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01/11/2011

Faites vous-mêmes votre malheur de Paul Watzlawick.

 Paul Watzlawick, membre fondateur de l'école de Palo Alto, est né en Autriche en 1921. Il est docteur en philosophie et a exercé la psychanalyse à Zurich. Vous situez le personnage et tout le monde est content ! Bref, Olga m'a gentiment prêté ce petit livre que j'ai trouvé plutôt agréable à lire. Mais comment prouver son efficacité sans en citer quelques passages? En effet, le titre n'est pas vendeur et c'est bien pour ça que je me rabats sur ces extraits. Bonne lecture !

"On est désormais suffisamment entrainé, et manifestement assez talentueux, pour passer du corps au monde extérieur. On commencera par les feux réglant la circulation. On aura sans doute déjà remarqué leur tendance à demeurer au vert tant qu'on en est éloigné, pour passer brusquement à l'orange puis au rouge à l'instant même ou l'on s'en approche. Si l'on parvient à résister à la voix de la raison, qui souffle qu'en moyenne on doit rencontrer autant de feu verts que de rouges, on est sur la bonne voie. Il ne reste plus, sans trop savoir comment, qu'à s'arranger désormais pour additionner tous les nouveaux feux rouges à ceux qui ont déjà contraint à s'arrêter dans le passé, tandis que les feux verts cesseront tout bonnement d'impressionner la conscience. Très vite, un soupçon prendra corps dans l'esprit: on se heurte à des pouvoirs hostiles et inconnus dont les manigances , loin d'être limitées au territoire de la ville, voire de la région dont on est originaire, ont la faculté de suivre partout leur victimes, fût-ce à Oslo ou Los Angeles. Ceux d'entre les lecteurs qui ne conduisent pas pourront découvrir que leur file d'attente à la poste ou à la banque est toujours celle qui avance le plus lentement ou que leur avion décolle toujours de la porte d'embarquement la plus éloignée du comptoir d'enregistrement. "

[ Dans le livre, extrait de George Orwell - Revenge is Sour ]
"Il serait absurde de reprocher à un juif, autrichien ou allemand, de vouloir se venger des nazis. Dieu sait ce que les griefs de cet homme-là en particulier pouvaient être, quels comptes il avait à régler; très vraisemblablement, sa famille entière avait été assassinée; et, d'ailleurs, un coup de pied décoché en passant à un prisonnier (le nazis) est vraiment bien minuscule comparé aux atrocités du régime hitlérien. Mais ce que cette scène, comme bien des choses vues en Allemagne, m'a permis de comprendre, c'est que la notion même de vengeance et de punition n'est qu'une rêverie puérile. A proprement parler, la vengeance n'existe pas. La vengeance est un acte que l'on brûle de commettre alors que l'on est impuissant et parce que l'on est impuissant: dés que le sentiment d'impuissance disparaît, le désir de vengeance s'évapore avec lui."

"Comme nous l'avons vu dans l'introduction, il est à tout le moins difficile, sinon impossible, de définir le bonheur et la satisfaction en termes positifs. Mais voilà qui ne devrait pas dissuader les parangons de vertu de leur attribuer un caractère négatif. Comme le lecteur le sait probablement déjà, la devise officieuse du puritanisme est: "fais ce que tu voudras, à condition de n'en tirer aucun plaisir." Et il existe effectivement des gens qui jugent indécent de prendre plaisir à quoi que ce soit dans un monde tel que celui où nous vivons aujourd'hui. Et, certes, il devient difficile de jouir ne serait-ce que d'un verre d'eau à l'instant où l'on sait qu'un demi-million de civils innocents sont en train de mourir de soif dans la moitié occidentale de Beyrouth. Mais, à supposer même que le bonheur mondial soit pour demain, les pessimistes calvinistes auraient encore des raisons d’espérer. Ils pourraient toujours avoir recours à la recette de Laing en reprochant à leurs interlocuteurs innocemment heureux: "comment oses-tu t'amuser alors que le Christ est mort sur la croix pour ton salut? Tu crois qu'il s'amusait, lui?" Le reste n'est plus que silence gêné."

