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03/03/2012

Foire du livre de Bruxelles 2012



C'est le come back de mon coté rat de bibliothèque c'est pourquoi je me suis empressée d'aller à la foire du livre de Bruxelles ce jeudi! 
Alors la foire du livre c'est, comme d'habitude, plein de dédicaces, des prix, des stands incroyables, etc mais moi ce qui m'intéressait vraiment c'est le stand d'Acte Sud. J'aime beaucoup leurs livres, surtout les couvertures et puis ils ont un petit truc spécial que je ne saurais expliquer. J'ai été plutôt sage cette année car je n'ai dépensé "que" 50€ (il faut compter que certains ouvrages coutent une vingtaine d'euros aussi). J'avoue, j'ai aussi craqué pour deux livres d'enfants mais ça, c'est mon petit secret.

Dostoïevski - Le rêve d'un homme ridicule.
Lassé du monde, détourné du suicide par une rencontre fortuite, le héros de ce monologue imprécatoire plonge dans un profond sommeil. Son rêve le conduit vers un univers utopique, un double de la terre mais sans le péché originel, un monde où les hommes vivent bons, libres et heureux. Et c'est l'occasion pour Dostoïevski de laisser libre cours à sa veine mystique, investissant son héros, de retour dans le quotidien des hommes après avoir touché de près l'idée du bonheur, d'une mission évangélique.

Praline Gay-Para - Contes curieux des quatre coins du monde.
Si d'une tradition à l'autre on trouve fréquemment des variantes d'un même conte, il en est certains qui frappent par leur singularité. Pralin Gay-Para a réuni ici des récits du monde entier, qui tous suscitent la surprise - par leur liberté de ton, leur impertinence, leur humour ou leur exubérante imagination. Ce recueil apporte ainsi la preuve que les contes n'ont jamais fini de nous émouvoir, de nous étonner, et que, même s'ils proviennent de la nuit des temps, ils parlent encore de nous aujourd'hui.

Yoko Ogawa - Parfum de glace.
A la mort de son compagnon, Ryoko réalise qu'elle ne savait rien de lui. Le jeune homme s'est suicidé dans son laboratoire de parfumeur, où il créait des fragrances exceptionnelles en combinant son incomparable mémoire olfactive à ses capacités scientifiques. Sur les lieux du drame, Ryoko trouve une disquette contenant quelques phrases énigmatiques. Incapable de faire le deuil de cet homme étrange, elle part à la rencontre de son passé.

Stéphane Bourgoin - Le livre noir des serial killers / Dans la tête des tueurs en série.
Plongeon abyssal dans la tête de tueurs en série: Stéphane Bourgoin, qui a rencontré plusieurs dizaines de ces "monstres", relate en détail leur histoire, retrace leur profil psychologique et analyse leur personnalité. Au total, une étude approfondie de la vie de six serial killers: du Vampire de Düsseldorf à l'Ogre de Santa Cruz, en passant par le Cannibal de Milwaukee. Âmes sensibles s'abstenir!


Le dernier étant une véritable brique, je pense que j'aurais de quoi faire pour plusieurs mois! (oui parce que je bosse mes cours entre temps hein - et j'me fais harceler pour boire un verre - CALORIIIIIES BONJOUUUUR). Et vous sinon, coté lecture? Du neuf?



07/02/2012

Emma - Jane Austen

Ha la période de la Saint Valentin (période où j'espère toujours secrètement avoir une surprise), les histoires d'amour, le rouge, le rose, les petits cris hystérique de jeunes filles.. C'était le moment parfait pour lire un roman à l'eau de rose et comme j'étais dans ma période "amour impossible" (voir Dowton Abbey ) j'ai eu l'envie de lire du Jane Austen, Emma plus précisément.
Alors pourquoi ne pas lire Orgueil et Préjugés ou Raison et Sentiments ? J'en ai marre de juger un auteur via ses livres les plus connus. Forcement, s'ils sont si célèbres c'est qu'ils ne sont pas si mauvais donc impossible de se faire un avis plus ou moins objectif. (mais je l'avoue, j'ai quand même envie de lire Orgueil et Préjugés ^^).

Alors alors, que dire de plus passionnant que c'est rempli d'histoire d'amouuuuuuuuur ou j'ai cru lire un résumé des feux de l'amouuuuuur? Plus sérieusement, j'aurais peut être dû le lire en anglais parce que la traduction française ne m'a pas parue extraordinaire. On peut tout de même apprécier le fait que c'est écrit de manière très simple (donc assez accessible). On y parle beaucoup des classes sociales, pourtant il me semble que les personnages n'ont pas peur de fréquenter des gens d'une classe inférieure à la leur donc ça ne m'a pas vraiment dérangé durant le récit. Les personnages sont très caricaturés, parfois trop. Néanmoins j'ai su trouver des moments plutôt marrants et des dialogues qui tiennent la route, ce qui finalement ne m'a pas déçue. 
Donc rien d'époustouflant, d'extraordinaire ou d'incontournable mais tout de même agréable à lire.

