelle petite fille j'ai été."


Je ne peux pas dire que je suis complètement dingue de ce livre, il est très long, parfois trop. Certains passages sont tirés en longueur par des descriptions bien souvent inutiles mais il a l'avantage de nous donner une bonne idée des personnages, on entre dans leur vie, leur intimité et on devine au fil des pages quels sont leur traits de caractère. Par contre, ce que j'ai vraiment adoré c'est la lente évolution d'une femme qui, visiblement, était née pour servir de soubrette et de racle merde aux hommes mais qui fini par prendre une certaine indépendance et "se venge de la vie". Par moment, j'avais vraiment envie de crier sur le livre "mais bon dieu, te laisse pas faire comme ça!". Et puis je me suis rendue compte que "quand on aime, on est toutes pareilles". Je ne sais pas si ces 542 pages ont changé ma façon d'être mais elles m'ont fait du bien.

01/11/2011

Faites vous-mêmes votre malheur de Paul Watzlawick.

 Paul Watzlawick, membre fondateur de l'école de Palo Alto, est né en Autriche en 1921. Il est docteur en philosophie et a exercé la psychanalyse à Zurich. Vous situez le personnage et tout le monde est content ! Bref, Olga m'a gentiment prêté ce petit livre que j'ai trouvé plutôt agréable à lire. Mais comment prouver son efficacité sans en citer quelques passages? En effet, le titre n'est pas vendeur et c'est bien pour ça que je me rabats sur ces extraits. Bonne lecture !

"On est désormais suffisamment entrainé, et manifestement assez talentueux, pour passer du corps au monde extérieur. On commencera par les feux réglant la circulation. On aura sans doute déjà remarqué leur tendance à demeurer au vert tant qu'on en est éloigné, pour passer brusquement à l'orange puis au rouge à l'instant même ou l'on s'en approche. Si l'on parvient à résister à la voix de la raison, qui souffle qu'en moyenne on doit rencontrer autant de feu verts que de rouges, on est sur la bonne voie. Il ne reste plus, sans trop savoir comment, qu'à s'arranger désormais pour additionner tous les nouveaux feux rouges à ceux qui ont déjà contraint à s'arrêter dans le passé, tandis que les feux verts cesseront tout bonnement d'impressionner la conscience. Très vite, un soupçon prendra corps dans l'esprit: on se heurte à des pouvoirs hostiles et inconnus dont les manigances , loin d'être limitées au territoire de la ville, voire de la région dont on est originaire, ont la faculté de suivre partout leur victimes, fût-ce à Oslo ou Los Angeles. Ceux d'entre les lecteurs qui ne conduisent pas pourront découvrir que leur file d'attente à la poste ou à la banque est toujours celle qui avance le plus lentement ou que leur avion décolle toujours de la porte d'embarquement la plus éloignée du comptoir d'enregistrement. "

[ Dans le livre, extrait de George Orwell - Revenge is Sour ]
"Il serait absurde de reprocher à un juif, autrichien ou allemand, de vouloir se venger des nazis. Dieu sait ce que les griefs de cet homme-là en particulier pouvaient être, quels comptes il avait à régler; très vraisemblablement, sa famille entière avait été assassinée; et, d'ailleurs, un coup de pied décoché en passant à un prisonnier (le nazis) est vraiment bien minuscule comparé aux atrocités du régime hitlérien. Mais ce que cette scène, comme bien des choses vues en Allemagne, m'a permis de comprendre, c'est que la notion même de vengeance et de punition n'est qu'une rêverie puérile. A proprement parler, la vengeance n'existe pas. La vengeance est un acte que l'on brûle de commettre alors que l'on est impuissant et parce que l'on est impuissant: dés que le sentiment d'impuissance disparaît, le désir de vengeance s'évapore avec lui."