~ Ça m'a donné envie de lire un autre de ses livre : Comment réussir à échouer (on me reconnait bien là). Et aussi Est-ce que tu m'aimes? *vraiment de Ronald Laing.

20/10/2011

Halloween: Morticia divorcée et attaquée par un zombie-vampire-qui-a-la-rage. Wait.. what?!



Héééé me voilà à moitié déguisée pour Halloween ! 



Alors, j'ai pris une perruque noire, cheveux bien longs de préférence, à Mons. Ma robe corset vient de chez H&M je crois (c'est du 34, je l'ai achetée quand je devais avoir 15 ans et que ma poitrine équivalait à deux mandarines pas mûres, ce qui fait que maintenant j'ai du mal à faire rentrer ma poitrine dans ce "tube"). La robe du dessous, je ne sais plus où je l'ai achetée et j'ai perdu l'étiquette so.. Bref, les chaussures (pointure 40, on se demande pourquoi j'achetais des chaussures deux tailles au dessus que ma normale mais soit, elles sont là maintenant). Des bas, pour avoir chaud. Et des gants qui viennent de chez Claire's.



Maquillage : fond de teint normal (je dois encore acheter du blanc). Rouge à lèvre Dior ou Yves Saint Laurent, je ne sais plus. Le creux des joues est fait avec du brun de chez Elf (ça ne se voit pas beaucoup sur la photo, j'avoue, je ferai mieux le jour J), les yeux sont un mélange étrange de Brun/noir/mauve pailleté d'une palette qui me vient de chez Claire's, j'ai passé les sourcils au noir, le liner crème vient de Maybelline et les faux cils ont été acheté à Mons avec la perruque. :P

Voilà, voilà, je dois encore apprendre à faire de fausses blessures, je dois ajouter aussi un peu de sang mais d'autres photo viendront ! ;)












PS: Je ne m'attendais pas à autant de réactions positives ! "De mon temps" quand on s'habillait comme ça, on était regardé de haut ou limite rejeté mais là je me fais complimenter à tour de bras donc "merci" à tous pour ça. Par contre, c'est bien joli de me dire que je suis belle comme ça mais ça ne m'aide pas à améliorer le déguisement xD Enfin voilà, ça me touche beaucoup. Et j'ai bien aimé le débat sur Morticia vs Gomez, maintenant j'ai envie de regarder la famille Adams :D 


16/10/2011

The Artist

Aujourd'hui j'ai profité de la séance à 5€ d'Imagix (tous les dimanches matins à la séance de 11h) pour aller voir The Artist.


A première vue, on est pas emballé par un film en noir et blanc mais surtout muet. Pour ma part, je n'ai rien contre ce genre de films, je les trouve tout aussi bien que les versions avec couleurs/sons. Par contre j'étais un peu triste du mauvais accueil qu'en a fait le cinéma. En effet, on se retrouve directement dirigé dans une des plus petite salle du bâtiment. On n'était pas beaucoup, ok, mais quand même ! (après un petit tour sur le net, j'ai constaté qu'il avait quand même eu un franc succès à sa sortie, il semblerait juste qu'il y ai peu d'adeptes du dimanche matin :D) Bref, pour la faire courte, The Artist c'est l'histoire du cinéma muet qui se meurt et notamment d'un grand acteur (le personnage principal) qui perd tout son succès car il s'obstine à tourner des films muets. Version très courte, j'avoue! Mais c'est pour mieux vous laisser tenter!

