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20/10/2011

Les hommes sont intéressants.. de loin.

Ce soir, je me fais profondément chier. C'est pourquoi je m'apprête à écrire un de ces articles stupides qui me font passer le temps. Beaucoup voudront me remettre sur le droit chemin en me rappelant que je devrais plutôt travailler. Haha sérieusement. Vous êtes mignons.

Ce soir, donc, je m'attaque à mon sujet préféré : les hommes. Oui, encore. Mais quel vaste sujet d'étude ! Enfin, quand je dis vaste, c'est probablement plus pour leur nombre (supérieur au nôtre) d'imbéciles que mes conquêtes. Désolée messieurs, mais vous avez (trop) souvent l'art de me saouler. Au lieu de pousser une gueulante de plus sur la toile, je compte simplement faire un échantillon des pires plans drague qu'on m'ait fait. Parfois, je me demande vraiment si vous n'êtes pas réellement persuadés qu'on doit vous adorer pour vous être donné la peine de nous draguer. J'en pleurerais si mes glandes lacrymales étaient aussi ironiques que moi. Aujourd'hui, par exemple, j'étais tranquillement assise dans le train quand trois adolescents (avec boutons et cheveux gras, oui, personne n'y échappe) sont venu s'asseoir pas loin. Rien de dérangeant jusqu'au moment où, lors d'une de leur disputes/bagarres (irais-je jusqu'à imaginer qu'ils tentaient d'attirer mon attention?), l'un d'eux vienne s'asseoir à coté de moi en beuglant comme un veau "j'm'assieds à coté de la d'moiselle parce qu'elle, elle est gentille au moins". Mon pauvre gars, si tu savais. Je lance un regard de chat sauvage vers la bande en question. Mon calvaire aurait pu s'arrêter à ce petit rondouillard, mais non, la vie serait tellement facile sinon ! Il a fallut subir leurs tentatives de.. de quoi, je ne sais pas. Je vais plutôt rendre à César ce qui appartient à César en citant les dires :

- Tain mec tu portes un serre-tête c'est vraiment la loose! (je me prosterne devant la pertinence de cette remarque).
- Ouais mais la demoiselle préfère les cheveux propres! Donc moi! (Probablement, mais je n'aime pas le blanc du jambon mon garçon).
- Nan parce que j'ai plus de style, moi. (Ma foi, quitte à choisir entre la peste et le choléra..)
- Hein ouais que j'suis mieux mamzelle?
- Je dois vraiment choisir? (usant et abusant de mon air gentiment gêné)
- Hahah ça veut tout dire mec!
- Ta gueule putain!

~bagarre~

En ce qui me concerne, je devais descendre à l'arrêt suivant, paix à mon âme et à mon incapacité, en ce jour froid mais ensoleillé, de révéler à ces gamins le fin fond de ma pensée. Pourtant il me semble que je devrais plus souvent utiliser la méthode d'Olga, ma foi très convaincante et radicale :

- Hé ma belle, t'as pas de l'argent pour mon parking?
- J'ai une tête à avoir une voiture?!

Propre, net, aucun saignement, le patient rentre chez lui avec une légère cicatrice à l'égo. C'est de l'art. Et pourtant, je n'arrive jamais à être assez froide car, il y a deux ans, alors que je prenais le train pour Bruxelles, un type me collait constamment dans la gare. Je pouvais changer de place autant de fois que je le voulais, il me suivant, restant debout comme un gendarme en alerte. Au bout d'un moment, je décide d'aller sur le quai en pensant (bien naïvement) qu'il allait comprendre et me laisser partir tranquillement. Ben non. Ce con m'a aussi suivie sur le quai. Puis une fois qu'il fut en position de me parler, probablement pressé par l’imminence de l'arrivée du train, le type s'empresse de clapoter sur son gsm et de me le tendre en me demandant (à toute vitesse) de lire.

"Vs etes joli. ne soyer pas mechante svp." 

Le silence fut, un ange passa (au moins trois fois, j'ai envie de dire) et je n'ai rien trouvé de mieux à dire que "je sais, merci". Il a continué à me suivre, je devenais folle et j'ai fini par croire que Dieu ou n'importe quelle force surnaturelle me punissait pour ma réponse. Quoi qu'il en soit, il ne m'a pas suivie jusqu'à Bruxelles, le monde est sauvé d'un homicide ferroviaire.