"Comme nous l'avons vu dans l'introduction, il est à tout le moins difficile, sinon impossible, de définir le bonheur et la satisfaction en termes positifs. Mais voilà qui ne devrait pas dissuader les parangons de vertu de leur attribuer un caractère négatif. Comme le lecteur le sait probablement déjà, la devise officieuse du puritanisme est: "fais ce que tu voudras, à condition de n'en tirer aucun plaisir." Et il existe effectivement des gens qui jugent indécent de prendre plaisir à quoi que ce soit dans un monde tel que celui où nous vivons aujourd'hui. Et, certes, il devient difficile de jouir ne serait-ce que d'un verre d'eau à l'instant où l'on sait qu'un demi-million de civils innocents sont en train de mourir de soif dans la moitié occidentale de Beyrouth. Mais, à supposer même que le bonheur mondial soit pour demain, les pessimistes calvinistes auraient encore des raisons d’espérer. Ils pourraient toujours avoir recours à la recette de Laing en reprochant à leurs interlocuteurs innocemment heureux: "comment oses-tu t'amuser alors que le Christ est mort sur la croix pour ton salut? Tu crois qu'il s'amusait, lui?" Le reste n'est plus que silence gêné."

~ Ça m'a donné envie de lire un autre de ses livre : Comment réussir à échouer (on me reconnait bien là). Et aussi Est-ce que tu m'aimes? *vraiment de Ronald Laing.

20/10/2011

Les hommes sont intéressants.. de loin.

Ce soir, je me fais profondément chier. C'est pourquoi je m'apprête à écrire un de ces articles stupides qui me font passer le temps. Beaucoup voudront me remettre sur le droit chemin en me rappelant que je devrais plutôt travailler. Haha sérieusement. Vous êtes mignons.

Ce soir, donc, je m'attaque à mon sujet préféré : les hommes. Oui, encore. Mais quel vaste sujet d'étude ! Enfin, quand je dis vaste, c'est probablement plus pour leur nombre (supérieur au nôtre) d'imbéciles que mes conquêtes. Désolée messieurs, mais vous avez (trop) souvent l'art de me saouler. Au lieu de pousser une gueulante de plus sur la toile, je compte simplement faire un échantillon des pires plans drague qu'on m'ait fait. Parfois, je me demande vraiment si vous n'êtes pas réellement persuadés qu'on doit vous adorer pour vous être donné la peine de nous draguer. J'en pleurerais si mes glandes lacrymales étaient aussi ironiques que moi. Aujourd'hui, par exemple, j'étais tranquillement assise dans le train quand trois adolescents (avec boutons et cheveux gras, oui, personne n'y échappe) sont venu s'asseoir pas loin. Rien de dérangeant jusqu'au moment où, lors d'une de leur disputes/bagarres (irais-je jusqu'à imaginer qu'ils tentaient d'attirer mon attention?), l'un d'eux vienne s'asseoir à coté de moi en beuglant comme un veau "j'm'assieds à coté de la d'moiselle parce qu'elle, elle est gentille au moins". Mon pauvre gars, si tu savais. Je lance un regard de chat sauvage vers la bande en question. Mon calvaire aurait pu s'arrêter à ce petit rondouillard, mais non, la vie serait tellement facile sinon ! Il a fallut subir leurs tentatives de.. de quoi, je ne sais pas. Je vais plutôt rendre à César ce qui appartient à César en citant les dires :

- Tain mec tu portes un serre-tête c'est vraiment la loose! (je me prosterne devant la pertinence de cette remarque).
- Ouais mais la demoiselle préfère les cheveux propres! Donc moi! (Probablement, mais je n'aime pas le blanc du jambon mon garçon).
- Nan parce que j'ai plus de style, moi. (Ma foi, quitte à choisir entre la peste et le choléra..)
- Hein ouais que j'suis mieux mamzelle?
- Je dois vraiment choisir? (usant et abusant de mon air gentiment gêné)
- Hahah ça veut tout dire mec!
- Ta gueule putain!

~bagarre~

En ce qui me concerne, je devais descendre à l'arrêt suivant, paix à mon âme et à mon incapacité, en ce jour froid mais ensoleillé, de révéler à ces gamins le fin fond de ma pensée. Pourtant il me semble que je devrais plus souvent utiliser la méthode d'Olga, ma foi très convaincante et radicale :

- Hé ma belle, t'as pas de l'argent pour mon parking?
- J'ai une tête à avoir une voiture?!