Ps: j'ai vu le film, c'est bien pour le lol mais ça ne casse pas trois pattes à un canard.


18/12/2011

Livraddict & Seriebox

Grâce à Nadège, j'ai découvert Livraddict et Seriebox.

C'est en parcourant le blog de Nadège que j'ai découvert Livraddict, un site où l'on peut regrouper toutes nos lectures, partager nos critiques et faire de jolies découvertes via d'autres lecteurs. Outre un forum bien rempli (que j'ai vaguement parcouru par manque de temps), le site propose des fiches de lecture pour chaque livre noté avec des liens vers des critiques (blogspot et autres bidules), des récapitulatifs de nos lectures, le contenu de notre bibliothèque (pour autant qu'on se donne la peine de préciser ce qui s'y trouve). Bref, une façon de s'y retrouver (pratique pour les grands bordéliques dans mon genre) mais surtout pour partager nos petites découvertes. Je le conseille vivement à tout les amoureux de lecture car c'est l'occasion de faire quelques découvertes. En plus, il est possible d'entrer en partenariat avec des maisons d'édition pour lire leur dernières parutions (en contrepartie il faut faire une critique du livre, c'est plutôt sympa comme concept) -gratuitement-.

Et c'est justement en lisant le post d'un des modérateurs de Livraddict que j'ai découvert Seriebox, un endroit de la même trempe mais pour tout ce qui est série - film - anime, là aussi, j'y vois une belle occasion de découvrir des perles rares. Néanmoins, je trouve que Seriebox est moins facile d'utilisation que Livraddict et un peu moins joli. Enfin, ça vaut le coup d'y faire un tour !


02/10/2011

Henry Miller - Mon vélo et autres amis.

Oxfam solidarité - Rue de la clef 37 à Mons
D'accoooord, d'accord, une fois de plus je me refuse à vos bons conseils en ne lisant que les petites œuvres passe-partout de Miller. Juste avant la rentrée, j'avais un petit coup de déprime et dans ces cas-là, il n'y a rien de mieux à faire pour moi que de me plonger dans un livre. Comme j'étais une fois de plus à court d'argent, je suis allée à la librairie Oxfam de Mons [plus d'infos] où je peux vraiment trouver tout et n'importe quoi pour quelques euros. Alors comme d'habitude, j'ai foncé vers la lettre B de Bukowski, meilleur remède contre le coup de mou. Malheureusement, personne n'a eu la bonté de léguer ses chefs-d’œuvres au magasin donc j'ai bien dû errer entre les rayons pendant vingt minutes quand mes yeux se sont posé sur quelques livres de Miller. J'avais le choix entre Tropique du Cancer et Mon vélo et autres amis. On m'a tellement recommandé Tropique du Cancer que j'ai peur d'en être déçue, alors pour l'instant je me concentre sur le reste de son œuvre, histoire de mieux connaitre la bête. He. Alors je me jette sur Mon vélo et autres amis. Bizarrement, le libraire me semble hyper sympathique en voyant ce que j’achète. On commence à discuter et je découvre un homme plein de bon sens dont les paroles ont su me remettre d'aplomb. Il y a des rencontres qui font du bien, celle-ci en est une. Je me demande si ce n'est pas ce livre qui me porte chance.

Quand j'ai commencé la lecture, j'étais en brouille avec une amie. Pas de quoi tuer un chat, évidemment mais je me voyais mal lui pardonner son manque total d’intérêt pour les autres et sa vision à sens unique de l'amitié. Au fil des pages, Henry nous dresse le portrait de ses amis proches mais aussi de personnes qu'il a côtoyé de façon très éphémère, des rencontres comme j'en ai faite à la librairie. A chaque personnage, je découvrais qu'on pouvait apprécier énormément ses amis tout en se rendant compte de leur défauts (aussi énormes soient-ils) et pourtant les accepter tels qu'ils sont. Ça m'a fait réfléchir un moment, j'ai pensé à reprendre contact avec mon amie mais je voulais finir le livre avant. Heureusement que je n'ai pas empoigné mon téléphone plus tôt. En effet, après une dizaine de pages, je me rendais compte d'un deuxième fait important : ses amis ont été présents pour lui. Et il l'explique de façon merveilleuse. J'ai aussi essayé de dresser un portrait de mon amie, elle avait beaucoup de défauts c'est vrai mais elle pouvait avoir aussi de grandes qualités. Toutefois, il manquait l'ingrédient de base de toute relation : la présence. A mon grand désarroi, je ne retrouve que trop peu d'instant où elle fut réellement à mon écoute et c'est probablement pour ça que je ne souhaite pas revenir vers elle. Au fond, je suis heureuse pour elle et ne lui souhaite que du bien car c'était une belle rencontre. Je préfère laisser tomber l'affaire et de me concentrer sur les personnes que je peux considérer comme des amis.
En un sens, ce livre est un petit tournant dans ma vie. J'essaie d'être là pour les autres avant qu'ils ne doivent être là pour moi tout en sachant qu'ils le seront, j'essaie d'être une amie comme ce livre me l'a appris et je le conseille à tout ceux qui n'ont pas encore compris le vrai sens de l'amitié.