Bref, je pourrais continuer longtemps, vous rappelez le nombre de fois où j'ai entendu "Hé mamzelle, j'habite à Bruxelles!" (et que j'ai eu envie de lacher "t'es sur? Ou t'habites à Tournai?" Jeu de mot pourri.), me plaindre de ceux qui envoient 94648 sms et qui, même sans réponse, continuent à insister, ceux qui voient bien que tu n'es pas intéressée mais qui persistent à croire qu'ils ont une chance, ceux qui se font des films énormes dés que tu leur dis deux mots ou, pire que tout, ceux qui s'offusquent et font un drame lorsque tu ne veux pas accepter leur rendez-vous ou leur tentative de "mise en couple". Non les garçons, je ne suis pas intéressée. Je ne le suis plus. Vous avez gagné, je me voue corps et âme à ma bibliothèque, à défaut d'avoir un dieu digne de ce nom. Bonne soirée à tous.


NB: Ma conscience me titille une fois de plus. Alors je mets un point d'honneur à ajouter ceci à l'article : Oui, des imbéciles il y en a beaucoup. Oui, ces imbéciles ont eu des enfants, notamment des femelles qui, du fait de l'imbécilité parentale-masculine, ont été affectées elles-mêmes du syndrome d'Imbécile (homme connu pour son incapacité à agir intelligemment et qui a trouvé, sans en avoir conscience, le mal du XXIe siècle, merci-bonsoir). Nous avons donc, dans notre gente, une légère marge de connerie aussi. Je l'admet. On peut lancer le banal "on est tous le con de quelqu'un" aussi si vous le souhaitez. Mais ce que je tenais vraiment à préciser, c'est l'infime pourcentage de non-pourceaux doté d'une intelligence et d'un jugement égale au nôtre, ce qui m'apporte un réconfort quant à l'idée d'un futur possible pour l'univers. Il y a des hommes bien, je l'accorde volontiers. Et je suis toujours prête à m'en faire de proches amis. :)

Je terminerai sur des paroles pleines de sens d'une chanson que je me suis passée en boucle durant la rédaction de ce post et qui semblent être la réponse à beaucoup de nos interrogations au sujet de la gente masculine :

"Why did my penis cross the road? To get to the other vagina"


Vidéo aidant à la méditation.

(Merci Moreas, tu ne m'as pas inspiré l'article mais tu as trouvé une jolie vidéo pour l'illustrer :P)

16/10/2011

Jah El Camino @ Bateau Ivre (Mons)


On ne pourra pas dire que je ne suis pas une amie dévouée et une teneuse de promesse acharnée avec ça ! :D Moi qui ai chopé une belle anginogrippemonobidule, bref la maladie un peu passe partout mais qui me rend H.S, j'ai tout de même rassemblé ce qui me restait de force pour assister au concert de Jah El Camino, dont mon cher Rocco est le batteur ! (Sans oublier Maxime, futur membre lui aussi ! héhé).
Mais même si je n'étais pas en état de bouger dans tous les sens sur leur son reggae et leur chansons entrainantes, c'était la première fois que je passais un concert entier avec le sourire aux lèvres. Je ne saurais par expliquer le pourquoi du comment mais leur son donne la pèche, la bonne humeur (et peut probablement guérir une grippe, va savoir) et j'ai plus qu'adoré leur petit morceau ska. Le chanteur est vraiment doué: monsieur fait chanter le public! En parlant de public, j'ai trouvé que le groupe sait créer un bon lien avec les gens présents dans la salle mais peut être est-ce une impression. Et le meilleur pour la fin : leur impro, que j'ai trouvé vraiment pas mal! En tout cas, j'ai passé un très bon moment et espère pouvoir assister à leur prochain concert à Peruwelz.

(pour d'autres liens, j'attends que Rocco me laisse un commentaire avec plus d'infos xD #fainéante)

Prochain tube : La voiture de Damien ! 
Pauvre petit Maxou sur qui le sort s'acharne! =( Aller, si vous aimez Jah El Camino, faites un don pour la voiture qui s'est pris un gnon.