Propre, net, aucun saignement, le patient rentre chez lui avec une légère cicatrice à l'égo. C'est de l'art. Et pourtant, je n'arrive jamais à être assez froide car, il y a deux ans, alors que je prenais le train pour Bruxelles, un type me collait constamment dans la gare. Je pouvais changer de place autant de fois que je le voulais, il me suivant, restant debout comme un gendarme en alerte. Au bout d'un moment, je décide d'aller sur le quai en pensant (bien naïvement) qu'il allait comprendre et me laisser partir tranquillement. Ben non. Ce con m'a aussi suivie sur le quai. Puis une fois qu'il fut en position de me parler, probablement pressé par l’imminence de l'arrivée du train, le type s'empresse de clapoter sur son gsm et de me le tendre en me demandant (à toute vitesse) de lire.

"Vs etes joli. ne soyer pas mechante svp." 

Le silence fut, un ange passa (au moins trois fois, j'ai envie de dire) et je n'ai rien trouvé de mieux à dire que "je sais, merci". Il a continué à me suivre, je devenais folle et j'ai fini par croire que Dieu ou n'importe quelle force surnaturelle me punissait pour ma réponse. Quoi qu'il en soit, il ne m'a pas suivie jusqu'à Bruxelles, le monde est sauvé d'un homicide ferroviaire.

Bref, je pourrais continuer longtemps, vous rappelez le nombre de fois où j'ai entendu "Hé mamzelle, j'habite à Bruxelles!" (et que j'ai eu envie de lacher "t'es sur? Ou t'habites à Tournai?" Jeu de mot pourri.), me plaindre de ceux qui envoient 94648 sms et qui, même sans réponse, continuent à insister, ceux qui voient bien que tu n'es pas intéressée mais qui persistent à croire qu'ils ont une chance, ceux qui se font des films énormes dés que tu leur dis deux mots ou, pire que tout, ceux qui s'offusquent et font un drame lorsque tu ne veux pas accepter leur rendez-vous ou leur tentative de "mise en couple". Non les garçons, je ne suis pas intéressée. Je ne le suis plus. Vous avez gagné, je me voue corps et âme à ma bibliothèque, à défaut d'avoir un dieu digne de ce nom. Bonne soirée à tous.


NB: Ma conscience me titille une fois de plus. Alors je mets un point d'honneur à ajouter ceci à l'article : Oui, des imbéciles il y en a beaucoup. Oui, ces imbéciles ont eu des enfants, notamment des femelles qui, du fait de l'imbécilité parentale-masculine, ont été affectées elles-mêmes du syndrome d'Imbécile (homme connu pour son incapacité à agir intelligemment et qui a trouvé, sans en avoir conscience, le mal du XXIe siècle, merci-bonsoir). Nous avons donc, dans notre gente, une légère marge de connerie aussi. Je l'admet. On peut lancer le banal "on est tous le con de quelqu'un" aussi si vous le souhaitez. Mais ce que je tenais vraiment à préciser, c'est l'infime pourcentage de non-pourceaux doté d'une intelligence et d'un jugement égale au nôtre, ce qui m'apporte un réconfort quant à l'idée d'un futur possible pour l'univers. Il y a des hommes bien, je l'accorde volontiers. Et je suis toujours prête à m'en faire de proches amis. :)

Je terminerai sur des paroles pleines de sens d'une chanson que je me suis passée en boucle durant la rédaction de ce post et qui semblent être la réponse à beaucoup de nos interrogations au sujet de la gente masculine :

"Why did my penis cross the road? To get to the other vagina"


Vidéo aidant à la méditation.

(Merci Moreas, tu ne m'as pas inspiré l'article mais tu as trouvé une jolie vidéo pour l'illustrer :P)

26/09/2011

Se mettre à la cuisine, partie 2.

Et cette fois je me suis aidée d'un vrai livre de cuisine, parce que les sites c'est bien mais parfois on y trouve des recettes.. de merde. Heureusement pour moi, mes parents sont accro aux recettes en tout genre, d'où ce petit bijou pour les babines qu'est le Larousse du chocolat !