Bon à savoir : le réalisateur n'est autre que Michel Hazanavicuis que vous connaissez probablement pour les films Le grand détournement (la classe américaine) et les deux volets de OSS117. Une de raison de plus pour aller le voir? :)

Ce que j'ai aimé : les pointes d'humour à la Jean Dujardin dont je n'arrive pas à me lasser, c'est tout en finesse et ça passe très bien, même sans le son; les petits messages cachés (Il y a un très joli plan où Jean Dujardin se retrouve seul, abandonné de tous, dans la rue et au dessus de sa tête on peut lire une enseigne Lonely Star), des plans tout simplement fabuleux (j'adorais la scène où il se regarde dans le reflet de sa table et fait couler son verre sur son reflet, c'est un jeu de camera vraiment magnifique) je le conseille à tout les fans de "l'image"; les numéros humoristiques de Uggy le chien (so cute :D) et le jeu des acteurs qui, contrairement à certains américains qui se sentent obligé de grimacer pour faire passer un message, se veut discret mais assez explicite pour qu'on puisse se passer du son. Il y a beaucoup d'implicite et de symbole dans ce film, c'est du plaisir comme on en avait plus eu depuis longtemps. 

Ce que je n'ai pas aimé : Je n'ai rien à reprocher à ce film que j'ai apprécié, non pas parce qu'il était N/B et muet mais bien parce que l'histoire est assez originale pour me convaincre, les acteurs étaient bons et la musique loin d'être dégueulasse. Puis ça fait du bien d'être loin des explosions, voitures, hurlements, ovnis voire pouffiasse à l'eau de rose de temps en temps. 

Alors même si je n'ai pas dû payer cher ma place, j'irais d'office dépenser mon billet dans le dvd. :)


Ps: S'il y a des intéressés pour aller le voir ou le revoir, je suis plus que partante !


Ze top of Zero

Étant donné que ma capture de zéro (cas) social a été postée j'en profite pour faire un peu de pub, même s'il n'en a pas  besoin, pour ce site génialissime ! Zéros sociaux est un site qui regroupe tout les pires post de Facebook, avec une nette préférence pour les gangrénés de l'orthographe (paix à votre âme, maître Capello). Le but du jeux est de se promener sur Facebook et de faire des captures d'écran dés que vous voyez une conversation/un commentaire/une photo bien baraki (exemple, photo ci-dessous). J'adore ce site, j'y passe parfois 30 bonnes minutes à rire comme une autiste, c'est grave! Quoi que je ne sais pas si le meilleur ne réside pas parfois dans les commentaires qui suivent chaque publications. Du rire en barre. :'D Alors comme ma trouvaille (mon combat, mon bébé) a été posté, j'en fais un foin.  



14/10/2011

François Pirette @ Théâtre Saint Michel (bxl)

Si je remercie encore Olga je pense qu'elle va me tuer donc je ne dis rien. :D
Mais j'ai passé une super soirée ce jeudi 13 (hé oui, même le 13 il peut se passer de bonnes choses), malgré l'enfer du métro bruxellois (c'que je déteste ce métro :/) qui nous a finalement servi de "lèche vitrine façon célibataire" (n'est-ce pas mademoiselle Olga?). On a même eu le temps de faire un détour qui finalement s'est avéré être un raccourcis, vers le Starbucks où j'ai bu mon traditionnel Caramel Macchiato *bave*

La salle était vraiment jolie, tellement jolie qu'on s'est dit qu'on allait faire chier un peu les gens et qu'on a réussi à faire lever toute une rangée pour rien, si ça c'est pas beau :D hinhinhin. Comme on était placées bien devant, je n'ai pas eu besoin de mes lunettes (que j'avais bien sur oublié de toute façon) et même si la grosse devant moi était complètement barge et répondait à l'humoriste comme s'il s'adressait à elle, j'ai vraiment apprécié le spectacle. Ça m'a changé les idées et j'avais mal aux joues à force de rire, ce qui ne m'était plus arrivé depuis longtemps. 

Et puis c'est de circonstance, quand je sors, j'essaie de ressembler à quelque chose x) J'ai bien dit j'essaie ! Non, non et non, ça ne fait pas enterrement, j'étais quand même sexy dans ma petite tenue noire mais pas assez chaude (hum) pour me tenir à l'écart du froid. Résultat, je suis malade. Sur ce, je vous laisse car le devoir m'appelle et je dois passer deux heures de mon existence en compagnie d'une prof pas très sympa (comme je suis polie) qui va m'apprendre l'art subtile de communiquer avec les patients (renommer un bête cours pour qu'il ai l'air plus classe : check ).