14/10/2011

Siddhartha de Hermann Hesse : un livre qui ferait du bien à certains.

Je me suis jetée sur ce livre quand j'ai su que Henry Miller le considérait comme une nouvelle bible. N'ayant jamais lu cette dernière, je ne pourrais pas vous donner mon point de vue sur la question mais une chose est certaine, Siddhartha est un récit fascinant. Classé dans les romans philosophiques, Siddhartha nous parle de l'amour, l'amour sous toutes ses formes. Le mieux est encore de citer quelques passages qui m'ont touchée.

"Dés cet instant, Siddhartha cessa de lutter contre le destin; il cessa de souffrir. Sur son visage fleurissait la sérénité du Savoir auquel nulle volonté ne s'oppose plus, du savoir qui connaît la perfection, qui s'accorde avec le fleuve des destinées accomplies, avec le fleuve de la vie, qui fait siennes les peines et les joies de tous, qui s'abandonne tout entier au courant et désormais fait partie de l'Unité, du Tout."

"C'est pourquoi j'ai l'impression que ce qui est, est bien; je vois la Mort comme la Vie, le péché comme la Sainteté, la prudence comme la Folie, et il doit en être ainsi de tout; je n'ai qu'à y consentir, qu'à le vouloir, qu'à l'accepter d'un cœur aimant. En agissant ainsi, je ne puis qu'y gagner sans risquer jamais de me nuire. J'ai appris à mes propres dépens qu'il me fallait pécher par luxure, par cupidité, par vanité, qu'il me fallait passer par le plus honteux des désespoirs pour réfréner mes aspirations et mes passions, pour aimer le monde, pour ne pas le confondre avec ce monde imaginaire désiré par moi et auquel je me comparais, ni avec le genre de perfection que mon esprit se représentait; j'ai appris à le prendre tel qu'il est est, à l'aimer et à en faire partie."

En l'ayant fini, j'ai eu envie de le mettre entre les mains de certains, surtout ceux qui se permettent de mépriser les gens pour leur différences, ceux qui sont profondément persuadé de leur supériorité ou encore ceux qui sont incapables d'aimer mais aussi à ceux que j'apprécie, les personnes qui savent, tout simplement. (non, il me manque pas de mot à cette phrase :D)



02/10/2011

Henry Miller - Mon vélo et autres amis.

Oxfam solidarité - Rue de la clef 37 à Mons
D'accoooord, d'accord, une fois de plus je me refuse à vos bons conseils en ne lisant que les petites œuvres passe-partout de Miller. Juste avant la rentrée, j'avais un petit coup de déprime et dans ces cas-là, il n'y a rien de mieux à faire pour moi que de me plonger dans un livre. Comme j'étais une fois de plus à court d'argent, je suis allée à la librairie Oxfam de Mons [plus d'infos] où je peux vraiment trouver tout et n'importe quoi pour quelques euros. Alors comme d'habitude, j'ai foncé vers la lettre B de Bukowski, meilleur remède contre le coup de mou. Malheureusement, personne n'a eu la bonté de léguer ses chefs-d’œuvres au magasin donc j'ai bien dû errer entre les rayons pendant vingt minutes quand mes yeux se sont posé sur quelques livres de Miller. J'avais le choix entre Tropique du Cancer et Mon vélo et autres amis. On m'a tellement recommandé Tropique du Cancer que j'ai peur d'en être déçue, alors pour l'instant je me concentre sur le reste de son œuvre, histoire de mieux connaitre la bête. He. Alors je me jette sur Mon vélo et autres amis. Bizarrement, le libraire me semble hyper sympathique en voyant ce que j’achète. On commence à discuter et je découvre un homme plein de bon sens dont les paroles ont su me remettre d'aplomb. Il y a des rencontres qui font du bien, celle-ci en est une. Je me demande si ce n'est pas ce livre qui me porte chance.