Le livre est bien foutu dans l'ensemble et les préparations que nous avons testées ont toujours été une réussite. C'est peut être parce que nous choisissons les plus simples en général, ma sœur et moi ! ^^ Petit reproche par contre : le manque cruel de photo à coté des recettes, c'est vrai quoi, moi j'aime bien savoir à quoi va ressembler mon chef-d’œuvre et dans quoi j'investis mes tablettes de choco. u_u

Ne voulant pas refaire un énième gâteau Suzy (pour la petite histoire, le gâteau Suzy est devenu la préparation traditionnelle pour se remettre d'une rupture et croyez-moi, elle fonctionne à merveille. On dit merci à ma sœur pour cette trouvaille!) j'ai décidé de m'attaquer aux Brownies. Dans le livre ils ne proposaient que noix de pécan ou pistaches. J'en avais pas. Alors j'ai pris des noix (parce que ça, j'en ai une brouette remplie!) et j'ai remplacé, le tout à la même dose.

Pour environ 8 personnes pas trop gourmandes (sachant que ça se garde très bien au frigo):

- 140g de chocolat noir (dans l'idéal du 60% mais il n'est jamais interdit de varier).
- 120g de farine.
- 120g de noix en tout genre.
- 220g de beurre mou.
- 250g de sucre en poudre.
- 4 oeufs.


D'abord on préchauffe le four à environ 170°C.
On hache le chocolat grossièrement, mais c'est pas obligatoire, avant de le faire fondre dans une casserole au bain-marie (pour les débutants de chez débutants : deux casseroles, dans la plus grande vous mettez de l'eau puis vous y plongez la plus petite et c'est dans celle-là que va fondre le chocolat).
Ensuite, on met le beurre dans un plat où on va le rendre homogène avec un batteur (ou avec vos mains, si vous êtes fou), une fois fait on y ajoute le chocolat fondu, le sucre et les œufs. On mélange bien pour qu'il n'y ai aucun grumeaux (ça fait des trous dégueu dans les brownies sinon u_u). 
Après on ajoute farine et noix et on mélange bien. La pâte est alors épaisse mais reste plus ou moins liquide, c'est pas une pâte à pain quoi ! Donc pas de panique si ça coule un peu. Quand vous êtes satisfait par l’espèce de diarrhée produite, vous mettez ça dans un plat-plat (lolilol) et vous faites cuir pendant 20 à 25 minutes. Vers la fin de la cuisson, vérifiez que c'est bien ferme à l'intérieur avec une tige que vous allez planter dans le plat. Si la tige ressort pleine de chocolat fondu : c'est mauvais, il faut continuer à cuir. Si elle ressort avec quelques miettes : c'est ok! Ensuite vous laissez refroidir un peu, vous démoulez (re-lolilol) et dans l'idéal vous laissez reposer le tout une petite heure au frigo, ça donnera un bel aspect à vos brownies. 

Pour ma part, le résultat est étrange car je n'ai pas de plat à brownies. J'ai donc dû utiliser un moule à cake et ça mit le double du temps à cuir (obvious?). C'est la photo du lendemain, quand tout le monde s'est jeté dessus et que j'ai dû couper vite fait, mal fait. Soyez indulgents, ils sont tout de même délicieux :3

25/09/2011

Barbie tu m'emmerdes !

Barbie et Ken c'est fini !  

C'est en glandant sur Facebook (encore une fois) que je suis tombée sur une vidéo pas spécialement hyper marrante mais bien faite qui annonçait que Ken quittait Barbie à cause d'un massacre de forêt. Wtf? Salut, c'est une (belle) action de greenpeace ! 


"Pour être emballée dans une jolie boîte, elle sacrifie les forêts indonésiennes, notamment des régions abritant les derniers tigres et orangs-outans de Sumatra. C'est Mattel, le fabricant de Barbie, qui encourage cette addiction : il s'approvisionne en papier d'emballage auprès d'Asia Pulp and Paper (APP), entreprise tristement célèbre pour son impact destructeur sur les forêts. Ne jouons pas avec l'avenir des forêts tropicales. Demandons à Mattel d'arrêter d'emballer ses jouets en sacrifiant les forêts."