Henry Miller est capable d'écrire de très belles choses à propos des personnes qui lui sont chères. Ce livre est un petit bijou, quelque chose d'intime, de personnel et profondément chaleureux. J'ai apprécié chacun des portraits, chaque petite histoire ou voyage et je pense garder ce livre précieusement toute ma vie comme le souvenir d'une belle rencontre.

15/09/2011

Ghost Dog : la voie du samouraï.

Parce qu'après un article pourri sur la drague, je me devais de remonter un peu le niveau (heu?) en parlant d'un film que j'adore et qui ne manque pas de me faire chialer dans mes moments les plus sensibles. Je suis passionnée de tout ce qui concerne les samouraï, notamment leur philosophie (si on peut appeler ça ainsi) en grande partie grâce à ce film. C'est en le regardant pour la deuxième fois que je l'ai compris pleinement (ça, quand on joue au gameboy devant la télé, on risque pas de comprendre grand' chose!) et que j'ai été touchée par les nombreuses citations du Hagakure (sorte de guide/mode d'emploi spirituel pour guerrier).

Ghost Dog a été réalisé par Jim Jarmusch (qui a aussi réalisé Dead Man, un très beau film) et est sorti au cinéma en 1999. Pour résumer l'histoire rapidement : Ghost Dog, un tueur à gage du New-Jersey est employé par la mafia italienne du coin. S'inspirant du Hagakure, il vit reclus avec des pigeons (le petit wtf du film) et considère le parrain comme son maître (ce dernier lui a sauvé la vie quand il était gosse). Un jour, la fille du parrain est témoin d'un des meurtres de Ghost Dog, c'est pourquoi notre cher rital décide de se débarrasser de son fidèle serviteur. C'est très vague comme résumé mais si vous vouliez une histoire, il fallait télécharger le film au lieu de lire mon article.

Le personnage principal est interprété par le magnifique et spectaculaire Forest Whitaker, non pas celui qui doit courir mais celui qui a joué dans des films comme Platoon, Panic room et le Dernier roi d'Ecosse (pour n'en citer que trois parmi les 55 dans lesquels il apparait o_o). C'est un de mes acteurs favoris, il y en a beaucoup je sais mais celui-ci est vraiment un gros coup de cœur !

Pas au gout de tout le monde, les musiques du film ont pourtant rencontré un franc succès. J'aime avec modération. :)

Autre point fort du film (encore une fois) c'est le Hagakure. Je n'avais pas lu le livre, d'ailleurs j'ignorais qu'il existait vraiment mais en creusant un peu j'ai réussi à le trouver dans une édition spéciale Ghost Dog (Editeur Guy Trédaniel) avec Forest Whitaker en couverture et des images d'estampes à l’intérieur. Tout à fait différent que celui présenté dans le film, donc. Selon ma chère et tendre Wikipédia, il s'agit d'une compilation de pensée de Tsunetomo Yamamoto (plus connu en tant que Jōchō Yamamoto comme écrit sur le livre), pourtant, après première lecture, je me rend compte qu'il s'agit plutôt d'une compilation de pensées ET d'anecdotes tout à fait extérieures à l'écrivain (du style "un tel a dit que.."). C'est très facile à lire, on peut appliquer certains de ses "conseils" à la vie de tout les jours et permet d'affronter le quotidien avec plus de sérénité. Je le conseille vivement à tout les fanatiques de bonnes paroles (voire bonne résolutions).

Sinon, pour rester dans le tout samouraï, j'ai beaucoup aimé le Traité des cinq roues de Miyamoto Musashi qui suit le même concept que le Hagakure mais qui est plus structuré et complet. Il concerne plutôt les techniques de guerre et de combat mais peut s’avérer utile en affaire (voire dans vos disputes, qui sait).



Si vous connaissez des films ou des livres de ce genre, je suis plus qu’intéressée :)

06/08/2011

Women de Charles Bukowski.