Quand j'ai commencé la lecture, j'étais en brouille avec une amie. Pas de quoi tuer un chat, évidemment mais je me voyais mal lui pardonner son manque total d’intérêt pour les autres et sa vision à sens unique de l'amitié. Au fil des pages, Henry nous dresse le portrait de ses amis proches mais aussi de personnes qu'il a côtoyé de façon très éphémère, des rencontres comme j'en ai faite à la librairie. A chaque personnage, je découvrais qu'on pouvait apprécier énormément ses amis tout en se rendant compte de leur défauts (aussi énormes soient-ils) et pourtant les accepter tels qu'ils sont. Ça m'a fait réfléchir un moment, j'ai pensé à reprendre contact avec mon amie mais je voulais finir le livre avant. Heureusement que je n'ai pas empoigné mon téléphone plus tôt. En effet, après une dizaine de pages, je me rendais compte d'un deuxième fait important : ses amis ont été présents pour lui. Et il l'explique de façon merveilleuse. J'ai aussi essayé de dresser un portrait de mon amie, elle avait beaucoup de défauts c'est vrai mais elle pouvait avoir aussi de grandes qualités. Toutefois, il manquait l'ingrédient de base de toute relation : la présence. A mon grand désarroi, je ne retrouve que trop peu d'instant où elle fut réellement à mon écoute et c'est probablement pour ça que je ne souhaite pas revenir vers elle. Au fond, je suis heureuse pour elle et ne lui souhaite que du bien car c'était une belle rencontre. Je préfère laisser tomber l'affaire et de me concentrer sur les personnes que je peux considérer comme des amis.
En un sens, ce livre est un petit tournant dans ma vie. J'essaie d'être là pour les autres avant qu'ils ne doivent être là pour moi tout en sachant qu'ils le seront, j'essaie d'être une amie comme ce livre me l'a appris et je le conseille à tout ceux qui n'ont pas encore compris le vrai sens de l'amitié.

Henry Miller est capable d'écrire de très belles choses à propos des personnes qui lui sont chères. Ce livre est un petit bijou, quelque chose d'intime, de personnel et profondément chaleureux. J'ai apprécié chacun des portraits, chaque petite histoire ou voyage et je pense garder ce livre précieusement toute ma vie comme le souvenir d'une belle rencontre.

23/07/2011

Site de rencontre et magasin coquin.

AdopteUnMec.com ou le site un peu tordu pour trouver l'âme sœur. Comme pour tout les sites de rencontre, on y trouve un bon paquet de tarés. D'ailleurs, quand je regarde mes premiers messages reçus, je peux voir notamment un jeune homme dont le fantasme est que je lui écrive sans ponctuation, un autre qui voulait absolument que je vienne à Mons pour une partie de jambe en l'air sans parler du fameux "Cougars" que j'ai dû signaler (oh pardon, "signaler ce boulet") car il était invivable. Mais la tendance va (dangereusement) vers les gens qui vous inonde de messages (bien souvent très inutiles). Disons que c'est marrant un moment mais on se lasse vite de ce genre de petit jeu, surtout quand on ne cherche pas l'amour. J'aurais rigolé pendant quelques semaines au moins. Si vous avez du temps à perdre, je vous conseille vivement de faire de l'aquarelle. Ou de la peinture à numéro. Mais n'y allez pas.
 Par contre, ayant un ami qui y bosse (coucou Tristan) je sais que leur bureau est une vraie plaine de jeu pour adulte. And we like it !



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En parlant d'hommes, de relation et j'en passe, j'en profite pour faire de la pub pour un magasin de Mons ! Je suis nulle à ce jeu là mais comme j'aime bien déconner devant ce magasin, j'en parle. Tantôt je suis (encore) passée devant et j'ai enfin remarqué qu'ils avaient un site. Le Fruit Défendu, dans la galerie marchande de Mons, propose un tas de conneries sexuelles. J'y suis allée une fois pour de l'huile de massage. Bon j'avoue, je devais surtout accompagner mon cousin dans son délire mais je ne m'en plains pas, j'y ai trouvé mon bonheur! Depuis c'est juste une vitrine devant laquelle Olga, Jeremy et moi on se marre comme des cons. Je ne sais même pas pourquoi. Les corsets et les plumes probablement. Mais ça reste un chouette magasin.
--> Le Fruit Défendu