Si vous n'avez jamais aimé cette hystérique en tutu rose ou si, simplement, vous vous sentez concerné par la cause, c'est ici que ça se passe : http://www.greenpeace.org/france/fr/barbie/

Merci pour votre soutien ;)

12/04/2011

Eternal Sunshine of the Soptless Mind et divaguations sentimentales.

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You may not be her first, her last, or her only. She loved before she may love again. But if she loves you now, what else matters? She's not perfect - you aren't either, and the two of you may never be perfect together but if she can make you laugh, cause you to think twice, and admit to being human and making mistakes, hold onto her and give her the most you can.

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L'amour déçu pardonne. 
L'orgueil humilié ne pardonne pas.

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Je voulais parler d'un de mes films préféré. Je pense que c'est le moment idéal pour en parler d'ailleurs. Je suis toujours aussi étonnée de voir qu'il est quand même connu.. 

Eternal Sunshine of the Spotless Mind

On aurait du mal à le croire mais c'est un film américain (si, si, ils font de bonnes choses faut pas croire) réalisé par un français, mon cher et tendre Michel Gondry aussi connu pour la science des rêves et soyez sympas rembobinez - bon, j'avoue il est surtout connu pour avoir réalisé des clip pour les plus grands artistes ^^ - ici -. Bref, il s'agit de toute façon de son meilleur film. 

Synopsis (merchi wikipédia, je suis nulle pour raconter des histoires correctement) : 

Timide, émotionnellement renfermé sur lui-même, Joel Barrish rencontre par hasard un jour Clémentine Kruczynski, une jeune femme extravertie et pétillante de vie, dans le Long Island Railroad à destination de Montauk. Ils sont inexplicablement attirés l'un par l'autre, malgré leurs personnalités radicalement différentes. Mais Joel (Jim Carrey) tombe de haut quand il découvre que sa compagne, Clémentine (Kate Winslet), a effacé de sa mémoire leur relation tumultueuse. Désespéré, il prend contact avec l'inventeur du procédé, le Dr. Howard Mierzwiak (Tom Wilkinson), pour subir le même traitement. Mais tandis que ses souvenirs s'évanouissent, Joel se rend soudain compte qu'il aime toujours Clémentine. Voyant les bons moments de sa vie avec Clémentine depuis les débuts, il se bat pour préserver au moins une petite partie de ses souvenirs, et son amour pour elle. Mais en dépit de ses efforts, tous disparaissent. Le dernier souvenir est celui de Clémentine lui disant : « Rendez-vous à Montauk »...

- sortez les mouchoirs - 

Impossible de passer à coté quand on a vécu une belle histoire avec quelqu'un qui, au final, nous laisse un gout amer. Bien sur, nous on a pas de quoi se faire effacer la mémoire et j'ai envie de dire que ça facilite les choses. Parce que, soyons honnête, si on avait ce pouvoir, on ferait les mêmes erreurs en continu. Bien que pour certain (et j'en fais partie) les leçons ont du mal à rentrer ^^" Tout est une question de temps en somme !
Revenons au sujet critique : notre film chéri.
Au premier coup d’œil, on peut être étonné de retrouver Jim Carrey dans un rôle si tristoune mais j'avoue, je m'incline, je me roule par terre : il est parfait dedans. Pas trop mou, pas trop con, pas trop gogole, non, un type comme tant d'autres qui ne sait pas s'y prendre avec les filles. Et Kate Winslet, toujours aussi sublime joue les garces comme nous savons toutes l'être. Tres réaliste jusque là. 
Il fallait donc que Gondry rajoute du spectaculaire (de quoi je m'étonne? Regardez ses clip bon dieu !) d'où le fameux "tiens, tu m'as fait du mal, je t'efface" (ce type là venait de créer Facebook sans le savoir :D). L'idée est plutôt intéressante voire même séduisante mais ce n'est pas ce qui m'a vraiment attirée dans l'histoire. Je remarque, ou plutôt, ça m'a permis de remarquer combien nous sommes figé sur nos mauvaises expériences. On a tellement tendance à faire des mauvaises choses quelque chose de traumatisant que nous restons focalisés dessus comme des moules sur un rocher confortable. C'est vrai, c'est plus simple de retenir ce qui nous déplait et de ne pas pardonner. Et Gondry pointe brillamment du doigt cette tendance. 
Les choses sont présentées de façon à nous montrer combien nous pouvons nous concentrer sur des choses idiotes et futiles. Et comme le disait Anna Gavalda (j'ai été fan, un moment..) "ce qui empêche les gens de vivre ensemble c'est leur connerie." Sage parole que voila, n'est ce pas? 
Après avoir vu ce film, on a qu'une envie : retourner dans les bras de la personne qu'on aime et lui faire comprendre qu'on a été cooooooooon. Mais ce n'est peut être pas la meilleure leçon à tirer du film. Si on réfléchis plus loin, Joel et Clémentine ont perdu la mémoire, reviennent au début. C'est une seconde chance, en effet mais il peut aussi s'agir d'un second enfer...