Je vais peut être surprendre, moi, la grande fan de Bukowski mais j'ai tout simplement détesté. Enfin, "détester", le mot est fort. Disons que je n'ai pas aimé et je me suis surprise à m'ennuyer voire même me perdre. "Pourquoi Nurihan, pourquoi tant de haine pour un livre rempli de femmes sous toutes leurs formes?" Heu.. Justement ! 
D'abord, l'édition Le Livre de Poche, on oublie. C'est tout simplement merdique. Je ne suis jamais vraiment exigeante, si au détour d'une page je trouve une petite faute. Ça arrive, n'est ce pas? Puis je ne suis pas spécialement fortiche en orthographe donc je suis forcée d'être indulgente. Pourtant ici, j'avais l'impression de lire le récit d'un Kev657 de Netlog. Sérieusement !  
"je me suis leve", "nous avons parle", ... C'est pas sérieux. 

J'ai aussi tiqué sur les erreurs flagrantes du traducteur. Même sans avoir lu la version originale, tu sais très bien que quand ils parlent de fumer un joint et que tu te surprends à lire qu'ils y mettent de la "merde", il y a comme une couille dans le pâté. Ensuite, tu comprends vite que 1) par merde il voulait dire shit 2) le traducteur doit soit être trop vieux jeu pour comprendre la chose, soit être un intello qui ne sort jamais de ses livres. Mais vu les remarques précédentes, je me pose des questions sur l'intelligence de cette personne. A moins que Systranet ou n'importe quel site de traduction y soit pour quelque chose... 
 Vive la qualité. Heureusement, je ne l'ai pas payé.
J'en viens au plus croustillant, l'histoire en elle-même. J'adore cet auteur, c'est vrai, il a le don de me faire rire et me rappelle mes états d'âme quand j'ai trop bu. J'aime cette façon très crue de décrire les choses, son absurdité générale et l'ambiance de ses livres. Jusque là je n'avais lu que des recueils de ses nouvelles, d'ailleurs je me demande si un seul de ses livres ressemble vraiment à une histoire suivie. Bref, c'est pas la question, ici il ne parle que de ses aventures. 382 pages de sexe, de femmes, de cris, de pleurs, de ruptures, de saloperies. 
Les 200 premières pages glissent comme dans du beurre mais je dois vous avouer qu'au bout de la cinquième conquête, je me sentais complétement paumée. Dee Dee, Sara, Lydia, Mercedes, Joanna, Tammie, Katharine,.. Qui est qui? A qui est cette chatte? Il est où là? A qui appartient la paire de fesses dont il parle?  

BON DIEU MAIS JE NE VOIS PLUS RIEN AVEC TOUTES CES PAIRES DE NICHONS, DE BRAS, DE JAMBES, DE FESSES, DE LÈVRES EN TOUT GENRE ! 

On se lasse vite de "Je la rencontre, on rigole, elle me plait, je la saute, elle devient folle, je me barre, je reviens, je la saute, elle se casse, j'en rencontre une autre". Toutes ces femmes ont beau être tres différentes les unes des autres, on en revient toujours au même point, à la même histoire, au même type complètement seul qui ne fait rien de sa vie. J'ai trouvé ça vraiment triste et ça m'a déçue. Je préfère largement quand il cogite un peu plus, ça le rend tellement sympathique. Ici, vous n'aurez que le récit d'un pénis affamé et qui n'envoie la purée qu'une fois sur six. Déception.

 Voilà, si vous devez lire un de ses livres, ne choisissez pas celui là. 

Maintenant, je suis sensée m'attaquer à un film tiré d'un de ses livres. Mais c'est plus fort que moi, je n'y arrive pas. J'ai pas spécialement envie de le regarder seule. Je devrais faire honneur à ce cadeau, je le ferai, j'attends juste le bon moment et peut être la bonne personne. En plus je n'ai plus de popcorn au sel. C'est fâcheux.

Sur ce, je retourne à mon syllabus de biologie et je vous supplie de m'emmerder le plus possible, ça me fait toujours chaud au cœur et je suis d'humeur rigolote ce soir. :)

09/05/2011

Hagakure.


J'avais envie d'en relire certains passages. Ce livre est toujours là quand je suis dans le doute. C'est un de mes bouquins les plus précieux, non pas qu'il coutait cher mais il vaut bien toutes les lumières du monde.


La première parole prononcée par un Samouraï, en quelque circonstance que ce soit, est extrêmement importante. Il révèle par cette seule parole toute sa valeur. En temps de paix, le langage signe la valeur. Mais, de même, par temps de trouble et de destruction, la grande bravoure peut se révéler par un seul mot. On peut dire alors que ce mot unique est la fleur de l'âme.

Possibilité d'en trouver une partie ici.