Moi j'apprécie le moment où, dans ses souvenirs, Joel arrive enfin à s'exprimer librement face à la Clémentine de son esprit. Il se rend compte qu'il aurait dû se confier plus souvent à elle, être moins renfermé, etc et je pense que c'est ce qu'il a de plus touchant dans le film : il se rend compte qu'il avait une belle relation, qu'il a su être heureux et qu'il aurait suffit de peu pour qu'ils continuent à l'être. La remise en question paie toujours... 

Fini avec le fond, j'avais forcement beaucoup à dire ! ^^'

Pour la forme, le film a un très bon rythme. On ne s'attarde pas dans des scènes interminables sur la relation de deux personnes (d'ailleurs on a droit à d'autres histoires dans une même histoire..) les seules scènes plus ou moins "longues" sont soit rigolotes par leur absurdité soit adorablement romantiques. Et bien souvent on se retrouve dans les personnages (ha oui, moi aussi je panique pour ce genre de choses ou mais oui, j'me fais souvent cette réflexion! ). 

La plus belle scène du film? J'en ai trois
1. Joel & Clémentine sur le lac gelé. 
2. Joel & Clémentine psychique (appelons la comme ça xD)  dans un lit.. sur la plage.
3. Joel & Clémentine psychique dans leur salon, cherchant une solution pour échapper à l'effaceur de mémoire quand soudain.. la pluie tombe à l’intérieur de leur maison ^^

C'est surréaliste, mignon, bien fait et poétique. 


Ma phrase fétiche ? Beaucoup de gens adorent la phrases de Joel à Clémentine quand ils sont sur le lac gelé ("Je peux mourir maintenant Clem’. Je connais le bonheur. Je n'avais encore jamais éprouvé ça. Je suis tout à fait là où j'ai envie d'être." ---> nunuche à souhait :O J'aime pas la guimauve... ) mais moi c'est la citation du poeme d'Alexander Pope : "Vous, qui dans les langueurs d'un esprit monastique, ignorez de l'amour l'empire tyrannique, que vos coeurs sont heureux puisqu'ils sont insensibles, que vos jours sont sereins, toutes vos nuits paisibles." 
J'avais d'ailleurs retrouvé le poème en question mais.. il est dix fois trop long et en vieil anglais. Pas top comme lecture de vacance ! ^^" 

Je voulais aussi ajouter que les musiques du film sont pas mal non plus, on retiens la participation de Beck (everybody's gotta learn sometime) qui est le thème principal il me semble ou du moins la musique du générique. Pour le reste, j'ai bien aimé les compositions de Jon Brion (compositeur remarquable, je vois) sans oublier la fameuse chanson "Mr Blue Sky" qui n'apparait malheureusement que dans la bande annonce mais qui me fait toujours autant rire (si, vous l'avez tous entendu dans cette pub pour internet ou téléphone xD).

Enfin si comme moi vous n'aimez pas trop les films romantichetiche, vous feriez quand même mieux de le regarder, ça change un peu la façon de voir les choses et c'est devenu un petit classique à ne pas manquer :)